Explosion du camion-citerne du 24 septembre 2019 : Voici ce qui s’est réellement passé ?

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    Depuis l’explosion du camion-citerne le 24 septembre 2019 à Faso-Kanu, on assiste tous les jours à un lot de rumeurs et de commentaires sur ce qui s’est passé ce jour plein de tristesse avec son lot de morts et de blessés qui ont presque tous succombés à leurs blessures faute de soins adéquats. En effet c’est aux environs de 15h-15h30 qu’un camion-citerne plein d’essence qui quittait la station Eosy située à Daoudabougou en direction de Boulkassoumbougou via le 3e pont. Après avoir dépassé le poste du CCR de la police, le camion-citerne conduit par un jeune chauffeur en toute allure a voulu éviter un motocycliste et a perdu son équilibre avant de se renverser en plein milieu de la bretelle à quelques mètres près des réparateurs de motos qui mène dans le quartier de Faso Kanu. Du coup les jambes du chauffeur se sont vus coincer par le camion. C’est ainsi qu’il appela l’aide des réparateurs et des passants et autres curieux. C’est au moment de leur tentative de secourir le chauffeur (qui a été totalement calciné) en détresse et cela environ 15 à 20 minutes que le camion explosa. Malheureusement tous ceux qui s’y trouvaient auprès du chauffeur ont laissé leur vie et complètement calcinés. Quant aux 46 blessés officiellement enregistrés sans oublier que certains ont disparus dans les quartiers proches), 40 ont succombé à leurs blessures faute de moyens adéquats. Quant aux réparateurs, sur les 7 blessés, 6 ont succombé à leurs blessures. Contrairement aux informations véhiculées un peu partout, la Sotrama était un véhicule de livraison conduit par son chauffeur et son apprenti. Quant au motocycliste qui a causé l’accident, il s’en est sorti avec une jambe cassée et s’est sauvé au moment de la première explosion. Quant au chauffeur de la 4X4 blanche calcinée, son chauffeur qui fut atteint par les flammes, a aussi succombé à ses blessures ainsi que le chauffeur de la Sotrama. Aujourd’hui personne n’est en mesure de donner le nombre de morts car tous les jours on enregistre la mort d’un blessé. Ceux qui racontent que les personnes blessés ont voulu récupérer l’essence ne sont que des hallucinations et des mensonges grotesques qui portent atteinte à la mémoire des disparus. Leur seul tort c’est de vouloir sauver coûte que coûte un humain comme eux coincé par le poids du camion-citerne.  Aujourd’hui il urge à l’Etat malien de s’approprier d’une maison de brûlure et des médecins qualifiés en la matière. Il ressort de nos investigations qu’il n’existe pas de spécialistes de brûlure au Mali. Aux dires d’un médecin rencontré, seule la Côte-d’Ivoire détiendrait une maison de brûlure dans la sous-région ainsi qu’au Maroc. En tout état de cause, la majorité des parents des victimes accuse les autorités du pays de ne rien faire pour bien prendre en charge les blessés. Notons que sur les 10 réparateurs qui y travaillent sur les lieux de la catastrophe, trois sont vivants et ont repris leur travail dimanche dernier. Les six(6) réparateurs qui ont succombé à leurs blessures à l’hôpital sont : Vieux Coulibaly (Réparateur principal de votre serviteur pendant 15 ans) et les cinq apprentis à savoir Abdoulaye Traoré ; Levieux ; Sadio ; Moussa Dembélé dit Tiékoroba ; Drissa Mariko sans oublier  les étalagistes Alassane et Sékou ; un de leur client Abdoulaye Kanté ; Kado Seydou, deux jardiniers et trois employés de SOMIBAT venus au secours et qui y travaillent près du lieu de l’accident. A tous ceux-ci et aux anonymes, que la terre leur soit légère !  

    Sadou Bocoum

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