Crise politique au Mali: la majorité présidentielle à la rencontre du mouvement contestataire

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Au Mali, va-t-on vers un dialogue entre les deux parties opposées depuis le début de la crise politique et sociale ? Mardi, les leaders du M5, le mouvement contestataire qui réclame la démission du chef de l’État, et les représentants de la majorité présidentielle se sont rencontrés à Bamako. C’est une première. A ce stade aucune proposition concrète n’est encore sur la table mais un cadre de dialogue semble avoir été instauré.

La rencontre n’a duré qu’un peu plus d’une heure mais a mobilisé de nombreux leaders politiques du pays. Pour la première fois depuis le début de la crise malienne, la majorité présidentielle a rencontré ce mardi 23 juin le M5, le mouvement qui depuis le 5 juin réclame la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta. Côté majorité, tous les ténors ont fait le déplacement, « une trentaine » selon l’un des représentants de l’opposition qui a assisté à la rencontre. Une rencontre qui s’est déroulée en l’absence de l’imam Dicko, qui avait rencontré la majorité dimanche selon une source officielle.

Aucun schéma de sortie de crise se semble avoir été proposé ce mardi mais il existe désormais « un canal de discussion et d’échange qui s’est ouvert » admet l’un des membres du M5. A la sortie, les deux parties ont promis de se revoir.
Se mettront-elles d’accord sur la nomination d’un nouveau gouvernement ? Sur une dissolution de l’Assemblée nationale ? Ou sur l’organisation d’élections législatives partielles là où il y a eu un contentieux post-électoral, comme le préconisait la Cedeao dans son communiqué la semaine dernière ?

Pour l’heure, aucune date pour une prochaine rencontre n’a été arrêtée.

SOurce: http://www.rfi.fr/fr/afrique

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5 COMMENTAIRES

  1. Je suis tres fier de voir le comportement de ce gouvernement, qui est toujours a l’ecoute de tous les parties du Mali.

  2. Il s’agit ici de deux groupes aux objectifs différents ou même opposés. Il y a les djihadistes qui, grâce à leurs bras armés sévissant au Nord et au Centre, pensaient rapidement vaincre militairement l’état malien. Comme la guerre jure en longueur avec beaucoup d’entre eux envoyés à l’enfer par l’armée malienne et la force Barkane, ils veulent accélérer la défaite du système démocratique (imparfait certes mais mieux que ce qu’ils proposent), en créant le chaos dans les villes afin d’ouvrir un boulevard pour leurs amis.
    Le deuxième groupe est constitués d’opportunistes politiques qui ne mesurent pas le danger de leur collaboration avec des djihadistes. Ce qui est arrivé au MNLA devrait être une leçon pour eux. Ils sont des jouets dans la main de Dicko qui les utilise comme des “idiots utiles” afin de cacher les vraies raisons de ses agissements. Ils commettent la même erreur qu’IBK c’est à dire utiliser la religion pour accéder au pouvoir. La plupart d’entre eux partagent la même responsabilité de la mal gouvernance avec IBK. Quelques uns d’entre eux ne savent pas travailler dans leur domaine de formation.Ils ne sont capables que de la bureaucratie et de la politique. Quand ils sont sevrés de la marmite publique, ils crient comme des fous. Ils sont capables de s’allier avec le diable pour avoir où mettre leur tête. Parmi eux, il y a ceux qui sont mécontents, parce que frustrés. Personne ne doit dire qu’il est normal q’une cour constitutionnelle élise 30 députes. Si les opérations ne se sont pas bien déroulées il faut améliorer l’organisation et laisser le choix au peuple.
    Enfin, je dois dire que l’état gère mal les revendications les crises sociales. Les articles de lois sont écrits aussi clairement que possible de sorte que leur lecture soit facile à tous. Il ne faut dire que les autres ne savent pas lire. Cette attitude est une arrogance qui ne construit pas la paix.

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