Centre de Référence de Lafiabougou: Le racket des patients en ligne de mire

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    L’infirmier rédige une longue liste de médicaments à acheter. Mais au lieu de remettre l’ordonnance au patient, il décide de l’aider. Il prend la calculatrice et déclare au bout de quelques instants : « si tu veux acheter tout ça, ça va te coûter 25 mille et quelques. Moi je peux t’aider, on est entre nous. Ça va te coûter 15000 Fcfa» Le patient paye. Triste sort pour ce dernier.

    C’est ce spectacle qui est en ligne de mire dans bon nombre de nos centres de santé à Bamako. Ce centre de santé de Lafiabougou érigé en Commune IV du District de Bamako a atteint son apogée. Le racket des patients est dressé en règle d’or et ce n’est plus qu’un secret de polichinelle. Les patients ne savent plus à quel saint se vouer. N’est-il pas temps de mettre de l’ordre dans ces centres de santé pour qu’il y est plus de respect de l’éthique et de la déontologie afin d’offrir un service de qualité aux populations dans le professionnalisme, pour rétablir, du même coup, la confiance entre soignants et patients ?

    Devrait-on laisser ces inconscients professionnels continuer le massacre des paisibles populations ? Il n’est pas rare de voir, les reventes à titre privé de médicaments et le détournement du matériel à des fins privées. Hommes et femmes en blouse un peu de respect pour les patients.
     
    La jeunesse bamakoise et le livre :
    Des ennemis jurés

     
    De nos jours, un divorce est quasiment consommé entre la jeunesse et la lecture. Combien d’élèves en classe de terminale (LLT) peuvent lever le petit doigt pour nous citer dix écrivains africains ? Les feuilletons venus d’ailleurs ont pris le dessus sur le livre. Après chaque feuilleton, mettre son nez entre les adeptes pour voir les commentaires. Mêmes ceux qui n’ont jamais mis leurs pieds sur la passerelle d’un avion à Sénou te feront croire qu’ils connaissent tel ou tel acteur. Revenons au livre. Il serait ainsi une espèce en voie de disparition, parce que soumis à l’implacable loi de la sélection naturelle, faute de s’adapter aux réalités du monde contemporain. A l’image du diplodocus préhistorique, cet énorme reptile qui disparut dans la tourmente des temps. Le livre doit être vu comme un produit marchand qui intègre le travail, la peine et la sueur de centaines de spécialistes. Combien de professeurs en français n’ont jamais lu le célèbre livre « Sous l’orage » de Seydou Badian Kouyaté. Il est de même pour des élèves en classe de 11e qui ne sont pas capables de conjuguer le verbe chanter au présent de l’indicatif. Il est temps que ça change pour le développement du pays. 

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