Editorial : Y-a-t-il un pilote dans l’avion Mali ?

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Nous vous l’avons dit il y a quelques mois que la fin de règne d’ATT sera rude, difficile, voir exécrable s’il ne change pas de tactique et d’hommes. Aujourd’hui, l’actualité nous donne raison et même les jours à venir certainement.

La situation sécuritaire du pays se dégrade de jour en jour. Surtout au nord de notre pays où des légionistes de l’armée de Kadhafi en débandade se préparent activement en brandissant leur armanda de guerre volées dans les casernes et bases militaires de la Libye. La tension à ce que je sache est à son comble dans cette partie du pays. Au sud, les marches et autres manifestations de rue commencent à prendre de l’ampleur. Tout ceci indique qu’il n y a pas un pilote dans l’avion. Sinon comment comprendre la déliquescence de l’appareil d’Etat qui fait que l’anarchie prend de l’ampleur : laisser-aller, abandons de postes, affairisme dans les bureaux, incivisme caractérisé des citoyens et même de ceux qui sont censés donner le bon exemple, conflits terriens quotidiens. Au même moment des compatriotes, surtout des militaires qui ont obtenu des galons dans des conditions que tout le monde connait pensent que l’heure a sonné de réaliser un vieux rêve : indépendance du nord Mali. Cet état de fait décrit dans une lettre envoyée à notre rédaction par le doyen Mahamoud Alpha Maïga, Directeur de Publication du journal « Afrique Info Magazine » basé à Paris été x correspondant du « Figaro », doit donner plus de tonus  au locataire de Koulouba pour mater les irrédentistes. Mais cela ne saura être possible si tout le monde n’en fait pas sa priorité. Il y va de la sauvegarde de la cohésion sociale et de l’intégrité du territoire national.

En tout cas, l’état déliquescent du pays est à son comble. C’est l’apothéose pour les Généraux qui nous dirigent. N’est-ce pas le prix à payer pour une démocratie mal acquise ?

Dans ce cas, le sursaut national interpelle tous pour sauver le Mali. Cette grande Nation pleine d’histoire. Car, c’est ensemble que nous pourrons bâtir un Mali nouveau de paix et de quiétude. Mais si nous ne nous mobilisons pas contre l’irrédentisme touareg en cours au nord du pays, tout le monde va perdre. Ou bien avons besoin d’un Somali land chez nous ?

Dans ce cas, levons-nous pour sauver ce qui nous est cher : le Mali face à des traîtres de tout acabit.

Bokari Dicko

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