Morts suspectes : Hamdallaye : fin tragique d'un petit talibé guinéen

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    Sous la torture de ses camarades, la vie d’un petit talibé guinéen a tragiquement pris le 17 décembre dernier aux environs de 20 heures au centre Bougoufié de Kalapo à Hamdallaye.

     

    Le centre Bougoufié de Kalapo est situé à Hamdallaye, non du lycée Prosper Kamara. L’endroit a été aménagé par le défunt iman Kalapo afin de permettre à ses disciples d’apprendre le coran. Il y a des cases rondes pour héberger les étrangers et surtout les enfants dont les parents n’ont pas les moyens. De nombreux élèves coraniques sont passés par ce centre. Après la disparition de son fondateur, le centre continue toujours de recevoir des élèves venant du Mali et d’autres pays de la sous-région comme la Guinée et la Sierra Leone. Des jeunes de différentes nationalités cohabitent jusqu’à la fin de leur apprentissage.   

     

    Ce jeudi 17 décembre restera longtemps gravé les annales de ce centre. En effet, ce jour-là, des élèves coraniques soupçonnèrent l’un de leurs camarades, nouvellement venu de la Guinée, d’avoir volé leurs téléphones, exactement 4 portables. Selon les témoignages recueillis, les fouilles corporelles effectuées sur lui ont permis de retrouver sur lui un des appareils. La sanction tomba très vite. Le petit Guinéen a été sérieusement ligoté par ses camarades. Ses deux mains sont restées attachées du matin jusqu’au soir.

     

    Ce n’est que vers 17 ou 18 heures que l’un de leurs maîtres découvrit le petit garçon dans cet état piteux. Sur ses instructions, le petit a été libéré et a pris l’engagement de payer les objets disparus. Selon des sources policières, le petit talibé avait les deux mains enflées au moment où on lui enlevait les cordes. Par compassion, le maître les aurait même massées avec une pommade.  

     

    C’est lorsque, très épuisé, il se entra se coucher dans sa case qu’il a rendu  l’âme. Il était environ  20 heures. Ses camarades qui ne s’étaient doutés de rien le transportèrent au centre de santé de référence de la commune IV où les médecins ont vite constaté son décès suite à une hémorragie interne.  Son corps a été gardé à la morgue du Centre de santé jusqu’au lendemain matin où ils sont venus le prendre pour aller l’enterrer au cimetière d’Hamdallaye.   C’est le 18 décembre vers 10 heures que le commissariat de police du 5ème arrondissement fut informé par une personne anonyme de la disparition tragique de ce jeune tabilé, ligoté par ses camarades. 

     

    Tous les talibés et leur maître ont été interpellés. Certains auraient pris la tangente. Dans leurs investigations, les policiers n’ont pas jugé utile de déterrer le corps.  Car, affirment-t-ils, les médecins du centre de sante avaient déjà attesté que le petit guinéen a succombé suite à une hémorragie interne. Depuis le 22 décembre dernier, toutes les personnes interpellées, au total une quinzaine, ont été envoyées devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de la commune IV du district de Bamako où ils ont été mis tous sous mandat de dépôt. Elles imputent l’événement malheureux à un fait de Dieu. 

     

    Bakaribougou en Commune II

    Une histoire de mort pas très claire  

    L’acte s’est passé dans une famille située à Bakaribougou  en commune II du district de Bamako. Agée de 14 ans, F K est une élève de la 8ème année de l’école Opam A. Ce jour-là, elle a quitté la famille pour se rendre à une soirée de balafon. A son retour, son père, un policier très fâché de son comportement, aurait demandé à ses frères de lui donner une belle correction. Ainsi, fût- elle sérieusement passée à tabac. C’est après qu’elle a commencé à se plaindre de son ventre. Transportée à l’hôpital, le diagnostic des médecins était clair.  La jeune écolière F K souffrait d’une hémorragie interne.

     

    Par la suite, elle a rendu l’âme et fût enterré le 16 novembre dernier. À la question des médecins qui voulaient savoir l’origine de son mal,  les membres de sa famille ont fait savoir que la pauvre a été victime d’un accident de circulation.

    Chaka DOUMBIA

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