MANIPULATIONJ POLITICO-JUDICIAIRE CONTRE LE PRESIDENT DU PARENA TIEBLE DRAME: ATT fait le pompier

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En début de semaine, le Parena a rendu publique une déclaration par laquelle il s’indigne de la fâcheuse tournure prise par la gestion judiciaire du sommet Afrique-France. Tiébilé DRAME, président du Parena mais désormais ex-patron de ce comité d’organisation, et plusieurs de ses proches collaborateurs font l’objet d’interpellation judiciaire suite à un rapport de contrôle jugé tronqué par les milieux politiques. Ces derniers, depuis l’éclatement de l’affaire, ne cessent d’exprimer leur soutien au Parena et à son président.
 
A la suite de sa déclaration politique relative à ce qui convient d’appeler désormais «le fameux rapport d’inspection sur la gestion du sommet Afrique-France », le Parena n’admet aucune ambiguïté sur ce dossier judiciaire qu’il assimile d’ailleurs à une malveillante manipulation politico-judiciaire : les enquêteurs se sont rendus coupables de graves manquements professionnels dans le dessein inavoué de salir l’image d’un homme qui, auparavant, a reçu les félicitations et les remerciements de toute la communauté diplomatique africaine et française. Car il s’agissait pour celle-ci de rendre hommage au mérite d’un homme et de son équipe après le succès éclatant de l’événement dont l’organisation était jugée très satisfaisant en dépité de l’utilisation de deux rapports pour le moins contradictoires par les enquêteurs.
Le fond de la manipulation
En évoquant les dessous scabreux de cette affaire du CNOSAF, le Parena, qui n’hésite pas à dénoncer un complot politique à l’encontre de son président, a déjà saisi les principales formations politiques de sa requête. Il n’entend pas d’ailleurs s’arrêter en si bon chemin : en plus des institutions de la République, les responsables du parti du Bélier blanc ont également touché les ambassades et les organisations internationales accréditées à Bamako. Histoire, dit-on, de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale du complot politique qui est ainsi ourdi contre le président du Parena, Tiébilé DRAME. En fait, selon les récriminations de ce parti, adressées à bon nombre d’organisations syndicales, le Parena déclare avoir à faire à deux rapports distincts concernant le même fait de gestion au sujet de l’organisation du sommet Afrique-France que Bamako a abrité en décembre dernier pour la première fois de son histoire moderne.
Même si aucun de ces rapports d’inspection ne mettent pas formellement en cause des malversations financières à la charge de Tiébilé DRAME, il n’en demeure pas moins que la mauvaise foi est évidente dans l’attitude des enquêteurs qui cherchent par tous les moyens à salir la réputation d’un homme politique. De ce fait, dans le premier rapport d’investigation, présenté à Tiébilé DRAME et à son équipe, la mention «régulière » avait été retenue pour apprécier le travail accompli. Au niveau des dépenses de personnel, le premier rapport est formel : «La mission n’a pas relevé d’anomalie ». Il en est de même pour la vérification des dépenses de fonctionnement et d’investissement où il est noté ceci : «La vérification de la régularité des pièces de dépenses n’a pas relevé d’anomalie ». C’est ce qui ressort également de la vérification des procédures et d’exécution des marchés publics où il est écrit dans le premier rapport en noir et en blanc ce qui suit : «La mission a relevé que les marchés ont été régulièrement exécutés dans leur ensemble ».
Blanc comme neige
Comment se fait-il alors, s’interroge le Parena, qu’un second rapport puisse être concocté par les enquêteurs et dont les conclusions n’ont pas été préalablement soumises au président de la CNOSAF qui n’a pu d’ailleurs en être connaître l’existence qu’au niveau du pole économique où il a été interpellé sur ses faits supposés de gestion à la tête du comité d’organisation du sommet Afrique-France. Selon le parti du Bélier blanc, c’est ce second rapport, dans lequel les appréciations positives sur la gestion de l’événement ont disparu entre-temps, qui a pu être transmis au Premier ministre qui, à son tour, l’a adressé au président de la République. L’indignation du Parena est d’autant plus forte que ni l’une ou l’autre de ces autorités n’a en aucun moment informé le président du CNOSAF. Or, c’est le président de la République qui l’a nommé à son poste même s’il relevait administrativement du chef du gouvernement.
Au-delà du soutien ferme de nombreuses formations politiques au président du CNOSAF dans cette nouvelle épreuve, la réaction du Parena, de bonnes sources, a déjà fait des vagues au sein de la communauté nationale, y compris dans le proche entourage du président ATT. En effet, dès le week-end dernier, à l’annonce de la réaction du Parena, avant même la publication officielle du document, des émissaires de Koulouba, pris de panique, étaient entrés dans la danse pour calmer le jeu au niveau de l’entourage du président du parti. On rapporte même, selon toujours les mêmes sources, que le président ATT lui-même, tout fraîchement débarqué de Cuba où il avait participé au sommet des non alignés, aurait tenté de rentrer en contact avec certaines personnalités du Parena pour apaiser la tension autour de cette affaire qui prenait inexorablement l’allure d’un véritable scandale politique au sommet de l’Etat. De la même manière, apprend-on, des proches du président ATT, auraient également démarché des responsables du Parena en vue d’apaiser les ardeurs de protestation du parti à l’intérieur duquel des manifestations de soutien s’organisaient à l’endroit du président Tiébilé DRAME.
Aux dernières nouvelles, on apprend qu’hier après-midi, à 13h, une rencontre entre ATT et les Béliers en chef s’est déroulée à Koulouba pour «calmer le jeu ». C’est à la demande du président ATT lui-même que la délégation du Parena, conduite par son président Tiébilé DRAME, et composée de Konimba SIDIBE, vice président, et de Me Hamidou DIABATE, secrétaire général, a été reçue à Koulouba. Mais une chose est sure : il n’est pas possible de peindre en «NOIR » ce qui est «BLANC » comme neige aux yeux de tout le monde, même des daltoniens d’enquêteurs du dimanche à la recherche de «SENSATIONNELS » qui n’enchantent plus grand monde plus avisé comme jamais auparavant. Les questions centrales étant celles-ci : qui est-ce qui en veut au président DRAME et pour quelles raisons ? La manœuvre vise-t-elle à brouiller le président ATT avec son jeune frère DRAME en cette veille de «REMANIEMENT » ministériel de façon à écarter le Bélier blanc du futur gouvernement de campagne permettant au locataire de Koulouba de rempiler pour 2007 ?     
Affaire à suivre donc !

Par Sékouba SAMAKE    

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