CMP : Difficile jeu d’équilibre entre l’ex-PM et ses camarades

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Moussa Mara
Moussa Mara

Le climat de confiance n’est plus en sainteté dans les partis qui se sont engagés à soutenir le projet présidentiel d’IBK. Les caciques de la CMP conduite par Boulkassoum Haïdara et l’ex-Premier ministre Moussa Mara se tirent à boulets rouges.

 

Après avoir réussir à déloger le président du parti Yéléma de la Primature, la Coordination des partis politiques de la majorité présidentielle est confrontée à une véritable crise de confiance entre les différentes composantes.

Ce difficile jeu d’équilibre est conjugué d’un côté par les caciques de cette alliance conduite par son président Boulkassoum Haïdara, de l’autre l’ex-Premier ministre Moussa Mara. Les deux parties mènent une lutte de leadership au sein de la coordination de la majorité présidentielle pour une place dans le cercle fermé du président de la République.

Selon des sources bien introduites, chacun cherche à se faire entendre dans sa différence, sans pourtant aborder en filigrane les problèmes auxquels la majorité fait face.  D’où l’engagement de l’ex-Premier ministre Moussa Mara pour la constitution d’un groupe d’intellectuels pour suivre la mise en œuvre de l’accord d’Alger.

Le volontarisme manifeste du président du parti Yéléma sonne mal dans l’oreille de certains élus, cadres et barons de la mouvance présidentielle. La raison est toute simple, ce dernier après avoir été éjecté de son poste de Premier ministre est en train de jouer à un jeu que ses camarades de la mouvance qualifient de douteux.

Car la démarche pour la création de ce groupe d’intellectuels est faite de manière solitaire et beaucoup de barons de la mouvance pensent qu’il a une idée non élucidée derrière ses intentions.

Ce qui irrite de plus les barons de la CMP est que Mara veut se baser sur certains élus de la majorité pour lancer son groupe d’intellectuels.

En tout cas si la volonté de l’ex-PM se confirme, elle contribuera à affaiblir la CMP déjà ruinée par des opportunistes dans sa mission à assurer le leadership des partis qui ont accepté de soutenir IBK.

Bref, il s’agira de coup politique, mais le message du président ne passera pas dans la réalité des faits. Puis que les organisations lancées après la signature de la convention de la CMP n’ont pas contribué à améliorer le système.

Bréhima Sogoba

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3 COMMENTAIRES

  1. Mara a raison. La creation d’un tel groupe d’intellectuels pour la mise en oeuvre de ces accords est capitale. Elle permet une reflexion mure et avertie pour eviter les pieges, car les etapes a venir sont tres capitales dans l’interpretation de certaines lignes ambigues du document. Dans les prochaines etapes, l’interpretation des bandits ira toujours dans le sens de l'”autonomie”, et meme de l'”independance” deguisee. C’est bien la une justification, par anticipation de l’avis de Mara.
    La CMP(et le RPM) restent malheureusement cloisonnes dans leur vision limitee de la gouvernance, une vision qui resume tout a des questions de places, de postes, et que sais-je encore. Il s’agit plutot d’anticiper, et de multiplier les chances pour notre pays dans les etapes futures relatives a la mise en marche des dispositions de l’Accord. Merci !

  2. il n’ont pas confiance en eux même ou ils cachent quelque chose dont Mara détient le secret.
    Car à chaque fois que Mara parle ou pose un actes on a l’impression que sa provoque une panique générale au sein de la majorité présidentielle.

  3. il n'ont pas confiance en eux même ou ils cachent quelque chose dont Mara détient le secret.
    Car à chaque fois que Mara parle ou pose un actes on a l'impression que sa provoque une panique générale au sein de la majorité présidentielle.

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