Sécurité et protection civile : “Evitons de tendre des billets de banque et exigeons des reçus aux policiers ” indique le ministre

Dans sa volonté affichée de changement, le nouveau ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile a rencontré l'ensemble de la presse. C'était ce mardi 17 novembre dans la salle de conférence de son département. Sans langue de bois, il indique que les défis ne doivent pas nous faire peur. Qu'il faut des méthodes et des méthodologies, avoir une vision : comment et où voulons-nous aller ?

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Reforme du secteur de la sécurité : Le langage de vérité du ministre Salif Traoré
Le ministre de la Sécurité, le General Salif Traoré

Communicateur bon teint, le Colonel Major Salif Traoré indique que les médias doivent être des partenaires incontournables de son département. A cet effet, il attend d’eux une collaboration franche pour qu’ensemble nous puissions relever les défis auxquels notre pays se trouve confronté.
C’est face à un jeune ministre très décontracté et maîtrisant son domaine que nous nous sommes trouvés. Conscient de la situation actuelle du pays, il pense que les défis ne doivent pas nous faire peur. Il faut alors des méthodes et des méthodologies mûrement réfléchies pour parvenir à sa fin. Pour cela, indique-t-il, il faut une vision. Savoir comment ? Où voulons-nous aller ? D’où nous quittons ? Quel est notre objectif à atteindre ?
Pour lui, les forces de sécurité doivent tout d’abord se réconcilier avec les populations dont elles sont issues. A cet effet, il indique de ne pas fermer les yeux sur les faits, il faut plutôt les identifier et les gérer. Et d’ajouter : “Tout doit se converger dans ce sens. Il faut s’y mettre”
Pour avoir un résultat probant et pouvoir atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, le Colonel Major a rencontré les commissaires et les brigades avec qui les échanges ont été houleux mais dont le socle fut la VERITE. Pour lui, en matière de sécurité, il n’y a pas de questions partisanes, pas de politique. Aussi, pour mieux réussir sa mission, il a rénové avec un centre de communication où il y a un site web, trois unités spécialisées reparties entre la presse, les réseaux sociaux et l’audiovisuel.
Répondant aux préoccupations des journalistes, Salif Traoré indique qu’il faut des reformes du secteur de la sécurité. Elle est avant tout par et pour la population, a-t-il soutenu. Ainsi, il faut “Reprendre la sécurité du pays en main”. Pour ce faire, le ministre estime : “Les temps ont changé. Nous devons faire l’effort de changer. La sécurité n’est autre qu’une affaire nationale”.
Pour réaliser son rêve, il entend réconcilier les forces de sécurité avec la population qui, soutient-il, est insatisfaite de nos forces de sécurité. Parce qu’indique-t-il, “Le désamour peut entraver l’obtention de renseignements auprès de la population.”
Parlant du septentrion du pays, le Colonel Major est clair : “Il y a un manque de forces de sécurité au-delà des régions de Tombouctou et de Gao”, et pour le centre et le sud, “Elles sont présentes avec des difficultés en terme de maillage.”
L’actualité brûlante en matière d’identification n’a pas été occultée. Sur le sujet, le ministre martèle que l’affaire dite de passeport est réglée, pour la carte d’identité des actions concrètes sont en cours. Concernant la carte NINA, elle reste électorale jusqu’à preuve du contraire, soutient-il. En ce qui concerne les rackets et tracasseries, le Colonel Major pense que pour qu’il y ait un corrompu, il faut d’abord un corrupteur. Alors, dit-il : “Ayons un petit temps à défendre nos droits. Evitons de tendre des billets de banque et exigeons des reçus.”. En un mot, il veut indiquer que nous sommes tous à la base de cette corruption.
A bon entendeur, salut !
B. DABO

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1 commentaire

  1. Le Ministre a entierement raison qui dit corrompu, dit corrupteur , celui qui Donne l’argent doit être considere sur le meme pied d’egalite que celui qui Recoit c’est comme le voleur et le receleur c’est dans cette seule optique que l’on pourra lutter contre la corruption

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