Bttar samedi au lancement de l’Umam à Ségou

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Décidément Jeamille Bittar, premier vice-président du PDES et non moins président d’honneur de l’Union des Mouvements et Associations pour le Mali (UMAM), est résolument engagé dans la campagne pour la présidentielle d’avril 2012.  Après le lancement officiel de son mouvement, le 22 octobre dernier, au Palais de la culture, qui a provoqué la crise de leadership que l’on connait aujourd’hui au PDES, Bittar et ses lieutenants ont mis le cap sur Ségou. Dans la capitale des Balazans, c’est un appel que Bittar a lancé à la jeunesse du Mali afin qu’elle se mobilise autour de lui pour la conquête du pouvoir. Pour lui, l’heure de la jeunesse est afin arrivée. C’est pourquoi, ses partisans avaient comme slogan : "l’histoire se joue maintenant pour un Mali émergent avec Jeamille Bittar».

Malgré les consignes de boycott données aux militants du PDES par son point focal Djibril Tall et cela conformément aux directives de la lettre circulaire du secrétaire général du parti, Maharafa Traoré, qui a mis le feu aux poudres, le lancement de l’Union des mouvements et associations pour le Mali (UMAM) à Ségou a été, comme celui de Bamako, une véritable démonstration de force réussie. De nombreux militants ont bravé la menace de sanction disciplinaire pour se mobiliser derrière Bittar. Celui-ci a été accueilli comme un roi qui venait de conquérir la ville de Ségou à travers un cortège assez impressionnant comprenant véhicules, motos et chevaux.

C’est dans la salle de cinéma Meru Ba pleine à craquer que le meeting de  lancement a eu lieu dans une ambiance festive où les troupes musicales (Sali Sibidé de Wassoulou, Gaoussou Papa Diarra dit Pèkélé de Ségou, Sékouba Koné de Markala et bien d’autres venus de Macina et de San) ont rivalisé pour entretenir une foule en liesse venue des quatre coins du cercle de Ségou. A ceux-ci s’ajoutaient les militants et sympathisants de San, ville natale de Jeamille Bittar, de Macina et de Bamako. Dans ce bain de foule où l’atmosphère était bon-enfant, on pouvait lire sur des banderoles et des t-shirt : "L‘avenir se joue maintenant pour un Mali émergent avec Bittar".

Pour cette cérémonie, l’enfant de "San toro ni kara" était entouré, à la première loge, par son lieutenant, le lance de fer de la jeunesse, Amadou Goïta, et par certains de ses amis et compagnons de toujours dont Sory Moro et Aboubacar Fofana dit Pélé, tous deux opérateurs économiques.

En plus des militants et sympathisants du PDES tendance Jeamille Bittar, d’autres représentants de partis politiques comme l’ADEMA, l’URD, le CNID, le RPM, la CODEM et l’UDD sont venus, par leur présence, répondre à l’invitation de l’UMAM. C’est devant ce beau monde que le président de l’UMAM de Ségou, Ibrahim Cissé, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à l’assistance, avant d’assurer Bittar qu’il peut toujours compter sur Ségou.

Ecrire une nouvelle page de l’histoire politique avec Bittar

Ensuite, l’honneur est revenu au président national de l’UMAM, qui, dans une intervention assez éloquente, a déclaré qu’ "avec Bittar, c’est désormais une nouvelle page de l’histoire politique du Mali qui va s’ouvrir au grand bonheur de la jeunesse malienne". Car, pour lui "Bittar est une référence et l’espoir de toute une génération de jeunes qui doit se battre pour conquérir le pouvoir". C’est pourquoi, il a appelé à une union sacrée autour de Bittar. Pour Amadou Goïta, Jeamille Bittar est aujourd’hui l’homme politique qui se trouve, mieux que quiconque, sur les traces du président Amadou Toumani Touré dans le cadre du développement du pays. Et cela, pour avoir largement contribué, de 2002 à nos jours, au rayonnement du secteur des opérateurs économiques, pilier de la prospérité pour toute la nation, à travers l’assistanat et la construction d’un cadre de travail adéquat à travers les Chambres de commerce et d’industrie dans les régions du Mali.  Cette thèse de Goïta a été corroborée par le porte-parole des commerçants détaillants de Ségou, Sory Daou, qui a salué le sens du combat de Bittar pour la cause des opérateurs économiques pour leur épanouissement.

Prenant la parole pour une intervention tant attendue par tous, Jeamille Bittar n’a eu qu’un seul mot face à la mobilisation des ségoviens pour sa cause: «Merci». Ainsi, il a promis de revenir prochainement dans la capitale des balazans avec une autre casquette. Mais avant, Bittar a  lancé un appel à la jeunesse du Mali afin qu’elle se mobilise autour de lui pour la conquête du pouvoir. Pour Bittar, l’heure de la jeunesse est afin arrivée.        

 

Alassane DIARRA

 

Envoyé spécial

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