2è congrès de l’ASMA-CFP : Sous le signe du rassemblement et de l’ouverture

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Le président de l’ASMA-CFP et actuel Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga
Le président de l’ASMA-CFP et actuel Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga

«A partir d’aujourd’hui, nous pouvons espérer que nous engageons une période nouvelle d’ouverture et de rassemblement. Je peux aussi peut-être dire qu’enfin, la main tendue du président de la République ne rencontre plus le vide», a déclaré le président de l’ASMA-CFP et actuel Premier ministre,  Soumeylou Boubèye Maïga à l’ouverture des travaux.

Les lampions se sont éteints, hier au palais de la Culture, sur le 2è congrès ordinaire de l’Alliance pour la solidarité au Mali (ASMA-CFP) qui a mobilisé des délégués venus de toutes les régions du Mali et d’ailleurs (Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana, France, Etats-Unis…). Deux jours durant, ils ont posé le diagnostic complet de l’état du parti, en évaluant le chemin parcouru, les résultats obtenus et les défis à relever.

Aussi, ont-ils mis en place un nouveau directoire qui devra inscrire ses actions dans une dynamique d’ouverture et de rassemblement des forces (patriotiques, démocratiques et républicaines) au service de la nation. L’idée d’aller à ce «front» a germé lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, où le président de l’ASMA-CFP et actuel Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a tenu un discours rassembleur, inspiré des interventions des représentants de différentes tendances politiques. C’était en présence des présidents des Institutions de la République, de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des partis amis et d’une foule de militants et sympathisants de l’ASMA-CFP.

L’occasion a, en effet, permis d’apprécier le niveau d’engagement des acteurs politiques (majorité et opposition) à transcender les divergences pour le bien du pays. La présence de l’Union pour la République et la démocratie (URD) à l’événement participait de cette volonté d’œuvrer pour un climat politique apaisé. Ibrahima N’Diaye, qui représentait le chef de file de l’opposition, n’a pas manqué de souligner les divergences, les différences et même les différends qu’ils ont aujourd’hui avec le pouvoir. Mais, a-t-il estimé, ce sont des questions qui doivent être gérées dans le futur.

«Je ne perds pas espoir qu’à l’occasion d’échanges et de dialogue, beaucoup de choses pourraient évoluer au profit du Mali», a-t-il dit. Mieux, son parti n’exclut pas la possibilité que les dignes fils de ce pays se retrouvent, dans les jours, voire les semaines à venir.

L’ADP-Maliba s’inscrit dans la même dynamique. Ce parti, à travers son président, Amadou Thiam, s’est engagé à continuer son combat dans le «sens de l’apaisement du climat social et la facilitation du dialogue politique national ».

Cette volonté commune affichée conforte, sans doute, le président de la République et le gouvernement dans leur quête de la stabilité. Soumeylou Boubèye Maïga, en tant que chef du gouvernement, ne pouvait que s’en réjouir. «A partir d’aujourd’hui, dit-il, nous pouvons espérer que nous engageons une période nouvelle d’ouverture et de rassemblement». Et de poursuivre : « je peux aussi peut-être dire qu’enfin, la main tendue du président de la République ne rencontre plus le vide». Il a réitéré la disponibilité et la détermination du chef de l’Etat à concrétiser le rassemblement et l’ouverture de la gouvernance du pays pour le service de la nation.

Pour Soumeylou Boubèye Maïga, il n’y a aujourd’hui aucune barrière objective entre l’ADEMA, l’ASMA, le RPM, l’URD, l’UDD et d’autres partis. Et, a-t-il estimé, «notre responsabilité historique, en tant qu’acteurs politiques, c’est de dépasser tout ce qui provisoirement et momentanément nous oppose et rassembler nos forces». Toute chose qui participe également à la consolidation des acquis démocratiques. A cet égard, l’ASMA se veut une nouvelle page d’une lutte très ancienne.

A l’occasion, Soumeylou Boubèye Maïga a aussi rendu un hommage appuyé au président de la République, tout en lui exprimant la gratitude de son parti pour la confiance renouvelée en sa personne pour conduire l’action du gouvernement. Nul doute que le président a vu juste, car Soumeylou Boubèye Maïga s’est montré à la hauteur des tâches à lui confiées. Ce qui lui a d’ailleurs valu les félicitations du président du RPM et de la coalition EPM (Ensemble pour le Mali). Dr Bocary Tréta a salué le courage, la persévérance et la combativité dont Soumeylou Boubèye Maïga fait montre à la tête du gouvernement.

A l’issue des travaux, le congrès a formulé des recommandations et mis en place un nouveau bureau pour les trois prochaines années. Les militants envisagent l’avenir de leur parti avec optimisme. Ils ambitionnent de bâtir un parti fort, respectueux de la diversité culturelle et ethnique qui caractérisent notre pays. «Un parti fondé sur la justice, la solidarité, le travail et résolument engagé pour la réalisation des aspirations légitimes des Maliens», selon Amadou Baba Cissé, 1er vice-président de l’ASMA-CFP.

Issa Dembélé

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1 commentaire

  1. Nous restions certains que, ce que pense le PM est un rêve pour le Mali d’aujourd’hui, car unir l’ensemble des partis issus du grand ADEMA-PASJ des années 1990 est aujourd’hui une équation impossible à cause de la grande fraction entre les ténors, ils se sont quittés après des trahisons, des méchancetés, des jalousies, des tricheries, des mensonges orchestrés pour détruire son prochain, on dirai qu’ils n’ont pas lutté ensemble contre la même dictature du Général Moussa TRAORE. Ils ont tous mis le matériel au devant de la raison, avec çà aucun groupe ne peut gagner un combat pour l’obtention d’un avenir radieux et charmant pour un pays. En outre, il ne faut perdre de vue que ce grand parti des années 1990 a dirigé le Mali façon très chaotique à l’image de ex-UDPM de Moussa TRAORE en pire, car quand on n’avait pas la carte de l’ADEMA à cette époque, on n’avait pas droit à quoique ce soit dans ce pays, les ténors de ce grand parti ont été plus que des dictateurs, à peine qu’ils ont pris le pouvoir après les élections de juin 1992, eux qui avait marché avec nous apolitiques et politiques d’autres partis main dans la main contre le régime dictatorial de Moussa TRAORE, nous ont tous ignorés en changeant de numéros de téléphone comme pour nous dire, nous ne sommes plus au même niveau, restez au bas de l’échelle car on n’a plus besoin de vous; c’était effroyable comme comportement, c’était ignoble, indigne, lâche, exécrable, inhumain, méchant, ils sont sans morale, ce qui reste certain, Allah paye tout ici bas de façon juste et dans une impunité totale, ils serons punis sans équivoque. Donc unir ces dérivés de partis issus du grand ADEMA est impossible aujourd’hui car chacun regarde l’autre en ch i e n de faïence, ils se regardent avec ironie et mépris, c’est dommage et très dommage, ils se sont émiettés à vie. Union est désormais bannie pour de bon, peut-être dans l’au-delà.

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