L’impossible cohabitation entre Oumar Mariko et les députés SADI

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La lune de miel entre la direction du parti SADI et ses députés nouvellement élus n’aura duré que le temps d’un feu de paille. Sous l’autorité de Dr Oumar Mariko, les trois députés – dont celui de Niono et deux autres de Koutiala – viennent d’écoper sans autre forme de procès de sanction d’exclusion sur fond de dissonances avec leur formation autour de leur apparentement parlementaire. Il semble, selon toute évidence, que le président Mariko, lui-même ancien député, n’a pu admettre l’adhésion sans condition de ses camardes à la déclaration du groupe parlementaire qu’ils ont choisi, faute de pouvoir créer le leur propre. Par ces temps de disette représentative, la décision est perçue par beaucoup comme courageuse voire même téméraire. Sauf qu’elle s’inscrire dans une série à peine dénombrable de ruptures entre le parti SADI et les députés de son obédience. L’histoire a commencé en 2002 avec la perte des 6 sièges de Koutiala qui n’ont pu résister aux rapports verticaux entre le directoire et les élus avec Noumoutié Sogoba à leur tête. Idem pour la législature 2007-2012 ainsi que pour la dernière législature toutes deux marquées par des départs et des vides que le SADI n’a réussi à combler qu’au prix de la jonction avec d’autres forces parlementaires. Il se pose, en définitive, la question d’une difficulté notoire de sociabilité au sein de la formation dirigée par Oumar Mariko.

SBM sans coup férir dans le journal «L’Essor»

Les fidèles lecteurs du «Quotidien national» auront été surpris de voir sur sa «Une» l’image d’un certain Soumeylou Boubeye Maïga surplomber celle d’un autre ancien Premier ministre, en l’occurrence Moussa Mara. Les deux anciens chefs du Gouvernement ont fait leurs choux gras, en tant que chefs de parti, d’une visibilité exceptionnelle sur la presse écrite la mieux distribuée de l’espace médiatique malien. Ils l’ont réussi au détour de «regards croisés» sur la situation socio-politique malienne, mais au détriment de tant d’autres chefs de partis sevrés d’une telle opportunité au nom du principe d’Egal Accès aux Médias d’Etat. Effacé des tribunes publiques et médiatiques depuis son éviction de la Primature, le président de l’Asma en a sans doute plus tiré parti et profit que son homologue de Yelema. Beaucoup plus intrigante l’indifférence d’une certaine composante politique à un épisode qui présente pourtant tous les aspects d’une promotion déguisée. Pour ceux qui ne se rappellent pas les vagues soulevées par des apparitions similaires de SBM sur l’ORTM au plus fort des adversités entre le RPM et l’Adema dont il n’était que le troisième président, il faut se référer aux archives du Comité d’Egal Accès aux Médias d’Etat. Elles conservent les traces de la vigueur avec laquelle un certain Bocari Tréta, secrétaire général de l’actuel parti au pouvoir, s’était opposé à ce qui avait été assimilé à l’époque à un traitement sélectif de la part du DG de l’époque Sidiki Konaté, aujourd’hui son camarade de même parti.

La Rédaction

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