Mise en œuvre de l’Accord d’Alger : Les dessous d’une lenteur

27 Jan 2016 - 00:20
Mis à jour: 11 ans
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Mise en œuvre de l’Accord d’Alger : Les dessous d’une lenteur
Kidal: L'espoir est de mise pour le retour à l'apaisement
Ni le gouvernement ni les groupes armés n’ont intérêt à hâter le processus de paix. Le premier n’a pas, à présent, les moyens d’outiller son armée en vue d’un redéploiement sur l’ensemble des zones occupées. Les seconds rançonnent le trafic de drogue, d’armes. Gouvernement et groupes armés du Septentrion malien ont réussi à rouler dans la farine la communauté internationale. Qui a retenu la bonne foi des parties prenantes de l’Accord d’Alger en dépit du blocage actuel constaté et la recrudescence des attaques imputées aux islamistes armés. Cependant, en ce monde blasé trop de vérités essentielles passent sous silence. L’étrange situation de ni guerre ni paix arrange tout le monde. Faute d’équipement adéquat et de ressources financières, les Forces armées maliennes ne sont nullement en mesure de se redéployer sur un territoire plus vaste que la France. Et faire perdre beaucoup de plumes aux djihadistes. Par ailleurs, il est vrai que le vent a tourné. Jadis l’armée régulière fuyait devant l’avancée de l’ennemi. A présent, elle l’affronte courageusement et sans répit. En témoignent les revers militaires subis notamment  à la frontière avec la Côte d’ivoire, et plusieurs localités du pays. Toutefois, il en reste encore pour mener des actions d’éclat au Nord comme au Sud. D’où  l’inéluctable accroissement de la puissance de feu outre la formation d’hommes  aguerris, un couple idéal en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat. Au-delà, permettre à la sous-région de humer l’air frais de la liberté. En vérité, si le Septentrion malien continue d’éternuer toute l’Afrique de l’Ouest va s’enrhumer. A titre d’exemple, les auteurs des attaques de l’hôtel Splendide et du restaurant Cappuccino à Ouagadougou sont venus du nord-Mali, d’après les premiers éléments d’enquête rendus publics.  Les terroristes, au nombre de six, ont semé sur leur passage la mort et la désolation, comme à l’hôtel Radisson de Bamako le 20 novembre dernier. Lancer de nos jours des opérations de ratissage et détruire les infrastructures terroristes, notamment les dépôts de carburant, de munitions et les camps d’entraînement font appel à des interventions aériennes avec des appuis au sol, or nos Forces armées ne disposent point d’aéronef. Ce serait une lapalissade d’en déduire que du succès de ces opérations dépendront la quiétude des populations. Qui brûlent d’envie d’oublier les images encore vivaces dans leurs esprits de boutiques pillées, de biens emportés, de corps sans vie de population civile, de femmes et jeunes filles violées. Les groupes armés traînent également des pieds. Puisque la mise en œuvre de l’Accord sonne plutôt  la fin des rançons tirées du trafic de drogue, d’armes et de marchandises diverses, notamment la cigarette, dans les zones qu’ils contrôlent. Ou souvent ils  jouent les intermédiaires contre rétribution pour la libération des otages occidentaux. Pour tout dire,  à moins de mettre un pistolet sur leur tempe, ils ne vont pas emboucher rapidement la trompette du programme désarmement, démobilisation et réinsertion. Tous, gouvernement et mouvements armés s’abritent derrière le blocage né de la représentativité au Comité de suivi pour justifier le retard accusé dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger signé à Bamako le 15 mai et 20 juin derniers. Georges François Traoré

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Commentaires (91)

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L'ENFANT DE BOUGOUNI
L'ENFANT DE BOUGOUNI 11 ans
Gouvernement et groupes armés du Septentrion malien ont réussi à rouler dans la farine la communauté internationale. 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O 8-O Traoré je crois que tu te trompes énormément car c'est la communauté internationale plutôt qui a roulé les acteurs du processus de paix dans la farine en prenant des engagements de tout ordre qu'ils n'ont pas tenu. L'accord n'est pas retardé par manque de volonté mais par manque de financement.
LE REALISTE
LE REALISTE 11 ans
Je crois que si l'accord de paix peine à être appliquer c'est par manque de moyens financiers comme il a été remarqué lors de la réunion précédente du comité de suivi qui a eu lieu il y a quelques jours. Aussi si vous remarquez que nos forces armées affrontent courageusement les terroristes ce n'est pas avec des lance-pierres bien sur mais avec des armes qui n'existaient pas quand notre pays a été attaqué. Juste pour dire que nos forces possèdent les armes pour défendre le pays et allé où elles veulent mais il ne faut pas violer l'accord. :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll:
ZOULAYKA
ZOULAYKA 11 ans
Il y a un proverbe qui dit que dans la mise en œuvre lorsqu’il ne reste que les moyens financiers c’est que réellement le projet n’a pas encore débuté. Raison pour laquelle je souhaite de tout cœur que les ptf puissent honorer leurs paroles pour que l’accord puisse être mis en œuvre afin que notre pays puisse retrouver la paix.
FIFI LA MALIENNE
FIFI LA MALIENNE 11 ans
Je crois que les responsables des ex-rebelles ne devraient pas douter de la volonté des autorités de Bamako quant à la mise en œuvre de l’accord de paix car au final le gouvernement Malien a posé plus d’actes de bonnes foi dans cette lancée qu’eux. Ils doivent donc comprendre la position du gouvernement sur qui la plus grande part de l’accord repose. Ils doivent savoir que l’État a lui seul doit prendre les dispositions requises pour l’adoption des mesures règlementaires, législatives, voire constitutionnelles nécessaires à la mise en œuvre des dispositions du présent Accord, Et cela demande assez de travail.
KISSINGER
KISSINGER 11 ans
La sortie de crise coute excessivement chère. Les partenaires techniques et financiers ont pris des engagements vis-à-vis de l’état malien qu’ils n’ont pas honoré. Il n’est donc pas du tout aisé de mener des actions de développement dans le nord aussi rapidement comme le préconise les accords.
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