Bonne gouvernance au Mali : Le 1er rapport de la section des comptes depuis l’indépendance présenté aux étudiants

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Dans le but d’instaurer un dialogue entre les universitaires et les praticiens pour une plus grande compréhension du contenu du rapport de la section des comptes de la cour suprême de l’exercice 2012, le GSB a initié un débat public à la FASEG. Présidé par Ibrahim Traoré, conseiller technique au ministère de l’économie et des finances, le débat public a enregistré la présence de Winnie Estrup Petersen, ambassadeur du Royaume du Danemark au Mali et de Kouloussama Goïta, Président de la section des comptes de la cours suprême. Winnie Estrup Petersen a salué la section des comptes pour son premier rapport depuis l’indépendance du Mali. Elle a félicité le GSB pour son initiative de vulgariser ce rapport, surtout dans le milieu universitaire. Elle a annoncé l’engagement du Danemark à soutenir toutes les actions qui concourent à la transparence dans la gestion des fonds publics au Mali. Pour sa part, Ibrahim Traoré, représentant du ministre de l’économie et des finances, a rappelé que les opérations budgétaires  de l’Etat sont soumises à trois types de contrôles à savoir le contrôle administratif, le contrôle juridictionnel et le contrôle parlementaire. Selon lui, le contrôle juridictionnel est confié à la Section des comptes de la Cour suprême. Il a ajouté que la pratique de la bonne gouvernance implique l’idée de redevabilité des gouvernants aux gouvernés. «De ce fait, les opérations de l’Etat sont soumises au contrôle juridictionnel sous l’œil vigilant de la société civile», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que l’objectif visé par le débat public est de contribuer à la vulgarisation du rôle de la section des comptes de la cour suprême et les recommandations du rapport de l’exercice 2012. Sous l’œil vigilant de son président, Moctar Koné de la section des comptes de la Cour suprême, a fait l’économie du rapport de 97 pages, avant la séance des questions-réponses. «La Section des comptes de la cour suprême existe bien avant les indépendances, mais n’avait pas les moyens de sa politique. C’est seulement en 2012, qu’elle a pu produit son premier rapport avec l’appui financier de la banque mondiale», a indiqué Kouloussama Goïta.

Assane Koné

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