Marchés de routes passes de gré à gré : Le président de la plateforme de lutte contre la corruption enfonce le ministre Dabo

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Le 18 mai dernier, l’inspecteur de trésor, Issa Synayoko, a adressé une lettre ouverte au Premier ministre dans le but d’annuler trois marchés publics de 140 milliards F CFA. Dans un article de presse publié dans un journal de la place, le ministère des Infrastructures a démenti les révélations de l’affaire de « Passation par entente directe de marchés ». Le département a également promis de poursuivre M. Synayoko pour diffamation devant la justice. Sans surprise, Issa Synayoko, inspecteur de trésor et président de la plateforme des organisations de la lutte contre la corruption, a publié ses preuves.

 

L’inspecteur Synayoko estime que le jeu de la concurrence, principe fondamental du cadre de passation des marchés publics, n’a pas été respecté par une passation sur entente directe. Selon lui, à hauteur d’une centaine de millions, le marché doit être octroyé sur appel public. Il avance que l’appel doit être public et international car les montants sont à hauteur de plusieurs dizaines de milliards.

A en croire l’inspecteur, l’entente directe dans l’octroi de marché est possible dans un cas d’extrême urgence, ce qui n’était pas le cas pour lui, car aucun des travaux n’a jusque-là démarré. « Deux mois après le contrat, rien n’a démarré», révèle-t-il. Aussi le cas de spécificité des travaux et l’entreprise qui doit exécuter les travaux. Selon lui, ils sont très nombreux à travailler dans l’infrastructure routière. « Il fallait permettre à toutes les entreprises de la place à participer à l’appel », a-t-il préconisé.

« Nous ne demandons pas la tête de X ou Y mais nous voudrions que les intérêts de notre pays soient sauvegardés. Nous ne voulons du mal à personne. Nous demandons juste à l’autorité de régulation des marchés publics de revoir le cas de ces 3 marchés passés illicitement. Et nous pensons que tout le monde a le droit de faire des dénonciations par rapport à une passation de marché », a expliqué Issa Synayoko.

En ce qui concerne les arguments du département qui expliquent que ces dossiers ont été validés par un conseil de ministre, Synayoko riposte : « c’est une loi qui a été violée ». Il invite donc l’autorité de régulation des marchés publics à revoir le cas des trois marchés octroyés aux entreprises (Covec et EGK) à hauteur de 140 milliards de F CFA.

Koureichy Cissé

 

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