Education et réconciliation nationale : L’AEMM ouvre le débat

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Pour la réconciliation nationale et la cohésion sociale au Mali, l’Association des enseignants musulmans du Mali (AEMM) a organisé une conférence -débat sous le thème : «l’enseignement est un facteur de réconciliation nationale et de cohésion sociale».

C’était le samedi le 16 janvier 2016 au Centre culturel islamique de Bamako.  La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs personnalités notamment Mahamane Touré, président de l’AEMM, Abdoul Kader Sissoko, représentant le ministre de la Réconciliation nationale, et Abou Diarra, représentant du ministre de l’éducation nationale.

Dans le but de contribuer à la réconciliation nationale et la cohésion sociale dans notre, qui vient de traverser une crise sans précédent, les membres de l’association des enseignants musulmans du Mali ont jugé nécessaire d’organiser une conférence pour informer et sensibiliser les Maliens sur l’importance de l’éducation dans l’instauration d’une paix durable. Le thème a été débattu par deux éminents conférenciers notamment Imam Idriss Diarra, directeur du centre islamique d’Hamdallaye et Mamadou Diamoutani, secrétaire général du haut conseil islamique du Mali et président de la CENI.

 

Au cours de cette conférence, les conférenciers ont mis l’accent sur le rôle des enseignants dans la formation des futurs cadres du pays et la vulgarisation des messages de paix. Selon Diamoutani, le patriotisme s’apprend à l’école. Ils ont également souligné le rôle crucial des parents d’élèves dans l’inculcation de bonnes mœurs de la société aux enfants.

Pour le président de l’AEMM, Mahamane Touré, cette conférence est la contribution de l’association  afin de permettre à notre pays de retrouver son unité et sa cohésion sociale. Pour ce faire, le président a interpellé la population à multiplier les échanges pour l’aboutissement d’un consensus national sur l’éducation, car, selon lui, l’éducation est le socle de fondement d’une société.

Abdoul Kader Sissoko, chef de cabinet du ministre de la Réconciliation, a dit ceci : «l’éducation est la basse de la formation de l’homme. Il ne s’agit pas d’avoir des puits de pétrole encore moins des mines d’or, mais des hommes bien formés qui ont conscience de leur rôle et qui sont prêts à se sacrifier pour leur pays».

Quant à Abou Diarra, représentant du ministre de l’Education nationale, il a expliqué que l’enseignement est un facteur de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Selon lui, cette thématique est très importante car elle  fait le lien entre l’école et la cohésion sociale. Pour M. Diarra, il s’agit aujourd’hui de mettre nos valeurs sociétales dans nos systèmes d’enseignement, et «le ministère mène ce combat depuis toujours pour insérer les valeurs sociétales dans notre système d’éducation», a-t-il ajouté.

Dramane Konta

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