Pouvoir-opposition : L’Erreur de casting de Koulouba

15 Avr 2016 - 03:24
Mis à jour: 11 ans
22
Pouvoir-opposition : L’Erreur de casting de Koulouba
Les autorités intérimaires dans les régions nord causent problème : Bras de fer entre la Majorité et l’Opposition
A l’opposition, on ne parle plus de tergiversations du pouvoir à s’ouvrir au dialogue mais plutôt d’une mauvaise foi. Non contents de ne pas être écoutés, les opposants projettent ainsi de  prendre la rue enfin, dès le 23 avril 2016 pour dire haut ce qu’ils pensent de la gouvernance actuelle du régime en place qui aurait pu faire l’économie de certaines dérives. La récente loi créant les autorités intérimaires au nord du pays fait partie de ces dérives-là. Si le pouvoir malien a fini par s’ouvrir au dialogue avec les ex-rebelles de Kidal, les lignes bougent difficilement avec les partis de l’opposition qui sont obligés de sortir les griffes pour se faire entendre. Sur bien de sujets concernant la vie de la nation, les opposants désapprouvent les méthodes du régime IBK qui n’a pas su rassembler au-delà de son camp pour sortir le pays de l’impasse. Ce qui est clair, un cadre de dialogue aurait évité au gouvernement d’affronter l’opposition au moins sur le cas des autorités intérimaires, ces nouveaux pouvoirs offerts aux groupes armés sur un plateau d’argent. La plainte déposée par l’opposition contre la loi en question montre à quel point les opposants sont déterminés à croiser le fer avec le pouvoir lorsque l’avenir de la nation est en danger par la faute du seul gouvernement. L’impossibilité d’un dialogue fécond entre le pouvoir et l’opposition procède en fait d’une « erreur de casting » de Koulouba.  Tout comme il s’est résolu à dialoguer avec des rebelles armés, IBK aurait du faire violence sur lui-même, en écoutant l’opposition. Cette dernière lui suggère des concertations nationales sur l’accord d’Alger avant toute autres choses. Ces concertations auraient eu l’avantage d’aplanir de nombreuses divergences sur le contenu de l’accord dont l’application butera contre d’autres difficultés. Qu’auraient coûté les concertations nationales au gouvernement ? A priori rien, sauf qu’elles auraient abouti à l’ouverture d’une période transitoire amenant toutes les forces vives aux affaires. Pourtant, majorité, ex-rebelles, groupes d’auto-défense, société civile et opposition sont tous d’accord que l’union sacrée est plus que jamais nécessaire. En attendant, de chaudes empoignades sont en perspective entre les Maliens au sujet de l’application de l’accord d’Alger. Déjà, c’est toute la majeure partie des populations du nord, celles qui n’ont pas pris les armes, qui sont opposée aux autorités intérimaires. Et des sujets qui fâchent comme le statut juridique de l’Azawad pourraient diviser davantage. Soumaila T. Diarra

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (22)

User
OUMAR DIAKITE
OUMAR DIAKITE 11 ans
Ces opposants font bien de quitter le cadre de concertation établit par le gouvernement car ils n'y ont pas d'importance. Toujours des scandales pour la moindre bêtise et vous voulez que ces gens apportent quoi au développement du pays si ce n’est des embrouilles ? L’opposition même est souvent à la base des différents scandales fictifs qui secouent toujours la société malienne car ils n’ont pas de preuves de ce dont ils parlent. Comment peuvent-ils aider à la résolution des problèmes de notre pays ?
LA DUCHESSE
LA DUCHESSE 11 ans
L'attitude l'opposition ces jours-ci se comprends aisément. Au niveau de la mise en place des autorités intérimaires; elle a boycotté le projet de loi simplement parce qu'elle suppose que cela va détruire ses bases mais quand on est sûr de sa popularité cela ne doit pas être un problème et c'est cette même situation qui motive leur refus de participer aux discussions sur l'organisation des élections locales parce qu'elle est en manque de popularité. Il n'y a pas d'autres justifications. Comment cette opposition peut mettre en avant ses intérêts au détriment du retour de la stabilité politique?
ABASS
ABASS 11 ans
De nos jours nous pouvons tous constater que ce sont les opposants qui manquent de responsabilité et font de la fuite en avant en faisant obstacles à tout ce que le gouvernement décide de faire. Il faut que le gouvernement puisse les écarter de la gestion des affaires et faire avancer les choses. Ils rentrent dans la tergiversation car ils n’ont rien à dire.
L\'ENIGMATIQUE
L\'ENIGMATIQUE 11 ans
La démocratie est le meilleur modèle de gouvernance qui existe car il permet de prendre en compte les aspirations de toutes les couches de la société mais vu les agissements des politiques surtout des opposants on se demande si les états africains sont prêts pour le jeu démocratique. On peut être dans l'opposition mais quand il s'agit de la nation on doit tous regarder de manière objective dans la même direction mais ce n'est pas le cas avec nos opposants qui ne voient que leurs intérêts pour lesquels ils sont prêts à employer tous les moyens.
YEREDON
YEREDON 11 ans
Cette opposition après avoir échouée à tous ces coups fourrés du mois de mars se lancent dans une autre campagne de déstabilisation du pays. J'ai mal au cœur quand je vois ces personnes qui prétendent aimer ce pays et défendre nos intérêts communs se lancer même dans des actions qui ne nous profitent guère. Pendant que l'on prends des dispositions sécuritaires pour répondre à la menace terroriste; c'est le moment que des personnes choisissent pour organiser des marches afin de pouvoir semer le désordre. Le pouvoir dans notre pays ils pourront l'avoir mais seulement dans les urnes car nous n’accepterons jamais des coups d'états dans notre pays.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (109)
  • Nfp (76)
  • Kankan (58)
  • Sissoko (27)
  • Citoyen du monde (22)