Plan de mise en place des autorités transitoires dans les régions du Nord : L’Etat exclu du jeu

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Forum de Kidal : Les participants réaffirment leur attachement à l’accord pour la paix et la réconciliation

Comme, on pouvait se douter la manière dont les autorités intérimaires devront se mettre en place, selon Sidi Brahim Ould SIDATTI, le représentant de la CMA, nous confirme que l’Etat Malien sera absent des conseils transitoires. En effet, la première qui dissipe ce doute de nos esprits, c’est le fait, que la CMA et la plateforme devancent l’Etat dans certaines villes du Nord telle que AGOUNI et NEBKITE EL ILIK.

 

Autre preuve, selon toujours le même SIDATTI de la CMA, pour la période de l’Application de l’Accord, les Maires, les présidents des Conseils des Cercles et du Conseil Régional seront nommés parmi les leaders communautaires et les Chefs de tribus.

Peut-on savoir quel est le Maire ou le Chef de tribu qui se trouve du côté des Autorités de Bamako dans les différentes zones du Nord ?

Au début de la rébellion, tous les Maires ou Chef de tribu qui ont un temps soit peu montré une sympathie pour le Pouvoir central de Bamako ont été assassinés.

Et c’est la plateforme supposée par le Secrétaire Général des Nations-Unies comme pré-Bamako qui propose que « dans chaque localité, le pouvoir soit partagé avec la CMA. Par exemple si dans une commune de Taoudéni, le Maire est de la CMA, son premier adjoint doit être issu de la Plateforme et de même pour tous les autres postes des collectivités décentralisées selon un leader communautaire qui est au cœur des discussions ».

 

Où est donc l’Etat dans ce dispositif ?

La mise en place des autorités intérimaires de cette façon, confirme la crainte de beaucoup de citoyens maliens et des parties de l’opposition ; tous soucieux de la souveraineté du pays. On peut même constater au cours des sondages que le peu de confiance qui régnait entre les Autorités Centrales de Bamako et les populations Maliennes qui ont compris l’enjeu de cette nouvelle façon de repartir le pouvoir semble s’effriter, les uns et les autres qui on mis pieds et mains et argent pour l’avènement d’I.B.K à la tête d’un pays et un peuple trahis par ses dirigeants, n’ont pas fini de ruminer leur colère contre lui par le vote et la façon dont la loi sur les autorités intérimaires sont mises en place. Certains intellectuels qui ont compris  tout à fait la portée de cette loi pensent qu’il devrait y avoir des concertations nationales sur la question avant d’amener la loi et même l’Accord d’Alger devant l’Assemblée Nationale.

 

Tout juste le Mercredi 6 Avril 2016, la CMA, soutenue par la communauté internationale et certains membres de la médiation de la crise, continue de défier l’Etat en célébrant le quatrième anniversaire de l’indépendance de l’AZAWAD. Cet énième évènement de provocation, ajouté à celui relatif à la tenue du Forum de Kidal sans l’Etat malien et la façon dont les belligérants comptent mettre les autorités transitoires en place constituent des signes annonciateurs de la session d’AZAWAD. Malgré tous ces signes dangereux pour l’Unité du Pays, le gouvernement, les partis de la majorité présidentielle et la société civile feignent de ne rien comprendre.

Ils font le ‟naloma” qui ne voit rien, n’entend rien et ne dit rien.

Comment, pour une région dont la population ne représente même pas le 10ème de celle de Sikasso, peut prétendre à avoir 6 Cercles et 30 arrondissements ?

Est-ce à dire que chaque fraction nomade sera une commune et deux fractions nomades seront érigées en cercle ?

Attentions aux velléités sécessionnistes envisagées lorsqu’on sait que le MNLA et le HCUA sont presque dans une course-poursuite pour implanter leurs démembrements dans les différentes zones stratégiques, certainement les points de passage de la drogue et des armes que chacun des mouvements veut contrôler pour se constituer un stock financier en attendant la création de leur République fantomatique.

 

                                                                                                          Alassane TRAORE

 

 

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21 COMMENTAIRES

  1. Le président de la république ne s’engagerait pas dans un accord qui mettrait en mal l’intégrité de notre pays à quelques niveau que ce soit. Ces personnes qui rejettent la mise en place des autorités intérimaires ont maintes fois rejetées du revers de la main les accords de paix. Ils veulent donc trouver toutes les voies et moyens pour y faire obstructions mais ils seront surpris par la paix dans notre pays. On verra ce qu’ils diront en ce moment pour se défendre.

  2. La CMA et la plateforme ne seront pas ceux qui décideront des personnes à choisir comme autorités sans le gouvernement. Le gouvernement est l’acteur principale et ne saurait être écarté. Cette mise en place des autorités transitoires est profitable au gouvernement du fait que la Gatia est pro gouvernementale donc ses représentants plus ceux du gouvernement donne l’avantage sur la CMA.

  3. L’état Malien ne saurait signé un accord qui mette à mal son intégrité territoriale. S’il a été décidé de la mise en place des autorités transitoires; c’est parce que les signataires des accords de paix en on trouvé l’importance. Elles seront mis en place de manière à consolider le retour de l’administration partout où elle ne fonctionnait plus.

  4. Le Mali ne sera jamais divisé. Que ceux qui manipulent les propres enfants de ce pays contre leur patrie sachent que leurs manigances n’est que peine perdue. C’est cette même communauté internationale qui est à la base de tous ça. Tant que des fils de nos pays africains continueront toujours de se laisser manipuler par ses toubabs; nous n’auront jamais la paix. Le seul blocage des accords de paix est la mauvaise foi de la CMA depuis leur refus de mettre en place les patrouilles mixtes prétendant qu’elle n’a pas les moyens. Mais tôt ou tard c’est sûr qu’elle se ravisera.

  5. Le gouvernement n’a été mis à l’écart d’un quelconque jeu. Il se contentera de mettre en application ce que l’accord de paix prévoit. La CMA et la plateforme ne doivent pas remettre en cause les conditions de l’accord de paix au risque de compromettre toutes les autres dispositions de l’accord. J”en appelle donc au sens de la responsabilité des uns et des autres.

  6. Comment l’Etat peut être exclu du jeu?C’est l’Etat qui est le chef d’orchestre de cette mise en place des autorités intérimaires.Tout est consigné et chaque tâche est expressément mentionnée.C’est l’Etat qui a en charge des installations de ces autorités intérimaires.

  7. L’Etat malien est en charge de mettre les autorités intérimaires sur place.L’Etat en aucun cas peut être exclu de ce processus qui est le sien.La mise en place des autorités intérimaires se fera conformément aux closes de l’accord de paix.

  8. L’azawad n’est que dans l’esprit de certains qui s’accroche à cette idée désespérément.La réalité est toute autre.Le gouvernement et la CMA sont à pieds d’oeuvre pour finir avec cette situation qui n’a fait que trop durée.

  9. Au moment où le Mali a besoins de ses enfants,au moment où le peuple malien veut enterrer cette histoire par la paix,au moment où le gouvernement malien fait tout pour ramener la paix de manière pacifique dans notre pays,au moment où des enfants maliens se portent volontaires pour aller combattre les terroristes,les enfants indignes,idiots,crétins,sots,ennemis de notre pays cherchent désespérément à sémer le diable de la sécession dans l’esprit des maliens par des informations d’intoxication.

  10. Le gouvernement malien et la CMA sont en étroite collaboration pour faire revenir l’administration à kidal.Je pense donc cette histoire de répartition n’est pas à l’ordre du jour dans notre pays.Et ceux qui la souhaite c’est leur famille qui sera divisée et non notre pays.

  11. Le gouvernement ne sera pas tout à absent seulement que c’est la CMA et la plateforme qui devrions se concerter pour mettre place les autorités intérimaires dans les localités concernés. Le gouvernement malien est en train de suivre de près le processus. C

  12. Monsieur le journaliste ne créer pas de polémique à cela le gouvernement malien n’est pas obligé de participé à la concertation entre la CMA et la plateforme pour la répartition des autorités. Le gouvernement malienne ne sera pas présent mais elle en train de suivre de près cette concertation.

  13. Certes le gouvernement ne sera pas présent car la concertation pour le partage de autorités dans le septentrion malien concerne en majeure partie la la CMA et la plateforme. Le gouvernement de son côté est en train de suivre la répartition des autorités intérimaires.

  14. Monsieur le journaliste ne fait pas comme si le gouvernement malien n’était pas considérer a cette concertation. Le gouvernement malien a fait son travail c’est au tour de la CMA et de la plateforme de faire les tiens.

  15. Le gouvernement ne sera pas tout à fait absent le gouvernement malien est présent leur de la concertation entre la CMA et la plateforme. Le gouvernement ne prendra pas part à la concertation cela ne vaut pas dire que le gouvernement malien reste ignoré.

  16. C'est l’État qui est l'acteur principal de la mise en place de ces autorités intérimaires. C'est pour dire que l’État ne peut pas être exclu du jeu. C'est juste une question de compréhension.

  17. L’État ne peut pas être exclu du jeu, mon cher éditeur. Les groupes armés ne peuvent seuls mettre en place ces autorités. C’est en collaboration étroite que toutes les parties signataires de l’accord de paix d’Alger vont procéder à cette mise en place de ces autorités.

  18. Les autorités intérimaire seront mise en place avec le gouvernement et les groupes armés. Il faut être bête pour imaginer que l’État a été écarté du jeu.

  19. Le gouvernement malien est le moteur conducteur de la mise en place de ces autorités intérimaires. Sans l’État malien ces autorités ne verront pas le jour.

  20. L’État malien et les autres parties signataires de l’accord de paix qui sont la Plate-forme et la CMA sont les acteur de cette mise en place. L’accord de paix dispose que ces autorités doivent être mise en place en collaboration et c’est ce qui va se passer.

  21. Ces rebelles pensent que cette patrie leur doit alors que c’est le contraire. Qu’ils le veulent ou non l’État malien sera présent à la mise en place de ces autorités et à toutes les rencontres sur ces autorités.

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