Soumeylou Boubèye Maïga : «Je garde un regard lucide sur la situation»

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Le bilan politique de l’année 2020, les chantiers prioritaires de la Transition sont des sujets évoqués dans l’interview ci-dessous par l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. Le président de l’Asma-CFP s’exprime également sur la nature du soutien que son parti entend apporter à la Transition

L’Essor : L’année dernière, le Mali a connu bien de soubresauts et d’écueils. Quel bilan faites-vous de 2020, particulièrement sur le plan politique dans notre pays ?

Soumeylou Boubèye Maïga : La situation politique a été en gros essentiellement marquée par la contestation née de l’Arrêt de la Cour constitutionnelle relatif aux élections législatives. Cette contestation a gagné en ampleur progressivement s’appuyant sur des ingrédients autres que ceux liés aux élections. Il reste quand même que c’est le contentieux électoral qui a été le catalyseur de la contestation qui ne s’est plus arrêtée jusqu’au 18 août 2020. Comme je l’avais indiqué à plusieurs reprises, il y a eu une mobilisation spontanée des citoyens, en particulier dans certaines communes de Bamako, dans le Cercle de Kati et à Sikasso, pour rejeter ce qu’ils considéraient comme une confiscation de leurs votes. Il n’a pas été possible de trouver de solutions conformes aux attentes des populations et cela a fini par aboutir au 18 août qui a peut-être évité que nous tombions dans une radicalisation qui aurait pu avoir des conséquences assez imprévisibles.
Depuis lors, nous sommes dans une Transition dont un des objectifs est d’aboutir à un processus électoral intègre, équitable et juste afin que le pays soit doté d’institutions dont la légitimité ne poserait aucun problème, lui permettant de relever les nombreux défis auxquels nous faisons face. Notre position a toujours été d’appeler à l’apaisement, souhaitant des compromis de confiance, des concessions mutuelles de nature à préserver la stabilité du pays et la cohésion nationale.

Nous avons surtout appelé à prendre des décisions qui peuvent rassembler les Maliens par rapport aux différents défis, pour faire en sorte que nous puissions reprendre, dans l’unité, la marche en avant du pays. C’est pourquoi, après le 18 août, nous nous sommes inscrits, sans aucune ambiguïté, dans le soutien et l’accompagnement de la Transition y compris au niveau de l’élaboration de l’architecture institutionnelle. Et tout récemment, nous nous sommes aussi inscrits dans l’accompagnement de ceux des nôtres qui avaient postulé pour être dans le Conseil national de transition (CNT).

L’Essor : Le Mali fait face à plusieurs défis. Quels sont, à votre avis, les chantiers prioritaires sur lesquels devront travailler les autorités de la Transition en 2021 ?

Soumeylou Boubèye Maïga : Je pense qu’il y a un consensus très large, voire une unanimité qui s’est dégagée pour soutenir l’agenda de la Transition. Et ce consensus nous lie au plan national et au plan international. Je pense que c’est à cela que nous devrons surtout nous atteler. Toutes les réformes énoncées ont fait l’objet d’un très large consensus national depuis la Conférence d’entente nationale, ont été validées lors du Dialogue national inclusif et ont été prises en compte par les concertations ayant abouti à l’adoption de la Charte de la transition.
Toutes les réformes dont nous faisons cas (découpage administratif du territoire, question de l’organisation des élections, mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, etc.) font consensus depuis la Conférence d’entente nationale. Il me paraît donc important que nous soyons très attentifs à voir les réformes dont la mise en œuvre peut être accomplie dans l’agenda fixé pour la Transition. étant entendu que toutes ces réformes qui ont fait l’objet d’un très large consensus national, lient la Transition comme les autorités qui seraient issues des élections à venir. Dont une des tâches sera de prolonger en quelque sorte la Transition en poursuivant la mise en œuvre des réformes qui n’auront pas été possibles pendant la Transition.

En dehors donc de l’offre politique spécifique que les uns et les autres peuvent présenter, ce socle de réformes oblige tous les protagonistes, toutes les institutions, toutes les futures autorités. Parce que c’est sur cela que l’ensemble du pays s’est entendu. C’est pourquoi, j’estime que leur mise en œuvre doit continuer de reposer sur les forces politiques les plus représentatives ainsi que sur des représentants de la société civile et des FAmas.
Dans un certain sens, le futur mandat présidentiel devrait être en partie une forme de prolongement de la Transition et s’appuyer sur les mêmes piliers.

L’Essor : Tous les organes de la Transition sont désormais en place. Quel regard portez-vous sur les actions menées par les autorités qui tiennent les rênes du pays depuis un peu plus de trois mois ?

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Commentaires via Facebook :

4 COMMENTAIRES

  1. ” compromis de confiance ! Consensus mutuel ! Prolongement des actes posés pendant la transition par le futur mandat presidentiel ! ” . Est-ce que l’ essentiel n’ est pas occulté si la classe politique actuelle doit participer à ce processus ? Sinon va t-on confier le bouc à l’ hyène ? Il faut un mea-culpa de la classe politique pour être pardonner et une assurance de bienveillance pour sauver le Mali !
    Seul l’ entente et le patriotisme peuvent sauver le Mali !
    Que DIEU fasse que les maliens s’ entendent et soient patriotes !
    Que DIEU sauve le Mali !

  2. 🗿LES MALIENS DOIVENT METTRE A LA POUBELLE POLITIQUE TOUS CES POLITICARDS DE 1991🗿

    TOUS CES GENS LA PARLENT AUX MALIENS COMME S ILS N ONT PERSONNE D AUTRES DANS LEURS PARTIS POLITIQUES, ILS PARLENT D EUX MEMES SANS SE REFERER AUX HOMMES ET FEMMES QUI SONT DERRIERE EUX ET QU ILS IGNORENT TERRIBLEMENT LES ” JE” AU LIEU DES “NOUS”….LES EGOS PERCENT LE CIEL!….

  3. Soumeylou Boubèye Maïga : «Je garde un regard lucide sur la situation»
    Il se prend vraiment au serieux,etes vous le garant de la situation ?

    Soumeylou Boubèye Maïga : “La situation politique a été en gros essentiellement marquée par la contestation née de l’Arrêt de la Cour constitutionnelle relatif aux élections législatives.”

    Ce mr a vraiment une memoire sellective,c’est facile de resumer la situation aux resultats des dernieres legistilatives en oubliant volontier le pillage des dernires publics,les surfacturations et le tripatouillage des presidentielles de 2018.

    Ce comedien auto proclame specialiste en securite fait sincerement pitie. 😥

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