Le Docteur Gangle : Le vieux Ganglè réagit au sujet du 17ème sommet de l’UA

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Také : le 1er juillet 2011, les rideaux sont tombés sur les travaux du 17ème sommet de l’UA. Cette rencontre a été l’occasion pour nos chefs d’État de passer en revue plusieurs dossiers comme l’environnement, la sécurité et surtout le problème de la Lybie. Mais, les traditionnelles divergences existent toujours. Peut-on parler de succès?

 

Ganglè : Ce 17ème sommet réunissant les chefs d’État de l’Union Africaine (UA) a été un fiasco. Il fallait s’y attendre. Parce que comme d’habitude, les sommets de l’UA se résument à des rencontres stériles. Nos dirigeants vont dans un pays pour bouffer, trinquer et rire de l’Afrique. Dès la fin du sommet, les dossiers sont oubliés au fond des sacs. Voilà comment ça se passe, depuis le début à nos jours. Mais cette fois, les choses se sont empirées par une nouvelle situation. Il s’agit de la quête du profit lié à quelques nouveaux fonds promis par l’Europe. C’est du leurre.

Ainsi, nos dirigeants préfèrent se contrarier ouvertement et se positionner contre l’Afrique, par peur de vexer les donateurs. C’est inadmissible! La semaine dernière, dans la capitale équato-guinéenne, Malabo, on a été ridiculisé. Ils n’ont fait que des allusions sur le problème de la Lybie avec des points de vue divergents. Personne n’a qualifié «de crime de guerre» les exactions de l’OTAN sur la population civile libyenne, encore moins les armes larguées par la France aux prétendus rebelles qui continuent à tuer. Or, nous faisons face à un terrorisme occidental très grave. Les organisations européennes et Human Right Wash savent compter rapidement les morts lorsque Kadhafi en est l’auteur. Mais chaque fois que l’OTAN commet des tueries odieuses des civiles, on nous fait croire qu’ils font des recherches pour connaitre le nombre et les circonstances des victimes. Il n’y pas de suite!

 

Les forces de l’alliance ont plusieurs fois bombardé en Lybie des quartiers résidentiels bien peuplés. Au lieu de se limiter à des critique sur les mandats d’arrêt émis contre Mouammar Kadhafi et son fils Seif El Islam pour de présumés massacres, nos présidents devaient demander à la Cour pénale internationale de juger les auteurs de ces boucheries. Nous avons là un nouvel aveu de faiblesse de l’UA. Au sujet de l’environnement, on n’a parlé que du fonds vert promis à l’Afrique pour faire face à la pollution. Pourtant depuis le sommet de Cancun, toutes les personnes avisées savaient que cette promesse était creuse et qu’elle sera sans suite. C’est de la poudre aux yeux! La preuve est que jusque là nos États n’ont pas reçu un kopeck.

 

D’ailleurs, on leur demande de contribuer en mettant d’abord la main à la poche. Il fallait voir les visages de nos dirigeants en apprenant cette conditionnalité posée par les soi-disant maitres du monde. Certains avaient l’air de pleurer. Ho ho, ça fait rire. Quant à la lutte contre l’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), les États africains concernés se sont mis sous l’ordre de la France à cause du fonds promis par celle-ci dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. C’est au nom de cette lutte que l’armée mauritanienne fait souvent des incursions sur le territoire malien, en tuant plus d’innocents que de bandits. Les officiers ne font que compter les morts pour communiquer le nombre à la France dans le but de montrer qu’ils sont toujours prêts à tuer.

 

L’UA n’a aucune force sur la planète. Nos chefs d’État doivent cesser de se rebaisser. Ils doivent se débarrasser de leur frilosité. Car après Kadhafi, je ne vois pas lequel d’entre eux pourra échapper à l’enfer des impérialistes. Také, ferme ton appareil, on se verra la semaine prochaine, plaise à Dieu.

 

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