Crise politico-securitaire au Mali : Les accords et les désaccords de Ouagadougou

16 Avr 2012 - 00:25
Mis à jour: 15 ans
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 A l’issue de deux jours de concertation avec le médiateur de la Cédéao pour la résolution de la crise politico-militaire au Mali, le président du Faso, Blaise Compaoré, les représentants du CNRDRE, de la société civile et de la classe politique se sont quittés sans parvenir à un accord capable de booster le processus de sortie de crise. Les uns et les autres s’étant campés sur leurs positions, la rencontre n’a pas, pour autant, comblé toutes les attentes. Lisez l’intégralité des conclusions de la rencontre !   [caption id="attachment_60649" align="alignleft" width="310" caption="Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, médiateur de la Cedeao"][/caption] DECLARATION SOLENNELLE DES FORCES VIVES DU MALI La Conférence des Forces vives de la Républiques du Mali, réunie à Ouagadougou, Burkina Faso, sous l’égide de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, Médiateur de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la crise malienne ; Saluant l’Accord-cadre du 6 avril 2012 sur la mise en œuvre de l’engagement solennelle du Président du Comité national de Redressement de la Démocratie et de la Restauration de l’Etat (CNRDRE) du 1er avril 2012 sur le retour à l’ordre constitutionnelle ; Déterminée à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord cadre du 6 avril 2012 par la mise en place des organes de transition ; Fermement engagée dans la recherche d’une solution durable au conflit dans le nord du Mali, adopte la présente Déclaration dont la teneur suit : 1 Sur la situation au Nord du Mali -    Exige la restauration immédiate de l’intégrité territoriale de la République du Mali ; -    Lance un appel pressant à la Cédéao et à la Communauté internationale, pour apporter une aide humanitaire d’urgence aux populations du nord du Nord du Mali, et les exhorte à leur fournir une assistance humanitaire accrue et à soutenir la création d’un fonds d’assistance humanitaire ; -    Recommande au Médiateur d’engager sans délai des pourparlers entre les groupes armés du Nord du Mali et les autorités de la transition dans le but de parvenir à une cessation des hostilités et au retour des réfugiés et des personnes déplacées ; -    En appelle à l’implication de la Cédéao, pour aider le Mali à restaurer son intégrité territoriale ; -    Lance un appel aux groupes armés du Nord du Mali à cesser immédiatement toute violence armée et toutes exactions et à rechercher plutôt les solutions à leurs préoccupations à travers les mécanismes républicains ; -    Rappelle aux groupes armés du Nord du Mali l’obligation de la protection des populations civiles et du strict respect des droits humains et les invite à arrêter immédiatement toutes les violences faites aux femmes et aux enfants ; 2 sur la gestion institutionnelle de la Transition Recommande, au regard des circonstances exceptionnelles, et dans le souci, d’une part, de la mise en œuvre efficace des organes de la transition conformément à la Constitution du 25 février 1992 et à l’Accord cadre du 6 avril 2012, et d’autre part, de la stabilité des institutions, que la question du Président de la Transition soit réglée conformément aux dispositions de l’Accord cadre ; Prenant acte de la démission du Premier Ministre, recommande la nomination d’un Premier Ministre conformément aux dispositions de l’Accord cadre du 6 avril 2012. L’acte formel de nomination sera pris par le Président de la République par intérim ; Recommande l’application stricte des dispositions de l’Accord cadre du 6 avril 2012 ; Préconise, dans le cadre de la mise en place du gouvernement d’union nationale de mission prévu par l’Accord du 6 avril 2012, la création de départements ministériels chargés des questions humanitaires et des questions spécifiques à la zone sahélo-saharienne ; Recommande que la durée de la Transition soit déterminée par le Cadre de concertation des Forces vives visé au point 3, en tenant compte de la restauration de l’intégrité territoriale et de l’évaluation technique du processus électoral ; Souligne la nécessité d’établir un fichier électoral sécurisé et accepté de tous, afin de garantir l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques ; Recommande que les principaux acteurs de la Transition (le président de la Transition, le Premier Ministre, les membres du gouvernement et les membres du CNRDRE ne soient pas candidats à l’élection présidentielle). Salue l’engagement renouvelé du CNRDRE à soutenir et à accompagner le processus de normalisation institutionnel ; Souligne l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités opérationnelles de l’armée pour permettre d’accomplir sa mission régalienne de défense du territoire nationale et de protection des personnes et de leurs biens ; Salue la contribution de la diaspora malienne aux efforts de recherche de la paix au Mali ; 3-Sur le Mécanisme de suivi et d’évaluation ; Recommande la création d’un Cadre de concertation des forces vives du Mali, placé sous l’égide du Médiateur, et chargé de veiller à la mise en œuvre de l’Accord cadre du 6 avril 2012 et de la feuille de route de la Transition ainsi qu’au fonctionnement régulier des organes de la Transition. 4-Remerciement La Conférence des Forces vives du Mali exprime sa profonde gratitude et sa haute reconnaissance à son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso et Médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, pour sa disponibilité, son hospitalité et pour ses efforts inlassables visant à ramener la paix au Mali et lui réitère ses encouragements pour la poursuite de ses efforts. Elle adresse également ses sincères remerciements au Président en exercice de la Cédéao, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, ainsi qu’à l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté pour leurs efforts continus en faveur de la paix au Mali. Fait à Ouagadougou le 15 avril 2012 La Conférence

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Commentaires (43)

User
stam
stam 15 ans
non de Dieu, au nom de quelle médiation ou de quel accord cadre, on va piétiner notre constitution. Qu'Alllah sauve la Mali de ces vautours. c'est une situation qui fait honte et nous ne faisons nullement honneur à nos aïeux qui ont bâti ce Mali de leur sang
Nuary
Nuary 15 ans
C'est franchement très dommage que toutes ces personnalités qui ont effectué le déplacement du Burkina Faso, ne soient pas parvenues à s'accorder sur l'essentiel au nom de l'intérêt général. Avait-on réellement besoin de tout ce temps pour sauver le Mali qui brûle? Avait-t-on effectivement conscience à Ouagadougou autour de la table de l'extrême urgence et de la gravité de la situation au Nord Mali? Assurément non! Autrement on aurait vivement évité au Peuple malien ces querelles de "chiffonniers" qui ne grandissent personne! Alors que faire? Il est grand temps qu'on soit réaliste et très pragmatique en dégageant très rapidement des solutions de sortie de crise pour le bien du Peuple malien. Il est impérieux de mettre de côté la défense des intérêts égoïstes et sordides et de ne viser que la libération totale des zones sous contrôle rebelles soit par le dialogue soit par la guerre. Une fois l'ensemble du territoire reconquis, le pays pourra se "tailler le luxe" d'organiser des élections générales, libres, démocratiques.
baambana 15 ans
Ca ne me fait ni chaud ni froid d'etre insulte. je veux simplement dire que ni la cedeao, ni la france et encore moins les usa ne viendront dans un pays aussi pauvre que le mali pour chasser les bandits du nord. si vous ne le faites pas vous meme ne vous enervez pas que les autres trainen le pied. si vous n'avez pas d'armee alors negocier avec les bandits point barre. cela dit ce n'est pas le moment de faire la danse du cadavre qu'est entrain de devenir le mali. les vautours de la republique veulent se depecer le pays. vous etes la a vouloir demander de l'aide. et bien, sachez qu'on aide quelqu'un qui s'aide soit meme. tant que vous n'allez pas commencer a combattre les bandits vous meme, personne, je dis bien personne ne vous aidera a le faire. personne
Ndy 15 ans
Capitaine, va au nord. Tu ne peux pas mélanger le pays pour soit disant réclamer des armes pour aller combattre au nord et vouloir t’assoir à Kati pour faire un soit disant ménage. Va faire ton boulot au Nord et laisse nous tranquille ici. Bientôt un mois que nos terres sont occupées et tu continue à faire la bamboula à Kati.
beltsville
beltsville 15 ans
pourqoui ira t-il au nord, allors qu'il y en revient. il faur qu'il soit a bamako pour surveiller les politiciens malpropres. les militaires iront au nord avec quls materiels?
Angaran
Angaran 15 ans
En effet, puisqu'il a donne tout son materiel de combat aux rebelles, il a les mains vides maintenant. :twisted: :twisted: :twisted: Heureusement que le Mali peut encore compter sur les groupes de combats songhois et touareg.
Kola
Kola 15 ans
www.ipetitions.com/petition/non-a-la-negociation-avec-le-mnla Faites savoir aux autorites maliennes que vous en avez marre des negociations unitiles et sans fins avec la rebellion. Signez cette petition pour vous faire entendre: Pas de negociation avec le MNLA qui ne controle rien sur le terrain. IL Y A CERTAINES GUERRES QUI DOIVENT ETRE FAITES. SI CELLE CI A LAQUELLE NOUS SOMMES CONFRONTES EN EST UNE, ALORS NOUS LA FERONT….
beltsville
beltsville 15 ans
allez rentres des usa pour faire cette guerre
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