Chasse poursuite sur l’avenue de l’OUA : Le policier crée le bouchon

    Le colonel major Salif Traoré, ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile ambitionne de redorer le blason de notre police. Il veut pour ce faire travailler à la réinstauration de la confiance entre la population et sa police. Ce noble projet ne se fera pas dans l’immédiat. Il lui faudra du temps, de la compréhension acteurs et une réelle prise de conscience.

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    La police malienne est cette grande malade qui guérira si, elle-même consente à cette guérison. Cela passe par un changement de comportement, de mentalité à travers un accompagnement sincère du syndicat et une prise de conscience des agents de leurs missions de protection des biens et des personnes et aussi de sécurisation du pays. Le policier de la nouvelle génération doit commencer par se faire respecter en  posant des actes qui ne ternissent pas l’image de la corporation.

    Depuis la nomination du colonel major, les agents de la circulation se doivent d’observer un comportement responsable dans leur conduite de tous les jours face aux usagers. La collecte des 1000frs auprès des chauffeurs de Sotrama est une pratique qui peut être source de perte d’emplois pour eux par ces moments difficiles. Et surtout en cas de contrôle de la police des polices.  Il faut opérer en professionnelle, et éviter d’être porter trop vers l’argent. Une opération coup de point comme nous l’avions connu sous l’ère du directeur général de la police feu Tiécoro Bakayoko, mettra de nombreux agents hors service. Il est temps de changer de conduite, afin de pas être pris la main dans le sac. Le colonel major Salif veut gagner son pari de redorer le blason de notre police.Usagers et agents de la circulation soyons responsables en observant les règles d’éthique et de déontologie. Mettons nous en règle et évitons de glisser des dessous de table aux agents qui sont payés par l’ensemble des contribuables du Mali.

    Que dire de cet agent zélé où véreux en service au rond point de Sogoniko, qui prend en chasse un conducteur de Sotrama. Samedi 28 novembre 2015, il était 10h45 minutes, l’agent rattrape le conducteur bloque la Sotrama au niveau du carrefour de multi canal. Il se met au devant de la Sotrama  rempli de passagers. Une longue file se forme jusqu’au niveau de la gare routière Bittar Trans. Les passagers et les usagers de ce tronçon sont indignés de même face à l’attitude du policier qui se livre en spectacle. Droit dans ses souliers, le bouchon créé par ses soins ne lui dit rien. Cet agent muni de son talkie n’avait qu’à signaler la Sotrama à ses compagnons en faction au carrefour de Daoudabougou. Non, il opte pour la chasse poursuite avec tous les risques que cela comporte. A longueur de journée, d’innocentes personnes prises en charge par des agents véreux ternissent l’image de la police, sont victimes d’accidents. Il faut une  autre police pour une population fatiguée de se faire sucer le sang  Monsieur le directeur général de la police, n’est – il pas faille aller au delà de la sensibilisation en injectant un peu de dose de dictature. Le ministre pour réussir doit sortir de cette phase de sensibilisation qui ne lui donnera pas satisfaction. L’heure n’est elle pas venue de sortir des rangs de cette corporation la mauvaise graine ?

    Sinaly

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    1 commentaire

    1. Merci pour votre relation des faits, vos commentaires et votre analyse. J’aurais juste aimé que vous écriviez quelque chose sur le chauffeur de la Sotrama qui refuse d’obéir à une injonction d’un agent de l’ordre public.

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