Lutte contre la sécheresse: Au Burkina, des pratiques innovantes donnent le sourire aux femmes

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Les femmes représentent 60 à 80% dans l’agriculture en Afrique subsaharienne. Cependant, elles sont affectées par la sécheresse et la désertification qui constituent de sérieux défis au développement. Face à la situation, le Partenariat mondial de l’Eau/Global Water Partnership (GWP-AO) et ses partenaires ont initié des pratiques innovantes de résilience à la sécheresse dans les villages de Ramitenga et de Komki.

Ramitenga et Komki, deux projets mêmes objectifs.Augmenter la résilience des communautés à la sécheresse et assurer l’autonomisation des femmes qui constituent, en Afrique, les premières victimes de l’avancée de la désertification et surtout des sécheresses récurrentes dont les conséquences affectent: la santé, la sécurité alimentaire, les activités économiqueset les ressources naturelle. Selon un rapport de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les femmes produisent, en Afrique subsaharienne, jusqu’à 80% des denrées alimentaires destinées à la consommation des ménages.

A Ramitenga, village situé dans la commune rurale de Loumbila, à 35 km de Ouagadougou, le regroupement paysans SIDWAYA, composé majoritairement de femmes (13 sur 21), est bénéficiaire du projet « WACDEP Burkina: Le goutte à goutte et le solaire comme solution de résilience et de lutte contre la pauvreté ». Le projet a permis d’offrir aux membres de SIDWAYA des panneaux solaires photovoltaïques pour le pompage et l’arrosage des cultures. Une alternative écologique et économique par rapport au système de moto-pompe, jadis utilisé par dans le village. Ce nouveau système a eu pour effet, l’intensification de la culture en rotation ce qui a généré des revenus supplémentaires les membres de SIDWAYA.

Sodré Aminata est la trésorière de l’association SIDWAYA de Ramitenga. Sa silhouette fine ne laisse rien transparaître deson rôle de femme leader. Une position qu’elle assure pourtant bien.Le sourire aux lèvres, elle explique la répartition des revenus à la fin de chaque saison: «2/3 des revenus sont versés dans la coopérative pour l’entretien de la pompe et de l’ensemble du système d’irrigation. Le restant des revenus (soit 1/3) est réparti entre les membres de l’association ».

Dans son champ d’aubergine verdoyant, Sinar Alimata, membre de SIDWAYA, parle de l’impact du projet sur le quotidien des femmes du village. «Ici au village, commence-t-elle, l’obligation des hommes consistent à fournir des céréales en  famille. Toutes les autres charges sont pour les femmes». «Nous achetons les condiments non cultivés la popote (sel, huile, bouillons….). Nous contribuons à la scolarisation des enfants. En plus, pendant les fêtes, nous achetons nos habits et ceux des enfants».

Mamadou TOGOLA/Maliweb.net

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