Réouverture des écoles dans les zones affectées par la crise : Les acteurs en quête de solutions pour pallier la situation sécuritaire

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Pour favoriser une réouverture effective des écoles dans les régions affectées par la crise politico-sécuritaire, les acteurs de l’école sont en quête de solutions. C’est dans cette logique qu’un atelier national de deux jours s’est déroulé du 29 au 30 septembre 2021 à l’hôtel Onomo de Bamako. L’événement a enregistré la présence de plusieurs responsables scolaires venus principalement des régions affectées où des écoles restent encore fermées.

La réouverture des écoles dans les régions affectées par la crise préoccupe les plus hautes autorités maliennes ainsi que les acteurs de l’Ecole et les Partenaires techniques et financiers (PTF), dont le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF). Pour ainsi trouver des solutions à leur réouverture, un atelier national de deux jours s’est déroulé du 29 au 30 septembre 2021 dans la capitale. L’évènement a regroupé une cinquantaine de participants venus principalement des régions affectées dont Gao, Ménaka, Ségou et Mopti.

Il s’agissait, pour les participants, de pérenniser les acquis et aussi et de développer un Plan d’action national qui permettra non seulement la réouverture des écoles dans les zones en conflits, mais aussi de pallier les nombreuses difficultés qui assaillent l’École malienne. Et cela d’autant plus que la crise sécuritaire de 2012 a largement affecté le système éducatif national du Mali. L’occupation des régions du nord et du centre par les groupes armés a entraîné la déscolarisation de plusieurs enfants qui viennent s’ajouter à d’autres n’ayant pas du tout accès à l’école.

Les statistiques scolaires du Mali présentent une situation préoccupante de la population en age de scolarisation. Selon l’UNESCO, 1 159 687 enfants et 552000 adolescents n’avaient aucun accès à un service d’éducation ou d’apprentissage en 2012. Le taux de scolarisation net au premier cycle du fondamental est passé de 64 % en 2011 à 56, 91 % en 2016. Le projet «Programme d’appui à l’inclusion scolaire» (PAIS) est donc initié pour pallier ces difficultés. Organisé en collaboration avec le ministre de l’Education nationale, l’atelier de la semaine dernière vise donc à trouver des solutions pérennes en faveur de la réouverture des écoles. Des messages communs de plaidoyer à l’endroit des autorités nationales chargées de l’Education y ont été formulés.

Financé par l’Union européenne (UE), à travers le PAIS, ce projet est mis en œuvre par l’Unicef, le PAM, l’IRC et NRC dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Ménaka. Il vise à réinsérer les enfants non scolarisés ou déscolarisés dans le système éducatif en améliorant leurs conditions d’apprentissage afin de prévenir les abandons. Il touche près de 250 000 enfants, dont au moins 50 % de filles, sur une période de 5 ans (2018-2023). D’un coût total de 26 milliards de F Cfa (25 993 635 900 F Cfa,  soit 40 millions d’euros), ce programme est mis en œuvre dans plus de 6 000 écoles au Mali. Il s’articule autour de trois principaux axes, notamment la promotion de la qualité de l’enseignement, l’accès aux infrastructures scolaires et l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de l’Education.

Oumar Alpha

 

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