Editorial : Après la fête, face au bilan !

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La fête, comme on se l’attendait  a eu lieu. Ce sont nos voisins poulets qui ont  encore payé le prix fort. Une hécatombe parmi leur rang. Malheureusement on y peut rien, le sort en a décidé ainsi.

Les grands rendez-vous ont été tenus. Comme nous l’avons dit, les jeunes filles ont encore frappé, elles ont fait beaucoup de victimes parmi les garçons. Nous avons au cours de notre reportage rencontré beaucoup de cavaliers lâchés devant les portails qui, épuisés de monter la garde sont finalement rentrés chez eux très déçus. Pour eux, ce fut certainement leur nuit de cauchemar. D’autres par contre, ont dû se cacher parce qu’ils avaient plusieurs rendez vous à la fois. Maintenant, la place est  aux explications. C’est aussi ça le 31 chez nous.

Quant aux menaces terroristes qui pesaient sur la fête de cette année, on peut affirmer qu’il ya eu plus de peur  que de mal. Rien, oui rien n’a empêché la nuit du saint sylvestre de jouir de sa noce. En dépit de l’état d’urgence, les manifestations ont eu lieu un peu partout à travers la capitale malienne. Au fond, est – ce qu’il existe un état d’urgence ? Pas en tout cas si on en croit aux explications du porte parole « spécial » du gouvernement,  Maitre Mountaga Tall qui s’est plutôt ridiculisé  et avec lui tout le gouvernement en tentant d’apaiser la colère des tout puissants leaders religieux.

Si la fête dans son ensemble s’est bien déroulée, l’après fête laisse à désirer. Beaucoup de personnes se trouvent coincées tout simplement parce que les  petites économies ont été injectées sans arrière pensée aux dépenses de la fête de fin d’année oubliant qu’elle ne durait qu’une seule nuit. Personne ne voulait rater son plat de poulet. L’après fête est désormais un jeu de cache-cache entre les locataires et les huissiers commis généralement par les propriétaires de maisons pour la perception des loyers.

La route quant à elle a été un plus généreuse en cette année par rapport aux autres années où le nombre d’accidents et même de morts se comptait du bout du doigt. Un adage très populaire de chez nous dit: «mieux faut quitter le village que de transgresser la tradition». Ainsi,  les vœux les meilleurs ont coulé à flot.

Les mêmes vœux à l’endroit de notre cher Pays le Mali qui sombre chaque jour  un peu plus dans l’abime. Puisse Dieu le tout puissant sauver la patrie ! Les vœux les meilleurs à toutes et tous !

Amadingué Sagara

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