GAO : Qui en voulait au procureur

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Le domicile du procureur de la République à Gao, la plus grande ville du Nord du Mali, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi par des hommes armés dont l’un a été tué, ont indiqué à l’AFP des sources judiciaire et de sécurité maliennes. Aucune de ces sources de sécurité n’était en mesure d’indiquer le mobile de cette attaque, ni si elle a été menée par des bandits ou des jihadistes.

Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Gao dont le parquet n’a pas souhaité révéler l’identité, était dans sa résidence lors de cet assaut mais en est sorti indemne, selon la source judiciaire jointe par téléphone sur place.

L’attaque a été menée de nuit par “un groupe d’hommes armés” mais “la garde du procureur a riposté et a tué un des assaillants, à la peau claire. Il est trop tôt pour savoir exactement qui sont les assaillants”, qui ont cependant “clairement montré que le procureur était leur cible”, a ajouté la même source, sans plus de détails.

Une source au sein de la gendarmerie et une autre source de sécurité, également contactées sur place, ont confirmé l’attaque.

Les assaillants se sont rendus sur les lieux à bord d’un véhicule 4×4 qui a été retrouvé et était lundi soir “entre les mains” des enquêteurs, selon la source de gendarmerie, indiquant qu’au moins quatre assaillants étaient en fuite.

D’après la source de sécurité, les premiers éléments de l’enquête indiquent que les assaillants ont effectué plusieurs rondes, “au moins (pendant) une heure”, dans le quartier où réside le procureur, “comme s’ils surveillaient ses mouvements”. Les mesures de sécurité autour du procureur ont été renforcées, a-t-elle ajouté.

Aucune de ces sources de sécurité n’était en mesure d’indiquer le mobile de cette attaque, ni si elle a été menée par des bandits ou des jihadistes.

Le Nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

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