Axe Tombouctou-Bamako : la compagnie de transport Albilad, ex-Al Farouk soupçonnée d’escroquerie ?

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    Pendant que le pays est à feu et à sang, certaines personnes de mauvaise volonté tentent de profiter de la situation et de se faire de l’argent. Peu importe les conséquences de ce qu’elle entraîné. Selon des témoignages concordantes ALBILAD Transports, auparavant appelé ALFAROUK, serait en train de volontairement conduire ses clients à des bandits armés pour que ces derniers les dépouillent de leurs biens, qui certainement, seront partagés après.

     

    «J’ai été victime d’un vol à mains armée,  avec une complicité avérée de la compagnie ALBILAD Transport (Ex ALFAROUK),  dans la matinée du mercredi 3 juin dernier, vers 11 heures. En effet, je revenais d’un long séjour de travail qui avait durée plus d’une année et demi dans l’enceinte du centre de santé de référence (CSREF) de Niafounké cercle de la région de Tombouctou», a dit un transporteur.

     

    Selon lui, après avoir quitté Niafounké, le 2 juin dans les environs de 16 heures, ils sont arrivés en début de soirée à l’entrée de Léré où ils ont passé la nuit. Le lendemain, ils ont embarqués dans les environs de 9 heures dans le véhicule pour la suite du voyage. «Cependant, dès que nous avons traversé la ville de Léré, le chauffeur a dévié la voie officielle pour emprunter une autre voie pour des raisons qui lui sont personnelles. Après 2 heures de trajet sur cette voie, nous sommes tombés dans une embuscade. Des bandits armés jusqu’aux dents ont fait conduire notre véhicule dans les buissons et ont ensuite procédé au dépouillement des passagers et leurs biens (sauf les chauffeurs et les convoyeurs)», a-t-il martelé.

    «Pour ce qui me concerne personnellement, j’avais deux valises qui contenaient, entre autres, 4 complets de bazins riches, 2 téléphones portables de marque Samsung, 1 couvre-lit, plusieurs paires de chaussures, une montre, des pantalons djinn, des couvertures, des tricots, des draps, des diplômes et attestations, sans oublier deux valises. Le tout, pour une valeur totale estimée à quatre centre quatre-vingt mille Fcfa  (580 000 Fcfa) », a-t-il précisé.

    Et d’ajouter qu’après les faits, il y a eu quelques altercations avec les chauffeurs et les convoyeurs qui ne supportaient pas ces plaintes face à la situation. Par la suite, il a été obligé de changer de compagnie, car il avait peur pour sa vie.

     

    Face à cette situation confuse, les questions suivantes  se posent. Pourquoi la compagnie, au lieu de prendre la voie officielle, a décidé d’emprunter une autre voie ? Pourquoi les chauffeurs et les convoyeurs n’ont pas été inquiétés ? Pourquoi les chauffeurs et les convoyeurs n’ont pas téléphoné pour informer les autorités, car ils avaient encore leurs téléphones portables sur eux ?

     

    Les témoignages d’un MDL Chef M S du B T de Niono, confirme que la compagnie a emprunté une voie qui n’est point sécurisée.

     

    Pour ce qui le concerne, le patron de ladite compagnie qui a bien voulu nous recevoir, il  dira que les autorités ne leur ont jamais indiqué une voie sécurisée ou une voie non sécurisée. Selon lui, les chauffeurs s’organisent et trouvent toujours des moyens pour se mettre à l’abri des bandits armés. De nos jours, l’affaire est pendante devant la justice, car Abdoulaye K. demande qu’il soit mis dans ces droits.

     

    KANTAO Drissa

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