Application de l’Accord Cadre : Fin de grâce pour le capitaine sanogo, la copam se désolidarise

24 Avr 2012 - 00:07
Mis à jour: 15 ans
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Plus le temps passe, plus les positions et les motivations réelles des uns et des autres se précisent. Les fidèles alliés  d’hier du CNRDRE commencent publiquement à se désolidariser des engagements des militaires. C’est la Coordination des Organisations Patriotiques du Mali (COPAM) qui a donné le ton. En effet, son président Hammadoun Amion Guindo s’insurge aujourd’hui contre l’application de certains points de l’Accord Cadre signé par le Capitaine Amadou Haya Sanogo. Notamment, l’article 7 qui indique le prolongement des mandats des députés pendant la Transition. Le président de la COPAM, non moins Secrétaire général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) a précisé qu’après un retour à l’ordre constitutionnel, c’est la Constitution qui doit être appliquée et complétée par l’Accord Cadre. Sur ce point, en faisant allusion au délai de l’intérim de la présidence de la République et les mandats des députés, Hammadoun Amion Guindo a mis le Capitaine Sanogo dans une très mauvaise posture. Pour la COPAM, l’application de la Constitution de 1992 se résume maintenant au respect des 40 jours par le président de la République intérimaire et la fin du mandat des députés le 10 août prochain. Ce que la COPAM ne dit pas, c’est que la Constitution du 25 février 1992 ne prévoit nullement un Premier Ministre avec pleins pouvoirs,  quelques soient les situations. Pour légitimer cet état de fait, seul l’Accord Cadre peut être brandi. Curieusement, la COPAM accepte que  la Constitution de 1992 soit violée pour nommer un Premier Ministre avec les pleins pouvoirs et refuse son entorse pour proroger le mandat des députés. Au niveau de la COPAM, le mandat des députés prend fin le 10 août 2012, au-delà ils ne seront plus les députés maliens, mais de la CEDEAO. Pour cela, ils doivent aller siéger au siège de la CEDAO à Abuja. Le prolongement est bien mentionné dans l’Accord Cadre, notamment dans son article 7 : «un certain nombre de textes législatifs d’accompagnement du processus de transition seront votés par l’Assemblée nationale, notamment une loi portant prorogation du mandat des députés jusqu’ à la fin de la Transition». Si le mandat des députés n’est pas prorogé, est-ce qu’ils pourront voter la loi d’amnistie pour les membres du CNRDRE avant le 10 août ? Cela n’est pas sûr, car les députés majoritaires qui sont des antis-putschistes, ne vont jamais amnistier les membres du CNRDRE, s’ils continuent à  montrer leurs muscles. Et dans ce cas, le capitaine Sanogo et ses alliées ne sont pas l’abri d’une poursuite judicaire pour coup d’Etat. Donc, la COPAM doit revoir sa position, son couteau qui est à double tranchant peut faire mal aux députés et ouvrir les portes de la prison aux membres du CNRDRE. En plus de ces questions d’actualité, les membres de la COPAM ont fait le compte rendu de la rencontre de Ouagadougou. Ahmadou MAÏGA

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Commentaires (12)

User
kanté
kanté 15 ans
Monsieur maiga etes vous sur de votre information.Enfin rien ne m'etonne de ce monsieur.Il faut faire des concessions pour avancer.Il faut éviter tout de blocage pour une sortie de crise.Si la junte accepte ou est le problème de la copam ? c'est une honte que la copam se desolidarise des militaires.Ce n'était pas un soutien "à cause de dieu" ou par conviction. Si l'information est réelle les militaires ne sont pas des enfants à eux d'en tirer toutes les lecons.Maliba d'abord les maliens après.Que dieu bénisse le Mali.
SAMBOU
SAMBOU 15 ans
La fin du mandat de Djonkounda après jours d'intérim devrait coïncider à la fin du mandat de nos députés aussi si l'on s'en tenait à la constitution!Il est impératifs que des dispositions soient prises avant la fin du mandat Djonkiss POUR EVITER D'AUTRES BLOCAGES A NOTRE PAYS. :wink:
Sangaré
Sangaré 15 ans
Mr la verité, Les responsables des prtis politiques qui ont aidé ATT à mettre le pays à genou au nom d'une soit disante democratie, devront être jugé pour quoi alors ? CORRUPTION DETOURNEMENT DE DERNIERS PUBLICS? HAUTES TRAHISON ne suffiraient pas certainement
faso
faso 15 ans
Je vous plaint mes cher compatriotes. Il est pus facile de dire aux militaires de partir, qu'on les emprisonne. Pensez-vous que ces homme politiques que vous défendez vont-il s'entendre sur les personnes qui doivent être dans le gouvernement? Combien de groupement et d'association ont été créée après le renversement du pour d'ATT? Qui sont ces personnes, ces partis politiques et ces associations que composent des différents groupement? Où étaient-ils quand la situation se dégradaient de jour en jour? Si tous ces politiques avec leur partis veulent que le pays avance, pourquoi créer d'autres regroupement après le renversement du pouvoir d'ATT? J'ai honte de le dire mais nous sommes tous des partisans pour celui-ci, celui-là, nous ne mettons pas la patrie au dessus de nos intérêts personnels. A mon avis il faut se dire: Comme nous sommes devant un fait accomplis, il faut laisser les mesquineries de loi que le pauvre paysan ne comprend pas et aller à l'essentiel; nommer les autres ministres, réorganiser l'armée, prendre des dispositions pour le Nord. Les coalitions par ci par là c'est les truc des gens de Bamako, nous pauvres populations nous voulons vivre dans la sécurité. Si eux (les politiques) il ont les moyens de se payer des gros bras pour les garder où qu'il peuvent s'enfouir là où ils veulent quand ça chauffe, nous pauvre population nous ne le pouvons pas. Alors arrêter d'être oisifs.
mariama
mariama 15 ans
Pour que la loi ait force il faut une autorité policière ou militaire. Si les militaires n'acceptent pas, les deputés voeront quelque chose qui sera inapplicable.
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