Révision constitutionnelle : IBK désarme la résistance

11

Après plusieurs tentatives, le président de la République semble trouver une issue heureuse pour son projet de révision constitutionnelle. IBK est parvenu à récupérer les farouches opposants au projet en leur offrant, sur un plateau d’argent, des postes juteux au sein du gouvernement et dans les cabinets ministériels au nom de l’accord politique.

La dernière tentative de révision constitutionnelle s’est heurtée au refus catégorique de certains leaders politiques, religieux et de la société civile du pays. À travers des manifestations, des meetings et sit-in, les détracteurs sont parvenus à bousculer le président de la République, qui a dû surseoir à son projet de révision constitutionnelle.

Parmi les têtes de proue du mouvement anti-révision constitutionnelle, figuraient Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition et son ex-bras droit Tiébilé Dramé, l’ancien président de l’ADP-Maliba, Amadou Thiam, et ex-président du mouvement Antè Abana.

Mais stratège qu’il est, le président IBK a minutieusement préparé un plan de désarmement de ses détracteurs. Il s’agit du fameux accord politique piloté par son Premier ministre, Dr. Boubou Cissé. Par cet accord, plusieurs détracteurs du régime ont signé leur retour dans le gouvernement pour sauver la nation. Il s’agit de Tiébilé Drame qui a hérité du poste de ministre des Affaires Étrangères ; Amadou Thiam est chargé de conduire les réformes institutionnelles au sein du gouvernement.

Au-delà de ces deux personnalités, d’autres opposants, et pas des moindres, ont bénéficié des postes de seconde zone au sein des cabinets ministériels. Parmi ces ex-mobilisateurs contre le projet de révision, on peut citer la célèbre Kadidiatou Fofana connue par ses déclarations fracassantes contre le régime sur les réseaux sociaux. Cette dernière est nommée au poste de chargé de mission à côté de son mentor au département des Affaires Étrangères.

La société civile et les confessions religieuses ont également bénéficié de l’accord politique et sont représentés au sein du gouvernement. Beaucoup d’autres résistants ont déjà retourné leur veste en faveur de la révision constitutionnelle.

Pour autant, la résistance n’a pas été entièrement désarmée. D’autres résistants notamment Mme Sy Kadiatou Sow de l’Adema-association, le député Oumar Mariko et le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé sont toujours actifs. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, la résistance contre le projet de révision, sans ses ténors comme Tiébilé et Thiam, est vouée à l’échec. Le boulevard est largement ouvert au président IBK pour faire passer son projet.

Selon des sources, des tractations sont en cours pour amadouer Mme Sy Kadiatou Sow, considérée comme l’unique rempart. Une proposition de poste d’ambassadeur lui aurait été faite. Sa réponse serait attendue dans les prochaines semaines. Si cela aboutissait, ce serait un véritable démantèlement de la base des opposants au projet de révision constitutionnelle. Le triumvirat récemment mis en place aura la lourde tâche de faire revenir à la raison certains récalcitrants afin de garantir la réussite de la révision.

Même s’il est trop tôt de crier victoire, le contexte semble favorable au régime dans son combat pour la réussite de la révision constitutionnelle, car les anciens détracteurs du projet sont désormais en première ligne pour le défendre auprès des citoyens.

Y. Doumbia

Commentaires via Facebook :

11 COMMENTAIRES

  1. en.wikipedia.org/wiki/Capernaum_(film)
    http://www.touristisrael.com/capernaum/7636/

    CAPERNAUM, also known as CAFARNAUM or CAPHARNAUM, NOUVEL KAAFRH

    (Arabic: کفرناحوم‎, translated onscreen as Chaos), is a 2018 Lebanese drama film directed by Nadine Labaki. The screenplay was written by Labaki, Jihad Hojaily and Michelle Keserwany from a story by Labaki, Hojaily, Keserwany, Georges Khabbaz and Khaled Mouzanar.

  2. L’acceptation par le régime arrogant et corrompu d’IBK de l’accord politique de gouvernance rendu possible par le départ exigé de son premier ministre coupable de confisquer le pouvoir est une victoire pour CEUX QUI ONT LUTTÉ POUR EMPÊCHER QUE LA CONSTITUTION SERT À ACCORDER LAUTONOMIE AUX SÉPARATISTES.
    Participer au gouvernement signifie t’il accepter d’office les exigences du président de la république ?
    Les opposants qui sont dans le gouvernement le sont-ils pour exécuter les souhaits du président IBK ?
    N’est ce pas qu’ils le sont pour appliquer un accord politique ?
    ON NE PEUT COMPRENDRE LA STRATÉGIE ADOPTÉE PAR TIEBILE DRAME ET AUTRES QUE SI ON ARRIVE Á INTÉGRER DANS SA COMPRÉHENSION DE L’ACTION POLITIQUE QUE LA POLITIQUE EST UNE CONFRONTATION D’IDÉES.
    Y.DOUMBIA pense que la politique se limite à participer ou à ne pas participer au gouvernement.
    Il pense que si on participe au gouvernement on a adhéré aux IDÉES du président de la république.
    Ne pas participer ,c’est être contre les IDÉES du gouvernement.
    Trop de cadres maliens analphabètes de la politique ont cette compréhension de la politique.
    ILS PENSENT IMPOSSIBLE QU’UN OPPOSANT PUISSE TRAVAILLER AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN ÉTANT FIDÈLE À SA CONVICTION OPPOSÉE À CELLE DU PRÉSIDENT.
    Si un opposant accepte de travailler avec le président élu sans accord politique qui fonde son ralliement, il a adhéré aux IDÉES et actions du président.
    Dans ce cadre, il n’est plus opposant.
    S’il travaille dans le cadre d’un accord, il est toujours opposant qui s’exerce dans le gouvernement.
    Les acteurs cités sont avec IBK dans le cadre d’un accord politique.
    Ils n’ont pas adhéré aux actions antérieures du président qu’ils ont combattues.
    Pour le moment personne ne connait le contenu de la constitution.
    Les opposants qui sont dans le gouvernement ne seront jugés que par leurs accords à la monture proposée.
    On saura, en ce moment,s’ils ont été fidèles ou pas aux actions menées en 2017 dans le cadre de ANTE A BANNA.
    Qu’ils nous proposent une constitution inspirée d’une consultation nationale, tenant compte des recommandations proposées, c’est IBK qui aura adhéré à leurs IDÉES.
    À ce stade de la gouvernance, on ne peut juger de la pertinence de la stratégie des hommes politiques.
    Ceux qui n’ont pas adhéré à l’accord politique, on adopté une stratégie basée sur la méfiance raisonnable car le pouvoir d’IBK a montré pendant le premier quinquennat qu’il n’est pas crédible.
    Ceux qui y ont adhéré, on pris un risque énorme d’être trahi par le régime en ne tenant pas compte de leurs observations.
    Ils seront encore plus jugés par leurs comportements si les recommendations inspirant la révision constitutionnelle ne sont pas celles de l’accord politique INCLUSIF.
    Qu’ils continuent à rester dans le gouvernement, dans ce cadre, seraient trahir leurs combats,leurs militants, tous ceux qui sont sortis massivement en 2017 dans le cadre de ANTE A BANNA.
    Pour le moment, on ne peut qu’observer leurs actions futures.
    Ne pas respecter les recommandations de l’accord politique INCLUSIF peut signifier le début d’une révolte populaire qui peut emporter le régime.
    La présence de certaines figures de l’opposition dans le gouvernement peut etre une gage de revolte contre le pouvoir.
    Leurs départs par des motifs convainquants peuvent être le début d’une contestation difficile à maîtriser.
    C’est là qu’on va comprendre qu’Ibk, au lieu de désarmer l’opposition, a revigoré ses forces.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. Celui ou ceux qui contribueront a proceder a la Revision Constitutionnelle pour soumettre le Mali a la partition ,le regretteront amerement.La Revision peut se faire pour renforcer le processus democratique dans la vie politique ,asseoir solidement la Souverainete de l’Etat et la participation des citoyens a la vie politique.La separation des trois pouvoirs, et leur renforcement pour garantir l’interet national et le juste partage s’impose avec urgence et prioritairement.Aucune Revision constitutionnelle n’est autorisee dans notre Loi Fondamentale pour violer l’integrite territorial et la demolition du Pouvoir de l’Etat.La Constitution est formelle.Toute Autorite Malienne qui commettra un tel acte contraire a la Conmstitution sera ,de son propre chef, illegale.Cet Acte sera illegal.Les Forcers de Securite auront alors la mission, selon la Constitution du pays, . de retablir l’ordre Constitutionnel.

  4. Nomoko, c’est un chiffon cet article qui ne veut absolument rien dire, l’opposition n’a jamais ete les petits partis et leurs representants cities ici, combien ces deux partis ont de deputes a lAssemblee Nationale ou de communes a gerer au Mali? si BOUA est soul encore alors le reveil ser difficie et la gueule de bois tres profond!

  5. C’est ca la vraie democratie, quand l’opposition a aussi son mot a dire ! Tout ca est possible grace au president IBK

  6. Mon cher , IBK et ces quelques individus ne parviendront pas à faire fléchir le peuple à sa guise . IBK qui est sa vision ne peut pas réussir là où les plus stratèges ont échoué . Il va offrir tout l’argent du pays à ces apatrides , mais jamais il ne réussira la révision constitutionnelle . Les maliens ne se laisseront jamais entre les mains de ces vacanciers . Pourquoi la révision de la constitution ? Rien que pour l’adapter à l’accord pour la paix et la réconciliation . Qui ne vise qu’a la partition du pays. De 2013 à nos jours qu’a fait IBK pour résoudre les maux dont souffre le pays ? Rien ! Si ce n’est que réaliser ses rêves : voyager, loger dans les grands hôtels , dilapider l’argent du contribuable , gérer le pays par sa famille , etc… Si les farouches opposants sont rentrés dans le gouvernement pour manger le gâteau malien, ils perdront lamentablement et sortiront par la petite fenêtre de l’histoire .

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here