Inondations meurtrières à Bamako : La nature reprend ses droits

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La semaine dernière, des fortes pluies se sont abattues sur la capitale malienne et sur d’autres localités. Les dégâts enregistrés sont énormes. Plusieurs pertes en vie humaine et des dégâts matériels. Un scénario catastrophique qui interpelle, une fois de plus, sur le mauvais comportement des populations, des autorités municipales et de la mairie du district.

Chaque année, l’eau fait des victimes. Et, chaque année, les mêmes causes produisent les mêmes effets, sans qu’on ne songe à trouver des solutions. Les constructions anarchiques et le manque de curage des caniveaux ou leur absence, sont les causes principales des inondations. Ce problème est connu. Et, pourtant, chaque année, c’est le même problème qui revient et après, on constate avec consternation, les dégâts.

La nature reprend ses droits. Ça c’est une évidence. En l’absence de canaux d’évacuation, les eaux de pluies reprennent leur passage naturel occupé par les constructions. Une situation qui interpelle les élus communaux notamment les maires dont la responsabilité dans l’octroi anarchique des parcelles est pointée du doigt. Elle interpelle également les acquéreurs de parcelles qui ne prennent pas le temps de mesurer le risque à courir en construisant dans un passage d’eau.

Les inondations de la semaine dernière, ont fait une vingtaine de morts et causé beaucoup de dégâts matériels. Et nous ne sommes pas encore en période hivernale. C’est dire que si des dispositions ne sont pas prises, le nombre de victimes d’inondations, vont encore s’accroitre. Chaque citoyen est responsable des faits et gestes qu’il pose. Le curage et la construction des collecteurs et des caniveaux relèvent des autorités communales. Leur entretien incombe à tous. Occuper les passages d’eau, est un risque que tout citoyen devrait éviter de prendre.

Sinaly

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