Rebondissement dans l’affaire du conseil malien des transporteurs routiers à Sikasso : La Cour suprême met la liste B dans ses droits

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Le feuilleton juridico-judiciaire de l’élection du bureau du Conseil malien des transporteurs routiers (Cmtr) semble connaitre son épilogue. La Cour suprême vient de confirmer la décision de la section administrative de la Cour d’appel de Bamako qui invalide la liste A au profit de la B à Sikasso.

C’est le jeudi 14 janvier dernier que le  verdict de la Cour Suprême est tombé. C’est la liste B qui l’emporte finalement après moult tractations au niveau de la justice.

En effet, à l’élection du bureau des transporteurs routiers, tenue en avril dernier, le consensus a prévalu dans toutes les régions du Mali et dans le district de Bamako sauf la région de Sikasso, où deux listes étaient en opposition. Une liste A composée des opposants au bureau sortant, ce dernier s’est regroupé au sein de la liste B.

A la surprise générale, la liste A a été validée et a remporté les élections malgré son illégalité. Elle était illégale car, elle ne respectait pas la règle qui voudrait que toutes les listes soient composées d’autant de membres titulaires que de suppléants. Mais curieusement, la liste n’était pas complète. Il y manquait deux personnes. Mais elle a quand même été validée.

C’est sur la base de cette anomalie que la liste B a attaqué la liste A et a eu gain de cause au niveau de la Cour d’appel de Bamako qui a confirmé le bien-fondé de la requête de la liste B. Se disant lésée par l’arrêt de la Cour d’appel, la liste A s’est pourvue en cassation. C’est cette décision qui est tombée le jeudi dernier.

Si la liste A s’en tient à cela, le bureau national que dirige Youssouf Traoré sera mis en place dans 30 jours à partir de la convocation des membres consulaires élus par le ministre de tutelle. Pour l’heure, ce dernier est en mission. Mais dès son retour, on espère qu’il convoquera les élus.

Cependant, l’on apprend que la liste A s’apprête à introduire une requête en révision de l’arrêt de la Cour suprême et même de saisir le tribunal d’arbitrage de la Cedeao. Toute chose qui est de nature à décrédibiliser l’instance consulaire et à jeter l’intérêt des transporteurs en pâture. Pourvu que Dieu guide les pas de la liste A vers le chemin de la sagesse et qu’il leur donne la force d’accepter ce qu’il a décidé.

Harber MAIGA    

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