Fragilisation du pouvoir IBK : Le risque avéré du diktat de la rue

9

Sous la pression populaire fortement soutenue par certains leaders religieux, IBK a fini par lâcher son cinquième Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga. Un fâcheux précédent, s’il en est, qui risque de faire tâche d’huile.

 

maliweb.net Même si le locataire du palais de Koulouba avait, un moment, donné l’impression d’une certaine solidarité à l’égard de son chef du gouvernement bruyamment contesté, il a fini par mesurer la gravité de la situation.

La pression déclenchée par certains leaders religieux, amplifiée par des regroupements politiques, ont failli entraîner un renversement du régime IBK. Et les pancartes et slogans hostiles au chef de l’Etat étaient visibles et attestaient d’un rejet populaire du pouvoir. Mais les manifestants donnaient l’impression d’un marchandage à minima : obtenir au moins la tête du chef du gouvernement ou, au cas extrême, déclencher un mouvement insurrectionnel contre le maintien en place du dépositaire du pouvoir.

La preuve, on a vu des milliers de jeunes scander le départ d’IBK et certains d’entre eux ont tenté, sans succès, une mobilisation en direction du palais de Koulouba. Ce qui a ému le dispositif sécuritaire mis en place, qui a réussi à disperser les foules et empêché que le mouvement dégénère….

Cet épisode ayant abouti au départ du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, après la menace d’une motion de censure unifiée majorité-opposition, prouve à suffisance que le pouvoir IBK est plus que jamais fragilisé.

Il se doit donc de tenir compte de cette posture de fragilisation extrême pour davantage ménager toutes les susceptibilités de la République. C’est du reste ce qui est corroboré par le fait que le président de la République a, dès le lendemain de la démission du Premier ministre, reçu la majorité présidentielle et l’opposition le vendredi et le samedi derniers.

En effet, à travers la détermination affichée par la motion de censure unifiée, IBK a désormais une véritable épée de Damoclès sur sa tête pour achever son second mandat à la tête du pays.

Les parlementaires, représentants du peuple et de la classe politique voudront désormais s’inscrire parfaitement dans la dynamique des aspirations du peuple, conscients qu’IBK est sur une pente descendante et au bas de sa cote de popularité. Eux, pour la plupart jeunes et lorgnant de nouveaux mandats politiques, n’hésiteront pas lâcher le locataire du palais présidentiel pour se sauver. Ils soutiendront donc les initiatives du peuple pour mettre le chef de l’Etat en minorité et peut-être le vouer aux gémonies. Surtout que la gouvernance du pays depuis 2013 est restée largement insatisfaisante.

Ainsi, le peuple semble se réapproprier toute sa souveraineté et le président IBK ne peut désormais que composer avec lui ou ses dignes représentants que sont la classe politique, les députés et les leaders religieux.

En clair, conscient de son éclatante victoire ayant abouti à la démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, la rue pourrait se faire sentir, de façon encore plus poignante, dans la prise des décisions majeures de la vie de la nation. Des messages insurrectionnels se font, du reste, déjà entendre sur les réseaux sociaux appelant à des plans funestes de remise en cause des institutions de la République. La démocratie malienne en prend-elle un coup ? Rien n’est moins sûr, surtout si l’autorité de l’Etat du Mali ne se… muscle rapidement pour étouffer de tels germes venimeux et nauséabonds dans l’œuf !

Boubou SIDIBE / maliweb.net

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

9 COMMENTAIRES

  1. C’est bien cette gestion familiale du pouvoir qui a mis le pays dans le gouffre . Comment une famille peut à elle seule prétendre à gérer un pays ? Elle madame KEITA Aminata MAIGA , a vite oublié , le Dr Treta n’est étranger dans la traversée du désert d’IBK. Comment voulez-vous écarter cet homme qui a tout perdu à cause d’IBK ? Ceux qui ont mouillé le maillot pour l’election d’IBK en 2013, parmi eux un certain Bocary TRETA. Nommé Ministre du Développement rural, il a été démis de ses fonctions pour diverses raisons connues de tous, mais avant ça , Treta fait parti de ceux qui ont supporté IBK durant sa traversée du désert . Maintenant que vous l’ignorez superbement , ce qui doit arriver sera sans pitié . Jamais on ne doit ignorer celui qui a été un acteur clé de votre victoire. Même si tout le monde sait qu’IBK n’a jamais ete réélu mais nommé par la France pour défendre ses intérêts .

  2. Mme se rendra compte à ses dépens que la France n’est rien et ne peut rien . Si vous vous abritez derrière cette France , IBK et sa famille iront sur la pointe des pieds . Ce qu’elle fait en Cote d’Ivoire pour renverser GBAGBO au profit d’ADO ne peut pas se faire au Mali. La France ne peut pas imposer le maintien au pouvoir d’IBK rien que pour défendre ses intérêts au détriment de ceux du peuple malien.

  3. Avec le départ forcé du PM SBM par la rue, le pouvoir n’a aucun moyen de résister . Le peuple réclame sa souveraineté . Jamais le Mali ne va accepter l’immixion de la France dans les affaires intérieures du Mali. Ce qui se passe dans les régions du nord et du centre est inadmissible , pourtant IBK l’a cautionné sur injonction de la France. Comment prôner l’unité nationale ni l’administration malienne encore moins l’armee nationale ne peuvent fouler le sol de Kidal? Sachant bien que les Kidalois sont logés , nourris et entretenus par le contribuable malien. Cette complicité de la France a diviser le Mali est un affront infligé au Mali par la France. Nous nous battrons contre IBK et ses alliés qui comprendront qu’un peuple déterminé peut tout . A cause de sa mal gouvernance, le pays est devenu un pays fantôme . Il appartient désormais aux maliens de se battre comme un diable. Si être malien était une fierté il y’a de cela quelques années , sous IBK on a honte d’etre malien tellement que notre pays a été humilié , bafoué et mis à terre par nos ennemis.

  4. “…surtout si l’autorité de l’Etat du Mali ne se… muscle rapidement pour étouffer de tels germes venimeux et nauséabonds dans l’œuf !…”
    ‘ sE MUSCLER..” SUR DU FAUX Mr SIDIBE? NON IL FAUT QU’IBK RETOURNE A UNE GOUVERNANCE VERTUEUSE ET S’OCCUPE DU MALI ET NON DE SA PERSONNE….

    IL N’EST PAS UN PATRIOTE… UN PSEUDO-MANSA

  5. la fragilisation du pouvoir de IBK, est la faute de IBK lui meme, un President qui ne travaille pas, un president qui n’est pas accessible, meme son PM a du mal a lui voire. c’est pourquoi Tamtam Ly a demissionner. quelqu’un que tu as nomme comme PM, et ce dernier a du mal a te voir a part les conseils des ministres. ca c’est quel president.
    C’est pour ce la quand les problèmes persistent le president dit qu’il n’est pas au courent, chaque fois, il n’est pas au courent, çà c’est quel sorte de Dirigeant. Il a intérêt a changer sinon on va lui sauter de son fauteuil

  6. Le CLAN présidentiel a fait le choix du suicide politique.
    Avec la nomination de Dr boubou CISSE à la primature,Il vient de confirmer son influence sur IBK qui n’a pas le pouvoir et n’a jamais eu le pouvoir.
    Depuis qu’ il a ete élu,c’est Mme qui a pris les rênes.
    A dire vrai,c’est Mme IBK qui est en conflit avec certains éléments de la classe politique dont TRETA.
    Elle en a fait une affaire personnelle.
    Elle ne veut en aucun partager le pouvoir avec ces éléments au risque de le perdre.
    Ces éléments sont des hommes politiques qui les ont abandonné,mais aussi ceux qui les ont combattu pendant le mandat D’ALPHA OUMAR KONARE.
    Son opposition à TRETA s’explique par sa volonté de placer son fils que le président du RPM peut empêcher car tout aussi ambitieux.
    Elle est convaincue que la soumission à la France peut sauver le régime;qu’ une mobilisation populaire,quelque soit son influence,peut être canalisée ;que si elle déborde la force peut la contenir.
    Elle oublie que seule une bonne gestion du pays aussi bien sur le plan sécuritaire qu’ économique peut canaliser la masse.
    UN PEUPLE QUI SOUFFRE NE PEUT PAS ÊTRE ARRÊTÉ.
    MOUSSA TRAORÉ et son CLAN autour de sa femme peut en témoigner.
    L’ assassin de MODIBO KEITA a été tellement dépassé,non pas par la mobilisation du peuple,mais par volonté de le faire partir qu’ il n’arrive pas à accepter que la France n’était pas derrière la manifestation,ni d’ailleurs l’opposition politique car on a constaté la population des quartiers pauvres se diriger vers les grands magasins pour montrer qu’ ils ont faim;qu’ ils profitent pour mettre un peu de riz,de sucre,de thé…à côté conséquence de la crise économique que le CLAN autour de MOUSSA TRAORÉ ne pouvait percevoir car vivant dans le luxe indescriptible.
    QUI S’ASSEMBLE,SE RESSEMBLE!
    MOUSSA TRAORÉ et IBK sont des amis.
    Ce pouvoir d’Ibk ressemble comme une goutte d’eau à celui de MOUSSA TRAORÉ.
    Un CLAN autour de Mme qui place ses parents et leurs amis et camarades.
    Un pillage indescriptible des ressources publiques .
    UNE RÉVOLUTION POPULAIRE ET DÉMOCRATIQUE EST NÉCESSAIRE POUR DÉBARRASSER LE PAYS DE CES CRIMINELS COMME EN 1991, MAIS SANS L’ARMÉE POUR NE PAS REPRENDRE L’EXPÉRIENCE POST MOUSSA TRAORÉ
    Une négociation inutile avec IBK doit cesser car il n’a pas la réalité du pouvoir.
    Des démarches pour le faire partir doivent commencer.
    Il s’agit là D’UN ACTE PATRIOTIQUE.
    OSER LUTTER ,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  7. FAAROH NOIR! NE PAS PARLER FRANCAIS OU ARABE NE FAIT PAS DE QUELQU UN UN INCAPABLE, AU CONTRAIRE!

    …SI LES MALIENS PRENNENT L HABITUDE DE BLACOROHISSER LEURS POUVOIRS ALORS QU ILS NE SOIENT PAS SURPRIS DE SE TROUVER DANS UN PAYS DE BLACOROHS…DES ARABES ET DES FRANCAIS ET AUTRES COMME LA MAURITANIE, L ALGERIE LE BOURKINA ET SENEGAL SOUS ORDRES FRANCO-ARABES…

    ….LES MALIENS DOIVENT ECARTER LES PRECHEURS ET LES FRANCOFOUS DU POUVOIR ET DONNER PLUS DE POSSIBILITES AUX POPULATIONS DITES KOUNFINW DANS L EXERCICE DU POUVOIR….

  8. Quand un régime refuse de s’inscrire dans la dynamique de la vraie démocratie, il se bute sans équivoque à ce qui se passe actuellement au Mali. Même si IBK amène comme PM un Albert Eisenstein de la démocratie, ce dernier ne pourrait pas résoudre le problème malien compliqué, complexe et systémique. Pour résoudre ce problème malien, il faut tout mettre à plat en changeant de République en acceptant une transition de deux ans, ce geste d’aller vers la quatrième République reste tabou pour IBK et ses collaborateurs qui ne comprennent pas à quel niveau le pays se trouve actuellement. Ce qui reste certain, pour aller vers ce changement de République, seule la violence est la seule porte, car les ténors du pouvoir actuel restent très myopes et aveugles eu égard à l’état de ce pays.

  9. Si la rue s’appelle “Des centaines de milliers de personnes à l’appel de Mahmoud Dicko” à deux reprises de suite comme l’une illustrée sur la photo archive, alors il va falloir bien redéfinir la notion de RUE________________________________________!

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here