Mali: l'ex-Premier ministre Diarra interdit de sortie du pays selon sa famille

30 Déc 2012 - 20:00
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_114859" align="aligncenter" width="610"] Capture d'écran lors d'un discours de l'ex-Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra, sur la télévision officielle malienne le 11 décembre 2012 © ORTM[/caption] "Cheick Modibo Diarra, malade, ne peut pas quitter le Mali pour se soigner parce que le capitaine Amadou Sanogo (chef des putschistes du 22 mars, NDLR) a mis un veto à son départ", a déclaré à l'AFP Mohamed Diarra, de la famille de l'ex-Premier ministre qui souhaite se rendre en France. "Il est vraiment malade. Il a des problèmes aux poumons. Et depuis quelques jours, il a une boule visible au niveau de la clavicule droite. Ca lui fait mal. Mais le capitaine Sanogo lui interdit tout départ pour des soins", a-t-il ajouté. Selon ses proches, M. Diarra avait prévu de partir pour Paris le 10 décembre afin d'y passer un contrôle médical lorsqu'il a été brièvement arrêté puis poussé à démissionner le 11 décembre sous la pression du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef des auteurs du coup d'Etat militaire du 22 mars au Mali. Un ancien collaborateur de M. Diarra, qui lui a rendu visite vendredi, a également parlé à l'AFP de l'excroissance visible sur sa clavicule. "On ne sait pas si c'est une tumeur. En plus de ça, il y a ses problèmes de poumons. Mais pour le moment, le capitaine Sanogo lui a interdit de quitter le Mali", a dit ce collaborateur. Le capitaine Sanogo n'a rien à avoir avec une éventuelle mesure visant l'ancien Premier ministre, a assuré son porte-parole, le capitaine Amadou Konaré, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Le président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité (du Mali), le capitaine Amadou Haya, a appris par voie de presse qu'il a empêché l'ancien Premier ministre de voyager. (...) Il apporte un démenti à ces allégations", déclare le capitaine Konaré. Il "ne s'implique pas dans la gestion des affaires de l'Etat", et le comité qu'il dirige "dément (...) son implication dans une quelconque mesure que ce soit dans le cadre de la gestion de l'Etat", affirme-t-il.

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Commentaires (156)

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justicequity
justicequity 14 ans
Je suis d'accord avec ton poste , cher ami essaie s'il te plait d'être un peu moins virulent il ne faut pas se réjouir des malheurs que quelqu'un aussi mauvais soit-il . Moi personnellement en cas d'élections j'aurai voté CMD et même après le coup d'état je pensais qu'il pouvait jouer un rôle clé tout simplement parce que c'est un des rares maliens qui a avait les mains propres du moins les mains les moins sales contrairement aux autres candidats qui sont tous devenus des milliardaires en pillant les caisses de l'état , en plus on prétend qu'il a travaillé à la NASA moi aujourd'hui j'ai un gros doute, mais à l'époque je me disais qu'on n'aura pas meilleur promoteur de la méritocratie qu'un homme comme CMD . Mais quelques jours après sa nomination ça été une très grande désillusion pour moi .
CMD est le plus grand opportuniste, le plus grand népotiste et le plus grand assoiffé de poivoir que le Mali ait jamais eu comme dirigeant
CMD est le plus grand opportuniste, le plus grand népotiste et le plus grand assoiffé de poivoir que le Mali ait jamais eu comme dirigeant 14 ans
CMD est le plus grand opportuniste, le plus grand népotiste et le plus grand assoiffé de poivoir que le Mali ait jamais eu comme dirigeant. Sanogo est une mésaventure pour le Mali mais CMD a été une catastrophe inoubliable. N’en déplaise aux drogués d'intérêt personnels au lieu de suppôts de CMD, CMD a été une catastrophe inoubliable, un opportuniste inégalable. Dieu aime le Mali, c’est pourquoi CMD est fini comme il le mérite.
CMD est le plus grand opportuniste, le plus grand népotiste et le plus grand assoiffé de poivoir que le Mali ait jamais eu comme dirigeant
CMD est le plus grand opportuniste, le plus grand népotiste et le plus grand assoiffé de poivoir que le Mali ait jamais eu comme dirigeant 14 ans
N'en plaise à ses drogués au lieu de suppôts,CMD a été une catastrophe inoubliable. Dieu aime le Mali, c'est pourquoi CMD est fini comme il le mérite.
justicequity
justicequity 14 ans
Kassin ton article est bien , mais les questions que tu poses à la fin tu as déjà donné des réponses exhaustives au début de l'article ,il fallait même pas poser ces questions parce qu'il n'y aura pas de réponses on est encore entrain de couler pour remonter , il faut un appui donc attend tranquillement qu'on atteigne le fond , mais comme t'as parlé d’abysses personne n'en connait la profondeur , c'est triste mais tel que je vois le Mali j'espère me tromper mais je pense que le pire est malheureusement à venir comme l'exemple de CMD qui a été contraint à démissionner alors que tous ceux qu'il a fait nommer des ministres aux hauts fonctionnaires sont restés , j'ai l'impression que c'est un planton qu'on a débarqué et non un PM avec pleins pouvoirs . .
Kassin 14 ans
Le Mali en début 2013, l'état des lieux. Embourbé depuis janvier 2012, dans une crise sécuritaire, institutionnelle, humanitaire, sociétale, économique et diplomatique, et devenu la tasse à café de ses voisins et de la communauté internationale, le Mali est à la croisée des chemins en ce début 2013, soit il lèvera la tête de l'eau soit il sombrera dans les profondeurs abyssales de l'inconnu. Le pays, gravement attaqué par des groupes armées islamistes et indépendantistes, n'était pas préparé à défendre efficacement son vaste territoire de 1241000 km². Les politiques laxistes de gestion financière et sécuritaire du pays et la légèreté avec laquelle les accords et négociations de paix contre nature sont menés avec des groupes rebelles ont affaibli, considérablement, l'état et ses institutions y compris l'armée et les services de renseignement du pays. Le modèle socio-économique de développement, basé sur un système de projets de développement, financés par l'extérieur, n'a pas permis un développement endogène du pays, (qui reste parmi les plus pauvres du monde malgré d'immenses potentialités), il l'a au contraire fortement rendu dépendant à l'aide extérieure budgétaire et pour financer des investissements publics. Le très faible niveau de développement des infrastructures économiques et sociales de bases, (routes, électricité, eau potable, télécommunications, écoles, hôpitaux et centres de santé...) et l'étroitesse du marché intérieur, accroissent le coût d'opportunité du transport, et de la production et ne permettent pas une éclosion rapide du secteur privé. La main d'œuvre bon marché est très peu qualifiée et le coût de l'électricité et des télécommunications reste très élevé pour une correcte industrialisation du pays. L'économie reste donc majoritairement agricole avec des techniques de production des années 50 qui maintiennent les rendements du travail à un niveau tel que la production agricole peine a explosé. Le pays enregistre donc au gré des aléas climatiques des niveaux aléatoires de production agricole du coton, du riz, des sorghos et d'autres céréales malgré des efforts de la CMDT, de l'état dans des projets de type Initiative Riz et des aménagements hydro agricole, des paysans et des privés. L'économie urbaine reste essentiellement informelle, de négoce et de services, non adossée sur un secteur industriel réel et performant et n'ayant pas la confiance des banques pour le financer correctement, elle peine aussi à prendre le relais de la production agricole aléatoire pour doter le pays d'un taux de croissance économique suffisant pour résorber un chômage massif des jeunes entretenu par un fort accroissement naturel de la population et un système scolaire et universitaire désuet dont les échecs surplombent les succès en matière de formation d'une ressource humaine de qualité. Les 12% de succès au baccalauréat 2012 en sont la parfaite illustration. La vie sociale, s'accommode avec une urbanisation sauvage et galopante, qui désactive toutes les bonnes mœurs et des bonnes valeurs de la société, pour les remplacer par des vices comme l'incivisme, la tentation, le manque de respect du bien public et d'autrui, la facilité, le laisser aller, avec la complicité des élus locaux et nationaux et de la classe dirigeante. La gouvernance du pays, née dans cette dépravation des mœurs et de ses pratiques rétrogrades n'arrive pas à inventer des politiques publiques pour permettre à la justice de remettre les bonnes pratiques en place et permettre au pays de créer et de distribuer sainement la richesse par le mérite du travail. L'homme malien se perd désormais dans une identité de vol, de mensonge et de déni de réalité, et d'opportunité, toute chose qui lui permet de raccourcir son désir de jouissance d'un bonheur lointain qu'on veut tout de suite ramener à la maison, pour une mère, une femme, une soeur, un frère ou pour des enfants qu'on aime à tout prix. Dans cet océan de cherche-bonheur immédiat et gratuit, le bien public est ce qu'on respecte le moins, et l'Etat la vache laitière qui le produit et qu'on croit immortel. Alors les maliens (gouvernants comme gouvernés) n'ont aucune notion de respect des institutions publiques, qui font partie du décor pour eux, ils accordent plutôt leur importance et leur respect au prince du jour, car pour eux lui, il est un élément important dans leur politique quotidienne de cherche-bonheur immédiat. C'est dans ce climat contre nature de "je cherche donc je suis" que la classe politique ou du moins une partie a fait allégeance à un régime d'exception contre un régime démocratique qu'ils ont eux mêmes contribuer à travestir des années durant, quand bien même qu'ils savent que l'avènement de ce régime d'exception fera perdre au pays des centaines de milliards de FCFA de ressources financières d'aides extérieures. C'est pour cela que des chefs religieux ou du moins certains cherchent à tout prix une influence politique pou
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