Editorial : S’assumer ou périr !

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S’assumer. Tel est le défi auquel le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, sous peine d’être disqualifié définitivement est désormais sommé de répondre face à la situation dans laquelle le pays vit. Les Maliens le lui demandent, l’exigent. Oui, ils l’attendent sans trop de discours. Le jeu de rôles consistant à se dénoncer, à se calomnier, à se porter les responsabilités de tel ou tel acte entre la majorité et l’opposition, et entre les religieux,   n’intéressent plus, il ne suffit plus. L’heure est grave Monsieur le Chef de l’Etat.

Monsieur le Président de la République, vous avez l’obligation de vous assumer. Oui, assumer, c’est d’abord être fier de ses idées. Assumer, c’est se mettre en accord avec ses engagements et ses convictions. Assumer, c’est  accepter le risque de l’impopularité, sans la braver. C’est dire aux Maliens tout simplement la vérité sur la situation du pays et ceux qui se préparent  pour les générations futures. C’est leur proposer des voies fécondes d’avenir, sans leur  cacher la réalité des choses.

Des solutions existent. Au Mali, il ne faut pas se leurrer, nous sommes restés -encore  dans un jeu d’intérêt, de dénigrement de l’autre, voir de sabotage des actions de l’autre.

Monsieur le Président de la république, face à la situation que le pays traverse, mettons sans tarder en place un Conseil. Ce comité réunirait les principaux  acteurs du jeu politique, de la société civile pour que, conjointement et solidairement, ils  fixent le cadrage d’ensemble, examinent les demandes, les priorités  des populations, arbitrent les grandes masses et les proposent à la décision du Président de la république.

De deux chose l’une. Au risque de ne pas s’assumer, le risque est grand pour le pays. Déjà dans des problèmes qui nous asphyxient, ne pas s’assumer conduira le pays dans un  gouffre que personne ne souhaiterai. S’assumer au risque de voir les ennemis du Mali se précipiter à lui couper la tête.

Monsieur le Président, montrez-vous le Père de la nation sans être le plus âgé. Malgré les contestations, votre peuple vous fait toujours confiance parce que vous êtes toujours le Président de tous les Maliens. Posez des actions plus grandes à la dimension de Soundiata Keita dont vous vous réclamez être le descendant, de Bebemba, de Firhoun, de El Hadj Oumar, de Samory, de Da Monzon…

Oui Monsieur le Président, le Mali a été ce peuple qui s’est assumé face à l’envahisseur. Faites en sorte que votre slogan « Nous fumes avant que certains ne soient » ne soit de vain mot.

Mohamed Keita 

 

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3 COMMENTAIRES

  1. bIEN DIT MONSIEUR LE JOURNALISTE LE PRESIDENT A LOBLIGATION DE SORTIR LES MUSCLES POUR DEGAGER CETTE BANDE D’AIGRIS QUI NE VEULENT QUE METTRE LA MAIN SUR LES RESSOURCES DU PAYS; SI JE VOIS UN CHOGUEL, UN MOUNTAGA OU MARIKO CEST LOPPOSITION QUE JE VOIS; DANS QUEL PAYS AU MONDE ON A VU UNE OPPOSITION EXIGE LE DEPART DU PRESIDENT SOUS PEINE DE SOULEVEMENT; SILS VEULENT LE POUVOIR ILS VONT ATTENDRE 2023 AU RISQUE DE SE FAIRE BOTER PAR LE POUVOIR

  2. Je vous assure que meme si les reformes venaient a etre faite, ce sera toujours la meme chose. Le blocage. En realité c’est le malien meme qui n’est pas bon dans sa grande majorité. Il faut que le citoyen accepte de changer pour que le changement tant attendu puisse venir. Sinon rien.
    Des cadres de l’Etat au planton, personne n’a pitié des ressources du pays, les recrutements se font par affinité, on emprisonne parce quon pense etre le plus fort. Il faut chacun mette le Mali au dessus de tout.

  3. Oui, le chef de l’Etat doit faire preuve de responsabilité. Il doit parler au peuple malien dans sa generalité et non à une corporation. Les problemes sont generale.

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