Kayes : Le calme revient

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Après un début de semaine sous une vive tension, liée à la mort d’un jeune motocycliste tué, le lundi 11 mai dernier au soir, par balles par un agent des services de sécurité, la Cité des rails a retrouvé le calme qui l’a toujours caractérisé.

Le lendemain cet incident, des échauffourées ont éclaté entre jeunes et policiers dans la capitale des rails. Pour évaluer la situation et faire revenir le calme, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, général Salif Traoré avait dépêché l’inspecteur en chef de son département et le directeur général de la police sur les lieux.

Après avoir pris part à une réunion de crise convoquée par le Président de la République pour la circonstance, le mardi général Salif Traoré s’est rendu lui-même le lendemain à Kayes pour apaiser la tension. En plus du commissariat de police incendié le premier jour, les manifestants ont saccagé le lendemain les locaux de la préfecture.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a visité les locaux du commissariat brûlé par les manifestants et rencontré les éléments sur place.

En compagnie de l’inspecteur en chef du département, l’inspecteur général Samba Keita, caractérisé par sa rigueur et sa sincérité et le directeur général de la police Moussa Ag Infahi, le général Salif Traoré a rencontré les représentants de la société civile de Kayes.

A cette occasion il a donné l’assurance que toute la lumière sera faite sur le décès du jeune motocycliste et que déjà, l’agent fautif radié de l’effectif de la police va répondre de ses actes devant la justice.

Rappelons qu’un policier, sergent-chef, recruté en 2007 avait tiré sur un jeune motocycliste le lundi soir dans la ville de Kayes. Ce geste avait suscité des échauffourées dans la Cité des rails. Le ministre Traoré a su heureusement éteindre ce feu de tension.

Seydou Diamoutené

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1 commentaire

  1. Le régime doit profiter de cette situation pour régler de façon structurelle les problèmes essentiels de la première région. L’on se souvient de cette déclaration d’un dignitaire qui a fait croire aux Kayesiens que des locomotives sont prêtes à débarquer au Mali pour rouvrir le chemin de fer. Depuis cette fanfaronnade, Kayes n’a plus confiance à ce régime. Il faut donc rétablir cette confiance perdue pour espérer mettre fin définitivement aux échauffourées. Les flammes se sont éteintes mais le feu couve encore.
    Que Dieu sauve Kayes, le Mali, les Kayesiens et les Maliens.

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