En hommage à Adama Traoré, une marche pour une « convergence » contre les « violences policières »

20 Juil 2019 - 19:46
Mis à jour: 7 ans
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En hommage à Adama Traoré, une marche pour une « convergence » contre les « violences policières »
France: le point sur une possible bavure policière dans l'affaire Adama Traoré
Depuis le début de l’affaire, la famille demande toujours à l’instruction la mise en examen des gendarmes. Mais l’enlisement du dossier est devenu le symbole de la difficile lutte contre les violences policières.

Il y a tout juste trois ans, la mort d’Adama Traoré était constatée devant la caserne de gendarmerie de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), peu après son arrestation au terme d’une course-poursuite. Samedi 20 juillet, 5 000 personnes selon les organisateurs – 1 500 selon les gendarmes – ont défilé en hommage au jeune homme de 24 ans, mort dans des conditions qui demeurent controversées.

Le cortège, parti de la gare RER de Beaumont-sur-Oise, a marché dans le calme. « Pas de justice, pas de paix », « justice pour Adama »ou encore « tout le monde déteste la police », ont scandé les manifestants. « On ne veut pas qu’en 2020, il y ait encore une marche pour Adama mais qu’il y ait un procès », a ajouté Assa Traoré, sœur d’Adama devenue figure de premier plan des luttes contre les violences policières.

Depuis le début de l’affaire, la famille demande toujours à l’instruction la mise en examen des gendarmes. Mais l’enlisement du dossier est devenu le symbole de la difficile lutte contre les violences policières. « Combat pour tous les Adama ! », a lancé Assa Traoré, appelant à une « convergence » pour mener le « combat contre les violences policières ». « Cette marche avec les gilets jaunes est un grand pas dans le combat contre les violences policières », a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse, quelques minutes avant le début de la manifestation.

Un mouvement « unique »

Pour Antoine Boudinet, 23 ans, blessé gravement à la main à Bordeaux, pendant une manifestation « gilets jaunes », ce n’est que « par la convergence des luttes et en étant soudés que nous allons obtenir gain de cause pour les mutilés, c’est le même combat pour tout le monde ». Jean-Marc, 55 ans, un « gilet jaune » des Hauts-de-Seine, n’a « pas hésité » à participer à la marche car « nous subissons depuis six mois la répression de la police que subissent les quartiers depuis des années ».

Dans le cortège, se trouvaient aussi des représentants de plusieurs associations. « Aujourd’hui la violence policière est généralisée et nous sommes tous ici pour faire cesser ces impunités », a déclaré Nicolas Krameyer, responsable du programme Libertés à Amnesty France.

Même chose du côté de la LDH venue « soutenir la famille Adama et toutes les victimes de violences policières en raison de leurs origines ou couleur de peau », a déclaré l’avocat Arié Alimi.

Pour l’écrivain Edouard Louis, soutien de longue date du Comité Adama, ce mouvement est « unique » car « il est producteur et rend possible d’autres mouvements sociaux comme les comités pour d’autres victimes de violences policières », a-t-il assuré. La marche s’est terminée avec des prises de parole dans le quartier de Boyenval, où a vécu Adama Traoré. Des concerts dont celui du rappeur Fianso sont annoncés dans la soirée.

Rebondissement en mars

En mars, les juges d’instruction qui s’apprêtaient à clore leur enquête sans mettre en cause les gendarmes, ont rouvert leurs investigations après la remise d’un rapport médical réalisé à la demande de la famille et qui contredisait les conclusions sur le décès, attribué jusque-là à l’état de santé antérieur du jeune homme.

Le Comité de soutien à Adama Traoré s’est félicité mardi que de nouvelles « investigations techniques » aient été effectuées pour calculer la distance parcourue par le jeune homme lors de la course-poursuite. En l’occurrence, une distance de « 450 mètres » à « vol d’oiseau », incompatible, selon ses proches, avec les observations du collège d’experts désigné par les juges qui « avaient affirmé qu’Adama Traoré avait fourni un effort intense durant 15 minutes avant d’être interpellé ».

En revanche, les juges n’ont pas encore ordonné la nouvelle expertise médicale annoncée en avril, après la remise du rapport fait à la demande de la famille. « La décision des juges d’ordonner une énième expertise va rallonger inutilement l’enquête. Les gendarmes doivent être jugés pour avoir causé la mort d’Adama Traoré », a réagi l’avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou.

En 2016, plusieurs nuits de violences avaient suivi la mort d’Adama Traoré. Son grand frère, Bagui, a récemment été renvoyé devant les assises pour tentative d’assassinat, accusé d’avoir tiré sur les forces de l’ordre lors de ces violences.

Source: https://www.lemonde.fr

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Commentaires (13)

User
RINZ
RINZ 7 ans
Bonjour Blanche Neige Content de te retrouver car parfois tu as de l'humour...Mais quand tu dis :"dealers de drogues ou de jeunes dans les cités qui roulent sur des scooter volés et sans casque ,8 fois sur 10 ce sont des maghrébins ou des blacks . vrai ou faux ?...je ne partage pas cette idée Il y a des maghrébins et des blacks sans histoire et c'est la majorité car déjà tous ne vivent pas dans des cités et même dans les cités certains souffrent des agissements d'une minorité.. Notre situation est comme celle des Italiens, Espagnols qui il y a longtemps arrivaient en France et étaient pas très mal considérés ( ce sont leur enfants qui m'ont raconté)..Les parents de ces arrivants interdisaient à leurs enfants de réagir et exigeaient qu'ils soient respectueux de leur pays d'accueil..Maintenant en France leurs enfants sont heureux ...
Bordella
Bordella 7 ans
C'est de la foutaise, que les parents de ces arrivants interdisaient à leurs enfants de réagir D'ailleurs un certains président Sadi Carnot a été assassiné par un de ces descendants italiens! Et pour votre soit disante 'pseudo union sacrée "blacks/beurs" c'est de la foutaise là aussi, ça n'a pas empeché qu'un guinéen soit assassiné à Rouen lors de la soirée finale Senegal - Algérie de la CAN!
blanche neige
blanche neige 7 ans
aux USA dès qu'un black est suspecté d'un problème quelconque les flics tirent à vue et on leur donne raison à chaque fois !! en France ils seraient tous en prison !
blanche neige
blanche neige 7 ans
C'est bien beau de venir parler des violences policières en France ,mais regardez d'abord celles qui se passent dans tous les pays d'Afrique et du Moyen Orient , ou les flics tirent à balles réelles sur n'importe qui pour le moindre délit de sale gueule . En France quand un policier degaine son arme il paasse devant un juge dans les heures qui suivent pour rendre des comptes et se retrouvent souvent sanctionné . L'histoire d'Adama Traoré je la connais peu à part qu'il était au mauvais moment au mauvais endroit .Bref ensuite il a refusé de se soumettre à un controle de police . A t'il fait quelque chose ou pas ,je suis comme vous je l'ignore ,mais dans un pays africain il serait mort d'un balle dans le tete ou dans le dos !
wsr
wsr 7 ans
"Bref ensuite il a refusé de se soumettre à un controle de police" donc refuser de se soumettre à un contrôle de police, justifie la mort … ce les mêmes arguments des suBpremaSSistes blancs en ameriKKK un vieux débris blanc comme, devrait plutôt profiter de sa retraite au lieu de verser des aneries sur un petit site malien ...
Bamaké
Bamaké 7 ans
RINZ 21 Juil 2019 at 08:31 ; " ... Quand on parle des gilets jaunes en Afrique , l’information que nous devons relever c’est qu’en France il y a aussi des pauvres.. Cela veut aussi dire que quand nous arrivons en France et que nous demandons à être logé par exemple ou pris en charge pour des études, nous sommes des concurrents de ses gens pauvres… N’oublions pas que la France a mis en place le regroupement familial et verse des allocations familiales à tous les enfants nés sur son sol , elle soigne même les clandestins qui le demande (AME)... " ... /// ... : Je ne vois pas trop le rapport entre ton analyse et la mort de ADAMA... On parle de mort d'Homme due à une violence disproportionnée pour arrêter un Jeune qui court non pas qu'il en voulait aux Forces de l'Ordre, mais peut-être parce que il avait tout simplement peur... ? Quand quelqu'un a peur, on cherche d'abord à le rassurer qu'on n'est pas là pour lui faire du mal, mais pour lui demander de s'expliquer, non... ??? Et la Famille est en droit aussi de chercher à comprendre comment les Forces de l'Ordre n'ont pu interpeller leur Enfant sans recourir à la violence au point d’entraîner sa mort. RINZ, comprends que si c'était au Mali et que la même chose arrive du fait des Forces de l'Ordre Maliennes..., la réaction de la familles serait la même.
RINZ
RINZ 7 ans
Quand je fais référence au Pays d'accueil je pense souvent à ce que je serai devenu si j’étais resté au Pays ... Certes si je n'étais pas venu je sais que la France n'aurais pas bien fonctionné...Mais quand même j'y pense
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