Tombouctou : marche réprimée par Ansar Dine

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Selon des informations que nous avons reçues en provenance de Tombouctou, les populations, exacerbées par la situation qui prévaut actuellement, ont décidé d’organiser une marche, vendredi dernier.

Elle devait partir de la dune de Sankoré vers l’ancienne représentation de la Banque Malienne de Solidartité (BMS), transformée, depuis l’attaque de ville, en palais de justice d’Ansar Dine. Mais voilà! Le mouvement Ansar Dine en a décidé autrement. Alors que les marcheurs se dirigeaient vers le lieu du rassemblement, des éléments d’Ansar Dine ont commencé à tirer des coups de feu en l’air pour disperser la foule. Pris de peur, les habitants ont vite faire de rejoindre leurs domiciles. Il y a quelques jours, à Kidal, c’est une autre marche, cette fois-ci organisée par le MNLA, qui a aussi avorté. Selon des témoignages en provenance de la capitale de l’Adrar des Ifoghas, Ansar Dine aurait envoyé trois émissaires dans un pick-up pour mettre en garde celui qu’on trouverait en train de protester en ville. Ici aussi, les femmes, enfants et hommes qui avaient décidé de se rendre au Gouvernorat, siège d’Ansar Dine, ont rebroussé chemin.

Collectif Cri de cœur: la première caravane humanitaire est de retour
Partie le vendredi 13 avril, au pied de la Tour de l’Afrique (voir le 22 Septembre du 19 avril 2012), la première caravane du Collectif cri de cœur est revenue à Bamako, en fin de semaine dernière. Pour fait le point sur le déroulement de la mission, le président du Collectif, Almahady Cissé, a  animé une conférence de presse, vendredi dernier, au Grand Hôtel. On retiendra que, sur le terrain, les caravaniers ont été accueillis par les notables et même par les occupants. Selon les caravaniers, les deux chefs-lieux des régions visités présentent des situations différentes. A Tombouctou, il y a, certes, eu des exactions, mais les structures étatiques et sociales restent en place. A Gao, «c’est la désolation totale». Pas d’infrastructures étatiques, encore moins sociales. Gao manque de tout. C’est fort de cela qu’Almahady Cissé a souhaité une deuxième caravane, dans les délais les plus proches. «Cela dépendra des bonnes volontés qui voudront nous donner le coup de main nécessaire afin que nous venions en aide aux démunis» a laissé entendre le président du Collectif Cri de cœur. En effet, les bonnes volontés ne se bousculent, pour l’instant, pas à la porte. Celles qui accompagnent le Collectif actuellement sont la Direction nationale de santé, le Laboratoire national de la santé, la Pharmacie populaire, le PAM, pour ne citer que ceux-ci.
Notons que, pour ceux qui veulent apporter leur contribution à cette action humanitaire, il suffit de signer une pétition sur le lien http://www.petitions24.net/cri de cœur pour le nord-mali et d’envoyer les signatures au comité du Collectif Cri de Cœur pour le Nord à l’adresse [email protected] Il est aussi possible de d’envoyer des SMS aux numéros Orange Mali 37373 ou Malitel 35373. Enfin, deux comptes sont ouverts à la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) et à la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Il s’agit, à la BNDA, du compte n°400001236936-06 ; à la BMS-SA, du compte n°32055501401-27. Alors, à vos portefeuilles pour aider nos frères et sœurs de Tombouctou, Gao et Kidal.
Rassemblés par Paul MBEN

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1 commentaire

  1. ¨Ca prendrait une guerilla urbaine dans ces localités. Il faudrait infiltrer ces milieux par des tireurs d’élite, qui feraient les snipers, comme en ex yougoslavie, en tuant de loin, en créant la panique au sein de forces d’occupation. Cela précipiterait une guerre entre les factions bandits en place, qui s’autodétruiraient. Viendra alors les attaques de l’armée (ou des armées).
    D’après moi, les assaillants sont encerclés présentement (par le niger, l’algerie la mauritanie et ce qui reste du Mali). Si tous ces pays décident en même temps de les combattre, où vont-ils aller?
    Vive le Mali

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