Mali : IBK annonce un nouvel « accord politique et le remembrement de la Cour Constitutionnelle »

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Dans une  nouvelle adresse à la Nation, hier tard dans la nuit, le Chef d’État Mali, Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé un nouvel accord politique pour le rassemblement national et le remembrement de la Cour constitutionnelle qui pourrait, selon lui, résoudre la lancinante  question de l’Assemblée nationale.

-Maliweb.net-  La pression exercée par le Mouvement du 5 juin –Rassemblement des forces patriotiques qui appelle à la démission du Président de la République l’oblige à multiplier les adresses à la Nation ce dernier temps.

Se défendant de toute indifférence  par rapport aux appels de la  rue,  le Président IBK dira, dans cette adresse d’hier soir,  qu’il poursuit, depuis plusieurs semaines, les consultations avec les forces vives du pays. A l’en croire, ces consultations l’ont permis de proposer  la formation d’un gouvernement d’union nationale ouvert à toutes les sensibilités, majorité, opposition et société civile.  Cette nouvelle équipe qui  sera dirigée par l’actuel premier ministre va conduire  un nouvel accord politique pour le rassemblement  national  qui, selon lui,  ira jusqu’en 2023. Elle  reposera, a-t-il dit, sur les idées-forces  à savoir : «  pacifier et sécuriser le pays dans toute son étendue,   entreprendre les réformes institutionnelles convenues et ce dans un délai de 12 mois,  opérationnaliser les régions qui ne le sont pas encore,  et de  veiller à une saine distribution de la justice »

Autre point majeur de cette adresse est  le remembrement de  la  Cour constitutionnelle qui, selon le Président de la République, interviendra dans les jours à venir. «  Je suis heureux d’annoncer la venue imminente dans notre capitale d’une mission d’appui, de conseil et d’orientation de Présidents de Cours Constitutionnelles de la CEDEAO », a-t-il annoncé.  Pour l’orateur, l’arbitrage  de la Cour sortante dans les scrutins législatifs derniers  a posé problème et continue à poser problème. « Les démissions enregistrées en son sein ne jettent-elles pas un doute sérieux sur l’auguste institution ? », s’interroge-t-il.

Le président IBK émet l’idée  que les solutions trouvées par la nouvelle Cour constitutionnelle résoudront probablement  la question de l’Assemblée nationale, en évoquant pour la première fois le mot   « de la dissolution de  cette institution »

« C’est  une demande portée à mon attention. Si la paix du Mali passe par là et que j’ai les moyens constitutionnels de le faire sans plus tard risquer de créer un vide constitutionnel dommageable pour tout le pays, je le ferai sans hésiter », a rassuré  le Chef de l’Etat, qui ne doute pas que «   l’intérêt national réside dans un parlement immédiatement opérationnel pour mettre en œuvre de l’Accord Politique pour le Rassemblement National »

 Le M5-RFP invité à se ressaisir

Par ailleurs, il a évoqué brièvement la rencontre avec le M5-RPF qui, après l’audience du dimanche dernier à la maison des hôtes avec le Chef de l’État, a indiqué  à l’unanimité  qu’IBK a eu mépris pour eux en leur renvoyant discuté avec sa majorité présidentielle pour qui, selon le M5, il n’a ni d’égard  ni de considération encore moins du respect.  « Je n’affichais aucun mépris », a répondu le Président IBK, qui  sans évoquer  la reprise du dialogue avec ses détracteurs  autour du mémorandum qui lui été soumis, invite encore les frères du M5 à  « se ressaisir. »  « J’invite la majorité à rester ouverte aux échanges avec le M5- Aux préoccupations et propositions du M5 », a-t-il réitéré.

Et IBK de conclure son discours en évoquant  la lancinante question de l’Assemblée nationale et des réformes au niveau de la Cour.  Par cette interrogation : « Crédibilité de notre État et respect du droit. Si par malheur nous devrions nous écarter du droit, dans un monde hyper compétitif, où c’est L’État de droit qui qualifie les États quel sera notre rôle en face des nations ? »

Il faut noter que ce discours du Chef de L’État qui ne semble pas donner une réponse positive aux  revendications du M5-RFP n’a dissuadé ce mouvement de contestation à annuler la manifestation de demain.  Lors d’une conférence de presse tenue, hier mercredi, le M5-RFP  a maintenu son meeting d’appel à la démission du Président  sans quoi il entamera la désobéissance civile.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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9 COMMENTAIRES

  1. TU N’AS MEME PAS HONTE. BEAUCOUP DE FRANCAIS AIMENT LE MALI PLUS QUE TOI QUI AS LA DOUBLE NATIONALITE. LA PREUVE?

    Pour Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, « il est urgent de réviser le compromis signé en 2015 ».

    Depuis plus de sept ans, l’armée française combat au Mali des bandes djihadistes qui contrôlaient le nord du pays en 2012. Et voici cinq ans qu’un accord issu d’une négociation à Alger avec une partie des groupes armés est censé ramener la sécurité dans la région avec l’appui de trois forces : les 12 000 casques bleus des Nations unies, les 5 100 hommes de la force offensive française « Barkhane », et la Force conjointe du G5 Sahel d’environ 5 000 soldats africains. Cependant, la situation n’a cessé d’empirer, l’insécurité s’étant même étendue à de nouveaux territoires. Il y a de quoi s’interroger sur les remèdes apportés.

    Pourquoi l’accord de 2015, toujours en cours d’application, n’a-t-il pas ramené « la paix et la réconciliation au Mali », comme le promettait son intitulé ? Est-ce le résultat d’une inadéquation profonde entre les méthodes militaires et l’aide apportée ? La gouvernance locale est-elle en cause ? Ou est-ce l’accord lui-même qui pose problème ?
    L’idée reçue est qu’une application plus volontariste, par Bamako, du compromis signé en 2015 améliorerait grandement la situation. C’est même devenu une idée fixe de la diplomatie française et onusienne, d’autant que sa mise en œuvre accuse de nombreux retards. Pourtant, il devient de plus en plus évident, comme nous allons le préciser, que l’accord crée plus de problèmes qu’il n’en a réglés.

    « Syndicalisme de la kalachnikov »
    Pour commencer, le texte prévoit que les groupes armés signataires, placés au même niveau que le gouvernement, bénéficient d’une impunité totale, malgré leur rebellion et les exactions commises. Cette disposition a encouragé les autres factions touareg restées loyales à l’Etat malien et les communautés non touareg à se venger, en se faisant justice elles-mêmes.
    L’impunité s’est également doublée d’avantages divers, et notamment la nomination à des postes de dirigeants et à des promesses d’intégration dans la fonction publique. Ce « syndicalisme de la kalachnikov » a fait des jaloux. Peuls et Songhaï, majoritaires, ont compris qu’ils avaient tout intérêt à prendre les armes pour obtenir des gratifications dans une région de chômage de masse.
    Mais un autre facteur a considérablement alimenté l’insécurité : le désarmement différé des groupes signataires. Prévu comme l’aboutissement final d’un interminable marchandage, il a favorisé l’apparition, au nom de l’autodéfense, de nombreuses milices tribales ou ethniques, en plus des milices touareg. Certaines se sont rapprochées des djihadistes pour se procurer des armes, d’autres simplement pour se protéger et parce que des raisons de solidarité communautaire pèsent plus que la distinction occidentale « laïcs-djihadistes ».

    La situation est d’autant plus problématique que l’accord d’Alger ne traite pas, pour l’avenir, les causes véritables de la rébellion du nord. A l’origine de la révolte de 2012, il y a l’opposition entre des Touareg nobles Ifoghas et le « tiers Etat » des Touareg tributaires, les Imghads. Le séparatisme des premiers résulte de la remise en question de leur autorité par les seconds. La démocratisation du Mali donne en effet progressivement le pouvoir aux Imghads majoritaires. Le séparatisme des Ifoghas, visait à maintenir leur pouvoir féodal et des trafics divers. En réaction, les Imghads, vassaux, ont formé leur propre groupe armé pro-Bamako. Une majorité de Touareg s’est déclarée loyaliste.
    Le compromis de 2015 a accordé des faveurs majeures aux leaders de groupes rebelles dont la seule légitimité est la détention d’armes. Selon l’ancien premier ministre du Mali, Moussa Mara, « l’une des conséquences de ces faveurs s’illustre dans l’exclusion de fait des autres composantes des sociétés civiles du nord et l’acceptation de la caporalisation de celles-ci par les groupes armés. On encourage ainsi la détention d’armes comme seul critère de représentativité… Nous avons progressivement mis les cinq régions du nord sous la coupe des groupes armés. Ceux-ci parviennent ainsi à obtenir pacifiquement ce qu’ils n’ont pu conquérir par la force. »
    Avantages indus aux milices
    Par ailleurs, l’opération « Serval », qui cherchait des alliés sur le terrain en 2013 pour combattre les djihadistes, s’est appuyée sur la milice des Ifoghas. En soutenant ainsi les séparatistes armés et en leur offrant même la ville de Kidal, au grand dam de Bamako, les Français ont commis une erreur lourde de conséquences et suscité l’indignation des populations maliennes qui suspecte désormais Paris de favoriser la partition du Mali. L’occasion a été manquée par la France en 2013 de désarmer ou de neutraliser tous les groupes armés sans distinction pour faire respecter le monopole de la force par un Etat démocratique. Il aurait alors fallu aussi traiter les doléances spécifiques des Ifoghas (leur reconnaître certains privilèges) ainsi que les droits du « tiers Etat », c’est-à-dire des Imghads et des anciens esclaves Bella.

    Enfin, le pari de l’accord d’Alger était d’ignorer les groupes djihadistes, espérant les marginaliser, et de considérer les seuls séparatistes comme des interlocuteurs politiques. Il aurait pourtant fallu traiter le cas particulier d’Iyad Ag-Ghali, qui n’était pas encore le chef terroriste irrécupérable qu’il est devenu. Il était naïf d’ignorer son pouvoir chez les Ifoghas, dont le groupe dominant est devenu le Haut Conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), islamiste, sorte de branche politique de l’ancien mouvement terroriste Ansar Eddine d’Iyad.

    Les erreurs se paient cher. Aujourd’hui, personne n’a réellement intérêt à l’application complète de l’accord d’Alger. Les groupes armés n’ont rien à gagner à un désarmement et à des élections libres qui entérineraient leur disparition comme minoritaires armés. Quant aux autorités maliennes, elles ont au moins quatre raisons de laisser traîner : l’impopularité d’un compromis qui accorde des avantages indus aux milices, le cessez-le-feu déjà obtenu vis-à-vis de l’armée nationale, l’objection de l’armée professionnelle à intégrer les ex-rebelles qu’elle considère comme des traîtres et enfin la reconnaissance d’une partition du pays.
    Il est donc urgent de réviser l’accord signé en 2015 en redonnant la primauté à l’Etat, en associant les diverses composantes de la nation malienne, sans pression extérieure d’acteurs bien intentionnés mais ignorant la complexité locale.
    MAUDIT SOIT LE JOUR OU IBK EST DEVENU PRESIDENT DU MALI…

  2. Peuple du Mali debout comme un seul homme demain Venderdi noua allons chasser Boua le ventru IBK de Koulouba ca il est nullard, mentallement incapable a cause de sa maladie Alzheimer double d’autisme.

  3. Merci pour ta sagesse contrairement à certains qui pour monter à koulouba sont prêts à verser le sang des Maliens !

  4. Bon dieu!!! l’ivrogne dormeur sort encore avec un autre plan. Beh ce mec se fou davantage du peuple où doit on ramené sous l’angle de la petite histoire? “Toto montres moi le tableau Toto montes sur le banc”. Alors à quand donc le processus du diagnostic de la cour constitutionnelle par des experts internationaux? IBfuck le soulard se moque vraiment des Pr Constitutionnalistes Nationaux comme lui il est français. De l’élaboration des TDR jusqu’à la validation du rapport de diagnostic constitutionnel, combien de temps est prévu? Juste un petit moyen pour lui irréfléchi même je dirais pour embobiner le peuple dans une patte roulante et d’ici là son mandat sera à échéance ou bien il aura le temps d’abandonner le pouvoir sous prétexte, Moussa Timbiné Béssé viendra donc aux commandes pour des mascarades électorales favorables à Karim Keïta

  5. Comme toujours Boua le ventru presente son discours vide, creux et sans merite, Boua le ventru a perdu toute credibilite devant la nation Malienne, l’Afrique et le monde entier. Il a trop longtemps trop menti, et trop vole, et tu es trop corrompu pour que le peuple Malien laisse cette occasion en or pour te mettre dehors demain VENDREDI. Jeter Manassa la sociere sous le bus n’arrange rien comme tu le sais car la meme Manassa a agi a ton nom et selon tes desirs Boua le ventru IBK en repechant les candidats a la deputation que tu as choisis pour l’Assemblee Nationale. Boua tu es Manassa et comme Manassa est toi Boua le ventru! Tous deux des corrompus, tous deux des charognards et tous deux des voleurs!

  6. Malgres les bas, IBK a su garder le Mali dans un Etat stable et a reussi a faire passer un accord, c’est un grand president,

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