Relance du chemin de fer : un rêve brisé ?

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Après le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta, nombreux sont les nostalgiques du train qui ont rêvé de la relance du chemin de fer. Issu d’une ville riveraine du train, l’ex-ministre de l’Equipement et des Transports avait promis de relever ce grand défi.

Ils étaient nombreux à croire en sa promesse. Quelques semaines après sa prise de fonction, il a vite résilié le marché d’appel d’offres de locomotive. Malheureusement jusqu’à son départ, il n’a pas réussi à réengager un appel d’offres de locomotives.

Le tour d’essai récent de la machine CC2205 du garage de Korofina au centre-ville avait plongé les riverains dans l’espoir. Mais depuis, silence radio. Avec l’arrivée du gouvernement Choguel Kokalla Maïga, plus de bruit autour de la relance du chemin de fer. Pourtant, avec la création de la société de patrimoine ferroviaire, les choses semblaient être claires pour que le train siffle. Des milliards ont été mobilisés par le régime IBK à cette fin. Malgré ses efforts, aucune machine ne peut rouler de Bamako à Kati tout près.

Le directeur de la société de patrimoine ferroviaire et son équipe semblent être confus dans les priorités. Avec ce pilotage à vue le train attendu ne sifflera pas. Faudrait-il coacher le directeur de la société de patrimoine ferroviaire et son équipe pour donner un ouf de soulagement aux riverains qui sont dans un désespoir total ? Les belles paroles ne règlent rien dans la relance du chemin de fer. Il faudrait bien poser des actes concrets. Pourtant, des partenaires financiers sont prêts à y investir. Manque d’initiative au niveau du directeur de SOPAFER ou de son ministre de tutelle ? La question reste posée !

Drissa Togola

 

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3 COMMENTAIRES

  1. LE RAIL COUTE CHER MAIS EST A NOTRE PORTE SI ON FAIT USINE CHEZ NOUS AVEC L INDIEN TATA

    ET POSE PAR LOCAUX CHINOIS ET MALIENS ET RUSSES

    1 MILLIARDS EURO SOIT 655 MILLIARDS DE FRANC CFA POUR 1000 KM ON PAYE SUR 10 ANS

    BAMAKO CONACKRY 960 km
    BAMAKO DAKAR 1260 km

    PRIORITAIRE !
    LES ETUDES TECHNIQUES SONT DEJA DISPONIBLE DONC IL FAUT FONCER CHOGUEL CAR MACKY SALL COMPTE SUR LES USA HELAS !!!!

    Le président Macky Sall a salué cette ‘’excellente nouvelle’’, en indiquant que les études techniques et financières de la ligne de chemin de fer Dakar-Tambacounda-Bamako d’un linéaire de 651 kilomètres pour la première phase, sont déjà disponibles.

    ’’Le chemin de fer est un besoin vital pour l’Afrique, au-delà du Sénégal. Nous avons besoin d’interconnecter les pays, pour le commerce intra-africain et faciliter les échanges’’, a-t-il ajouté.

  2. LE MODELE MAROCAIN IL FAUT L APPLIQUER AVEC LA RUSSIE LE JAPON OU LA COREE DU SUD

    Impact socio-économique
    La LGV Tanger-Kénitra permettra d’assurer une desserte à grande vitesse de quatre agglomérations de plus de un million d’habitants chacune. S’étalant de Tanger à Casablanca en passant par la capitale Rabat, sur ce même tracé le train à grande vitesse connectera l’aéroport de Casablanca (environ 10 millions de passagers par an45) aux aéroports de Rabat et Tanger qui se rapprochent de un million de passagers chacun, au départ de Tanger deux ports passagers Ferry assurent un afflux de 3,5 millions de passagers par an, en outre, Les correspondances en lignes classiques apportent 7,4 et 10 millions de passagers grandes lignes respectivement à Casablanca et à Kénitra.

    Le recours à des rames Euroduplex à deux niveaux a pour objectif d’atteindre huit millions de voyageurs par an, soit environ 15 % de l’ensemble du trafic voyageurs à la date de mise en service de la ligne46. Le temps de trajet, actuellement de plus de trois heures en train classique et de deux heures en voiture, sera réduit à 47 minutes entre Tanger et Kénitra. La LGV Tanger – Kénitra permettra également de relier Casablanca à Tanger en deux heures environ au lieu de sensiblement cinq heures actuellement. Les rames capacitaires Euroduplex sont en outre en mesure d’apporter plus de places assises pour les naveteurs Kénitra – Casablanca aux heures de pointe et d’améliorer ainsi le confort des abonnés.

    Le succès du modèle TGV Duplex en France notamment en matière de réduction des coûts d’exploitation, porte l’ONCF à espérer tenir sa promesse de ne pas augmenter de plus de 20 % le prix du trajet Tanger – Casablanca, par rapport au prix actuel pour rester en dessous de 150 dirhams (environ 14 €)47. Cette promesse a certes du mal à être crédible aux yeux du grand public au Maroc, cependant, cela resterait facilement réalisable étant donné les prix pratiqués actuellement par l’opérateur turc, soit dans un pays où le niveau de vie est proche du Maroc. En janvier 2012, le billet en 2e classe sur Tanger – Kénitra est de 85 dirhams, pour un tracé actuel sur ligne classique qui avoisine les 250 km. La nouvelle liaison à grande vitesse prévue sera de 186 km, le système tarifaire de l’opérateur ONCF tient compte des distances des trajets, la cinquantaine de kilomètres économisée par le raccourcissement du parcours serait en mesure de maîtriser les coûts d’exploitation de LGV de manière à en démocratiser l’accès.

    Financement
    Le coût de la ligne à grande vitesse Tanger – Kénitra est de 20 milliards de dirhams (1,8 Md €) faisant partie d’un contrat programme global de 33 milliards de dirhams entre l’État marocain et l’ONCF pour la période 2010-2015, le bouclage financier des 20 Md DH réservés au projet grande vitesse est arrivé à hauteur de 55 % au troisième trimestre 2011 soit 10,948 MMDH adjugés, les 9,1 MMDH restant seront totalement engagés courant 2012 assure Karim Ghellab, ministre marocain des transports et de l’équipement.

    Ces fonds (20 Md DH) seront répartis comme suit : 10 milliards pour l’infrastructure ferroviaire49, 5,6 milliards pour les équipements ferroviaires49 et 4,4 milliards pour le matériel roulant50. Dans ce sens, en novembre 2008, un prêt de 625 millions d’euros a été accordé au Maroc par la France51. L’État marocain a accepté de financer le projet à hauteur de 4,8 milliards de dirhams le 1er février 2010. Le Fonds Arabe pour le Développement Économique et Social (FADES) signe un accord de prêt de 864 MDH le 14 février 201252.

    D’autre part, l’ONCF prévoit de financer avec les 13 Md DH restant de son programme 2010-2015, la construction d’une troisième voie entre Kenitra et Casablanca notamment pour les marchandises, la suppression des passages à niveau restant sur cet axe et la mise à niveau de la ligne Casablanca-Marrakech49.

    Une nouvelle émission d’emprunt obligataire, plafonnée à 2 millions de dirhams, est garantie par l’État d’après une annonce au journal officiel le 14 juin 2018, il servira à financer la LGV, dont le triplement des voies et la maintenance de l’infrastructure53.

  3. ….”Les belles paroles ne règlent rien dans la relance du chemin de fer…..” J’allais dire les belles paroles ne règlent rien dans la le développement d’un pays.
    Comme on le dit “Kissé tè jabaro”.

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