Mali : restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés, un gage de stabilité

26 Avr 2021 - 01:15
Mis à jour: 5 ans
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Mali : restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés, un gage de stabilité
Les dangers d’un embrasement !
Au Mali, plusieurs efforts sont déployés pour le retour de la stabilité. Malgré tout, l’insécurité se ramifie et multiplie le nombre de veuves et d’orphelins. Le retour à la stabilité passera par la restauration de la confiance entre gouvernants et gouvernés. maliweb.net - Depuis 2012, le Mali s’embourbe dans une crise sécuritaire complexe que d’aucuns appellent multidimensionnelle. D’abord au nord, l’épicentre de cette crise s’est rapidement délocalisé au centre du pays vers les années 2015. Depuis, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader. La crise se prolonge de plus en plus vers le sud du pays menaçant du coup le vivre-ensemble des communautés ayant toujours su cohabiter pacifiquement. Que s’est-il donc passé pour que le Mali tombe, ces dernières années, dans de telles crises sécuritaires ? S’agirait-il d’un échec du système démocratique en place ? De la mauvaise gouvernance Depuis la première république, le Mali a certes connu des crises sécuritaires, mais très vite résolues par les régimes en place, aussi bien par le socialisme de Modibo Kéïta que par la dictature de Moussa Traoré. « Les régimes de parti unique ont su contenir la rébellion et préserver l’unité du peuple malien et l’intégrité de son territoire national ; les régimes issus du pluralisme politique ont échoué face aux poussées sécessionnistes », soulignent Choguel Kokalla Maïga et Issiaka Singaré, dans leur ouvrage coédité. S’agit-il d’une apologie des régimes de parti unique ? Nous estimons ce passage une interpellation à réfléchir sur ce qui n’a pas marché avec le système démocratique mis en place au Mali. La corruption à outrance, l’impunité, le favoritisme, etc., sont des maux qui caractérisent ce système politique au Mali et qui provoquent par la même occasion des inégalités et des injustices. Des mécontentements qui ne peuvent qu’exploser tôt ou tard. La crise sécuritaire qui met l’existence du Mali, en tant qu’État-nation, en danger est en grande partie tributaire de la mauvaise gouvernance, notamment de la corruption à outrance. Cette pratique à laquelle se livrent généralement des autorités locales instaure un manque de confiance entre elles et les populations locales, victimes de leurs mauvais agissements. En 2020, dans la région de Ségou, alors que des hommes ont mis à sac le camp des eaux et forêts de Djoforogo, des habitants de la zone étaient euphoriques. « Ces hommes [les agents des eaux et forêts ndlr] ne sont là que pour extorquer nos maigres ressources. Au lieu de brûler seulement leur camp, on devrait plutôt les tuer une bonne fois pour toutes », indiquait à l’époque un habitant de la zone. Restaurer la confiance Dans la quasi-totalité des région soù persiste la crise sécuritaire au Mali, il est possible de se rendre compte de ce divorce entre les populations, qui ont trop supporté, et les autorités. Du coup, celles-ci bénéficient difficilement de l’accompagnement de ces populations qui préfèrents’allier aux groupes terroristes avec l’idée d’avoir une revanche sur ces autorités. En 2015, si Amadou Koufa a pu avoir la confiance de la population de la région de Mopti, c’est parce qu’il a prôné plus de justice et d’égalité auxquelles les populations rêvaient. L’attaque contre Bounty en janvier est une preuve assez palpable de ce mariage entre des civils et des groupes rebelles. Face à de telles situations, le retour à la stabilité s’obtiendra difficilement avec les armes. La priorité doit être accordée aux actions de restauration de la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Ce qui ne peut se faire sans la lutte contre la corruption et l’impunité. Des enquêtes doivent être menées sur les allégations d’exactions des forces de sécurité contre les civils afin de placer les responsables entre les mains de la justice. C’est seulement à partir du règne de la justice que les autorités pourront compter sur les populations comme un véritable allié. Après des années de collaboration avec les groupes armés terroristes, il paraît plus qu’important que ces hommes se sentent au préalable en sécurité pour vouloir appuyer leur armée au retour à la stabilité. Fousseni Togola/maliweb.net

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Commentaires (14)

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?FAAROHW, KWAR, FOROH-TIGUI, LE SEMEUR!?
?FAAROHW, KWAR, FOROH-TIGUI, LE SEMEUR!? 5 ans
?LE POUVOIR REPRESENTATIF EST MORT D UNE BELLE MORT IL YA UN TEMPS DEJA, LE POUVOIR EST VIDE D AUTORITEE, CLOWNADE!? https://www.bbc.co.uk/news/world QUELLE CONFIANCE, SI LES ''DIRIGEANTS'' LES ''CHEFS RELIGIEUX'' SONT DES MARIONETTES ET DES TRAITRES FABRIQUES PAR LES ANCIENS ET NOUVELS OCCUPANTS QUE SONT LES ARABES ET LES JUDEO-CHRETIENS? ECLAIRER LE PEUPLE DE LA SUPERCHERIE RELIGIEUSE ET FINANCIERE! ISLAM/CHRISTIANISME ET CFA! ? CEUX QUI PARLENT ET AGISSENT AU NOM DU PEUPLE DOIVENT RENDRE COMPTES ET IL NE DOIT PAS Y AVOIR AUCUNE CONFIANCE! PAS DU TOUT?
L’Armée et le Pouvoir « macronien »
L’Armée et le Pouvoir « macronien » 5 ans
Le navire dans lequel est embarqué notre "système de gouvernance" prend de l' eau..... https://reseauinternational.net/larmee-et-le-pouvoir-macronien/
Kinguiranke
Kinguiranke 5 ans
DE QUEL GOUVERNANT VOUS PARLEZ? Y A T IL DES GENS QUI SONT CLASSES GOUVERNANTS? ET D AUTRES DES GOUVERNES? en effet la mentalite d'esclave et de soumission, dans ces conditions comment le Mali peut etre une Republique ou une Democratie ou un Etat de Droit ou de Merite?
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 5 ans
Dans une situation normale, les gournants ont un mandat du peuple et gouvernent en sont son nom! ILS SERVENT LE PEUPLE. ILS SONT DONC LES SERVITEURS DU PEUPLE! LES GOUVERNE'S SONT SOUMIS AUX LOIS EN VIGUEUR ET NON AUX GOUVERNATS! LES GOUVERNANTS EUX MEMES SONT OBLIGE'S D'ETRE SOUMIS A' TOUTES LES LOIS DE LA REPUBLIQUE!
FAAROHW, KWAR, FOROH TIGUI, LE SEMEUR!
FAAROHW, KWAR, FOROH TIGUI, LE SEMEUR! 5 ans
?DE QUELLE CONFIANCE VOUS PARLEZ? ?DE QUEL GOUVERNANT VOUS PARLEZ? Y A T IL DES GENS QUI SONT CLASSES GOUVERNANTS? ET D AUTRES DES GOUVERNES? ?VOILA LA CECITE DES GENS DES LIVRES ET LEURS NEGRE-LARBIN-FORMES? ? CEUX QUI PARLENT ET AGISSENT AU NOM DU PEUPLE DOIVENT RENDRE COMPTES ET IL NE DOIT PAS Y AVOIR AUCUNE CONFIANCE! PAS DU TOUT?
LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 5 ans
LES PEUPLES ONT LES DIRIGEANTS QU'ILS MERITENT!
Rebel 5 ans
<q> Que s’est-il donc passé pour que le Mali tombe, ces dernières années, dans de telles crises sécuritaires ? S’agirait-il d’un échec du système démocratique en place ? </q> La démocratie n'est absolument pour rien dans les maux de ce pays. Il faut être clair, et dire sans hésiter que le Mali a toujours eu des problèmes sécuritaires depuis son accession à l’indépendance politique. Certes chaque régime a géré ce état de fait comme il veut ou il peut, mais le problème est resté insoluble jusque là, d’où la récurrence de ces rebellions armées. Ceux qui pensent que la force et la violence aient pu régler le problème à un moment donné, ceux-là se trompent gravement. Si tel avait été réellement le cas, on en sera pas là aujourd'hui avec une énième rébellion... Notre véritable problème est la faillite sociale du citoyen malien, et cela est allé crescendo jusqu'à atteindre le point culminant de ce jour. Voyez tout simplement les membres du minable CNT (avec les pontes comme Magma Gabriel, Salif Keita, Diarrassouba du RPM ou encore Assarid de l'ADEMA, et j'en passe...) qui sont aujourd'hui plus préoccupés à trouver un parachute doré à des putschistes scélérats, plutôt qu'à songer à la véritable résolution du défi sécuritaire que traverse tout un pays. On a beau dire de la démocratie, elle ne peut être la raison de la décadence de ce pays. Ce sont les hommes qui agissent et font la démocratie. Il faut courageusement regarder là où nul ne veut voir, du côté de la déchéance morale du malien lambda d'aujourd'hui. Qu'est qu'un patriote malien aujourd'hui ? --- Pensées rebelles.
COULIBALY Yacouba W
COULIBALY Yacouba W 5 ans
Ce n'est pas en allant prendre des citoyens sur la base de suspicion qu'on peut restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés. Aussi, ce n'est pas seulement d'arrêter ces citoyens, mais c'est aussi de les torturer pendant des jours et des semaines et lorsqu'ils sentent qu'il n'y a rien à prouver contre eux, ils les lâches sans aucune contre-partie, quelle dictature? Quelle ignominie? Quelle indignité? Nous sommes dans quelle République? Les autorités e ce pays se comportent comme çà dans tous les régimes successifs sans aucune exception. De l'indépendance à nos jours aucun malien n'a été épargné, nous sommes tous des victimes des régimes successifs depuis la nuit des temps.
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