Accord politique : Une entente trouvée autour de l’essentiel !

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Le Premier ministre Boubou Cissé en train de signer le document
Le Premier ministre Boubou Cissé en train de signer le document

Dans le cadre de la mise en place d’un gouvernement de mission, le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a procédé à la signature d’un “Accord Politique” avec des regroupements et partis politiques hier jeudi à la Primature.  Ce sont donc les principaux axes de cet accord dont le futur gouvernement s’inspirera pour la mise en œuvre de ses actions  et faire sortir le Mali  de la crise multidimensionnelle à laquelle il fait face.  

Les regroupements et partis politiques ayant paraphé ledit accord sont : la plateforme Ensemble Pour le Mali (EPM), le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), la Coalisation des Forces Patriotiques (COFOP), la Coalition malienne pour le Développement (CMD),  la Coordination des Partis politiques non alignés, le parti  Yelema, le PUDS, la Coalisation main tendue pour un Mali prospère, le Parti social pour le Renouveau (PSR), le Parti africain pour le Développement (PADI) l’Intégration, APM-Mali Ko.

Agissant sur instruction du Président de la République, Ibrahim Kéïta, le Premier ministre a fait savoir que le Chef de l’Etat a voulu  un Accord politique avec l’ensemble de la classe politique en vue d’une collaboration plus volontariste dans la recherche des solutions à la crise qui secoue notre pays. A l’en croire, l’objectif n’est point d’annihiler l’opposition politique encore moins de créer les conditions d’un partage de gâteau“Il ne s’agit pas non plus de fuir les responsabilités qui sont les siennes, celles d’un Président démocratiquement élu, qui doit remplir sa fonction comme cela ressort du serment prêté devant la Cour Suprême le 4 octobre dernier”, a-t-il précisé.

Face à un ennemi à plusieurs visages, le Premier ministre a estimé qu’il est  temps que tous les fils et toutes les filles du pays accordent leurs violons pour le bonheur du pays. Car dira-t-il nos ennemis se nourrissent de notre division, de nos querelles de personnes, de nos intérêts partisans.

Par cet Accord politique, il affirme que nous avons là, une opportunité unique de bâtir un Mali nouveau, un Mali fort, un Mali plus démocratique, un Mali prospère, un Mali où les communautés retrouvent la confiance ancestrale qu’elles avaient les unes en les autres, un Mali où la prospérité profite à tous, un Mali véritablement uni où on ne parlerait plus ni du Nord, ni du Centre, ni du Sud, simplement de nos frères et sœurs, de nos villes, de nos campagnes où chacun se sentirait chez lui. “L’accord souhaite valoriser toutes les sensibilités politiques car, nous estimons que tous ceux qui sont présents à la présente cérémonie, ceux qui sont ailleurs, dans leurs bureaux, ceux qui sont au marché, les ouvriers sur les chantiers, les artisans dans leurs métiers, le soldat qui se bat au front, pour notre sécurité, etc. tous, ont en commun une chose : le bonheur de notre pays. Oui, le Mali, c’est notre patrimoine commun ; nous ne devons, sous aucun prétexte le laisser détruire”, a laissé entendre l’économiste de 42 ans.

Ainsi, il a fait savoir que le Président de la République invite tous les partis et regroupements de partis à adhérer à l’Accord politique de gouvernance qui a été signé indiquant par la suite que la cérémonie de signature  n’est pas la seule opportunité pour y adhérer et que ceux qui n’étaient pas présents lors de la signature, peuvent toujours marquer leur adhésion par une adhésion ultérieure. “L’accord n’est qu’un commencement, il ouvre le chantier bien plus grand de la recherche de la paix, des reformes politiques et institutionnelles et simplement, d’une meilleure gouvernance en perspective. Le Président de la République en est le garant et le gouvernement et moi-même, en serons les exécutants fidèles. Nous resterons debout sur les remparts et résolus de donner tout ce que nous avons à notre Mali.”

Nommé le 22 avril dernier, la liste des membres du gouvernement de Boubou Cissé se fait toujours attendre. Une situation dont est conscient le Chef du gouvernement, mais qui a fait savoir qu’il y avait des  préambules: ” Le Président de la République m’a chargé de former un gouvernement de mission ; je sais que beaucoup attendent impatiemment l’annonce de la liste des ministres ; cette annonce ne tardera plus. Il était important que nous prenions le temps de consulter, d’écouter et procéder aux choix qui conviennent aux circonstances actuelles.”

Prenant la parole au nom de l’ensemble des signataires, le Pr. Oumar Hamadoun Dicko a indiqué que la signature de cet accord constitue un grand moment d’histoire et d’espérance. “Les pays vivent souvent des convulsions fortes, mais les hommes et femmes de ces pays doivent avoir les ressources pour faire face à ces convulsions. Aujourd’hui ce n’est plus une question d’homme ou d’individu, mais c’est l’éternel Mali qui est en cause. Nous avons saisi une opportunité historique qui était la main tendue (celle du Président de la République, ndlr). Nous avons posé des conditions. Nous ne sommes pas totalement satisfaits, mais nous avons l’essentiel”, a-t-il déclaré.  

Alassane Cissouma

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5 COMMENTAIRES

  1. La base de toute action viable est axée sur la crédibilité des acteurs,surtout quand il s’agit de respecter le contenu d’un accord.
    IBK n’était plus CRÉDIBLE depuis qu’ il a fui sa responsabilité à la tête de l’ ADEMA-PASJ en le mettant sous la seule responsabilité de son mentor ALPHA OUMAR KONARE ,sauf pour ces milliers d’opportunistes ,analphabètes qui ont avalé ses justifications et ses promesses pour un Mali nouveau.
    Ensuite,sa transformation tout azimut en religieux très proche des milieux maraboutiques allant jusqu’à changer de langage avec pour seul objectif leurs suffrages.
    Après un quinquennat,on constate que tous les défauts que les maliens continuent à reprocher à l’ADEMA PASJ, qui n’est qu’ un SIGLE animé par des hommes politiques car jusqu’à présent on continue à accuser ce parti de tous les péchés du monde tout en supportant IBK ,restent présents dans le fonctionnement de la présidence de celui qui était le président de l’ ADEMA-PASJ pendant ses moments de gloire doublé de la fonction de chef de gouvernement.
    En 2013,des paroles fortes ont été prononcées par le candidat IBK notamment la lutte contre la corruption et permettre aux maliens de retrouver leurs honneurs.
    ON VOIT BIEN QUE LES PROMESSES NE SONT PAS TENUES,QUE ÇA N’A PAS EMPÊCHÉ L’HOMME DE DEMANDER UN SECOND MANDAT.
    La crédibilité est où après plus de vingt-cinq ans de vie politique au plus haut sommet de L’ÉTAT .
    L’inexistence de cette crédibilité explique la réticence tout à fait compréhensible de certains acteurs politiques ,dont certains ont vécu dans leurs chaires le comportement indigne d’Ibk,à participer à la mise en oeuvre de cette feuille de route signée par les représentants des regroupements politiques.
    CE N’EST PAS DR BOUBOU CISSE LE PROBLÈME,MAIS SON PATRON.
    Les ministres sont des marionnettes dans les mains du CLAN présidentiel piloté par Mme IBK .
    Le plus docile des ministres est devenu le chef de gouvernement.
    On comprend le gros risque qu’ a pris certains pour accompagner ce pouvoir nullement intéressé à AIDER le MALI à s’en sortir.
    La déception est au bout puisque le CLAN présidentiel constituera à privilégier ses intérêts contre l’ application de la feuille de route d’où la nomination du ministre le plus docile comme chef de gouvernement sans l’ accord des protagonistes de la négociation comme prévu par IBK.
    On aurait voulu la nomination d’un chef de gouvernement consensuel permettant de faire confiance à ce pouvoir discrédité.
    CE SONT LES HOMMES QUI COMPTENT,PAS UNE FEUILLE DE ROUTE.
    Tout à échouer depuis la nomination unilatérale du premier ministre .
    On parle des prérogatives du président de la république .
    Le président est il obligé de travailler avec l’opposition pour faire fonctionner convenablement L’ÉTAT?
    S’il y est obligé,n’est ce pas le signe d’une incapacité à conduire seul les affaires publiques?
    Dans ce cadre,il est obligé de PARTAGER le pouvoir,pas D”ASSOCIER .
    ASSOCIER,c’est quand on a la légitimité de conduire les affaires,qu’ on maitrise la situation,mais qu’ on veut élargir la base sociale pour faire passer rapidement certaines réformes.
    PARTAGER,c’est quand on a perdu la confiance du peuple,qu’ on est obligé soit de démissionner,soit de faire appel à l’opposition au chevet du pays.
    Qui peut nier qu’ IBK a perdu la confiance du peuple?
    Il doit PARTAGER le pouvoir.
    PARTAGER,c’est:
    -Soit donner la primature au chef de fil de l’opposition .
    C’est arrivé dans certains pays.
    On a vu Gbagbo obligé de travailler avec le chef rebelle pour faire fonctionner L’ÉTAT.
    -Soit désigné un chef de gouvernement consensuel.
    Avec Dr boubou CISSE comme premier ministre ,fidèle parmi les fidèles de ceux qui sont les vrais responsables de l’ échec incontestable du quinquennat d’Ibk,le Mali ne peut pas se sauver quelqu’ en soit la qualité de la feuille de route.
    OSER LUTTER ,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  2. Les voleurs sont des différentes catégories . On ne saurait parler de corruption , mais de brigandage au Mali. Le vol son auteur se cache pour le prendre , alors que ceux qui sont en cause au Mali, en commençant part IBK lui même , le font à visage découvert . Alors ils ne sont pas des voleurs , mais des brigands , qui n’ont peur de rien , parce qu’il n’y aura pas de poursuite judiciaire .

  3. Merci M. Kassim . Sauf que tu ne comprends toujours pas le mécanisme de fonctionnement de l’administration malienne . Le vol d’argent est autorisé depuis l’arrivee d’IBK au pouvoir le 04 Août 2013. De cette date à nos jours personne n’a été même poursuivie à fortiori condamnée pour vol de somme d’argent public . Mieux que ça , son fils Karim KEITA est le parrain de ces réseaux mafieux . Cette garantie par le fiston national, encourage les délinquants au col blanc, d’operer a leur guise en toute impunité .

  4. Le PM Boubou CISSE signé l’accord politique avec des regroupements de partis politiques ? Ça fait vraiment rire . Comment pourront ils sauver le Mali ? Ce PM aura le plus court séjour à la primature . Bien que faisant parti lui même du système IBK , s’agissant de la mauvaise gouvernance, le pays continuera à souffrir et le peuple souverain serait obligé de réagir . Il ne pourra rien faire , même s’il s’agit du partage du gâteau . En tant qu’un complice actif du système , la sagesse commande à Boubou CISSE de se démettre . Ces hommes politiques affamés ne pourront rien faire , ils seront tous y compris IBK chassés du pouvoir par le peuple.

  5. Le groupe Niogolon 2019 de Boubou Cissé

    Un Accord politique avec des hommes et femmes représentant des formations politiques qui n’existent que de noms et qui n’ont aucune base électorale fiable et avérée, c’est la nouvelle trouvaille théâtrale de Boubou Cissé le nouveau premier ministre malien à la recherche de ministres pour constituer un gouvernement « d’union nationale » selon IBK.

    La nation malienne est constituée des populations et ces populations accordent leur crédit et leur confiance à des partis politiques lors des élections générales.

    Les hommes et des femmes qui n’ont aucune base électorale avérée ne peuvent pas se targuer de signer quoi que se soit au nom d’une nation, au nom des maliens puisqu’ils ne les représentent pas.

    Donc ce qu’a signé Boubou Cissé à la primature hier jeudi 2 mai 2019, ce n’est pas un accord politique pour unir le Mali c’est un accord politique de façade qui n’a aucune substance nationale fiable car la panoplie de politiciens qui l’ont signé ne représente pas le peuple malien sur le plan électoral.

    Ils représentent eux mêmes.

    Si Boubou croient que cela va l’aider à avoir une adhésion populaire et nationale derrière lui il se met tout seul le doigt dans l’œil.

    Pour avoir une adhésion populaire il faut qu’il s’attaque aux préoccupations du peuple malien.

    Ces préoccupations sont claires et nettes: sécurité, emploi, pouvoir d’achat, éducation, santé, développement des infrastructures routières, électricité, logement, transport, cadre de vie, télécommunications, etc.

    Il faut un gouvernement de travailleurs honnêtes et dévoués au pays qui ne volent pas l’argent public et privé et qui ne font pas semblant de travailler pour le Mali.

    Il faut un renforcement de l’armée et des services de police du pays par l’équipement, la formation continue, le logistique, le renseignement, la bonne gestion des carrières et des avancements en grades ainsi que la discipline et le sens du service pour le Mali.

    Il faut une lute implacable et sans merci contre la corruption et le gaspillage des ressources financières et matérielles de l’état malien.

    Il faut des hôpitaux dignes, bien équipés avec un personnel soignant et des médecins bien qualifiés ainsi que des médicaments adorables.

    Il faut des usines et des entreprises privées et publiques pour résorber le chômage de masse des jeunes maliens et leur donner espoir de pouvoir vivre dignement du fruit de leur labeur.

    Il faut des écoles, des lycées, des universités, bien équipées en laboratoire, en ateliers, en bibliothèques, en salles de classes suffisantes ainsi que des professeurs bien formés et des programmes d’études bien adaptés au marché du travail pour assurer une bonne éducation et un espoir de retrouver de l’emploi pour des millions de jeunes maliens.

    Il faut des routes goudronnées, des chemins de fer pour réduire le coût du transport dans le pays et faciliter le déplacement des personnes et des marchandises dans un pays vaste, de l’électricité à un prix adorable, de l’eau potable partout.

    Pour faire tout cela, il suffit de bien gérer l’argent public et mettre fins aux vols des ministres, du président de la république, des fonctionnaires, des agents des collectivités locales, des hauts gradés de l’armée, de la gendarmerie, de la police, des douanes, des impôts, des finances, des commerçants par les surfacturations des marchés publics, les exonérations inutiles, les pots de vins, les trafics de terrains et du foncier, etc.

    Pour mettre fin au vol de l’argent public il suffit d’être courageux et de faire actionner le justice du pays en obligeant les juges de comparer les salaires de chaque ministre et fonctionnaire ou agent public avec les biens immobiliers et mobiliers qu’ils possèdent.
    Comment des fonctionnaires qui ont moins de 400 000 FCFA par mois de salaires peuvent-ils avoir des villas de 50 000 000 de FCFA en moins de 10 ans de service où plusieurs villas et vergers de plusieurs dizaines de millions en une carrière?

    Comment peuvent-ils envoyer leurs enfants dans les universités canadiennes et américaines avec des frais d’inscription de plus de 20 000 dollars US par an?

    Comment peuvent-ils assurer leurs frais de santé et d’hospitalisation au Maroc, en Tunisie, en Turquie, en France, etc?

    Comment peuvent ils tous les temps envoyer leur femmes accoucher à Miami, Milan, Paris, Washington et Philadelphie?

    Comment peuvent ils circuler dans des véhicules 4×4 de plus de 40 millions de cfa?

    Voilà la réalité du Mali d’aujourd’hui.

    Et face à ces voleurs de la nation, c’est la misère populaire partout au Mali, c’est les maladies partout, c’est des routes défectueuses partout, c’est des enfants mal formés ou déscolarisés partout, c’est l’obscurité partout en absence d’électricité à un prix adorable ou des délestages de l’EDM faute de production d’électricité suffisante pour le pays, c’est l’insécurité partout, c’est l’injustice partout, c’est la poussière partout, c’est les mouches et moustiques partout.

    Ce mal populaire, le peuple malien le vit dans sa chair et tous les jours.

    Ceux qui se sont rassemblés devant Boubou pour signer son papier du grand théâtre Niogolon 2019, ne représentent pas les maliens, ils représentent eux-mêmes et n’ont rien à faire des problèmes du Mali, ils cherchent juste des postes ministériels et autres avantages indus pour continuer à voler l’argent public du Mali comme par le passé.

    Donc attention Boubou, ton grand théâtre n’est pas la solution que le Mali attend d’un premier ministre pour sortir de la crise.

    A bon entendeur…

    … Salut

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