Visite du Président malien à Paris : pourquoi l’armée française et l’ONU ne sont pas près de quitter le Mali

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Visite du Président malien à Paris : pourquoi l’armée française et l’ONU ne sont pas près de quitter le Mali
Atlantico.fr/Philippe Hugon - François Hollande reçu par le Président malien

Le Président malien effectue depuis mercredi 21 octobre une visite d’Etat de deux jours en France. L’enjeu : accélérer la reconstruction du Mali et la sécurisation du nord du pays. Un objectif très loin d’être atteint.

Atlantico : Alors que le Président malien effectue une visite à Paris et quatre mois après la signature d’accords de paix, quelle est la situation au nord du Mali ?

Philippe Hugon : La crise n’a pas été totalement réglée puisqu’il il y a encore des groupes djihadistes comme Ansar Eddine ou liés àAl-Qaïda au Maghreb islamique. Ces groupes sont capables de commettre des opérations suicides et des attentats terroristes non seulement dans le Nord mais aussi dans le reste du Mali. La zone sahélienne n’est donc à l’évidence pas complètement sécurisée. Ceci étant dit, il y a quand même eu des avancées, même s’il reste des divisions importantes au sein des mouvements touaregs.

De manière sous-jacente, on trouve toujours deux des problématiques essentielles du conflit : tout d’abord la question de la hiérarchie au sein de la société touarègue entre les castes nobles et les non-nobles, et la question du contrôle des trafics divers.Aujourd’hui la revendication de l’indépendance de l’Azawad – qui n’avait aucune légitimité historique – n’a plus vraiment cours. Cependant, le problème latent au Mali depuis la création de son Etat reste toujours d’actualité : la question de l’autonomie relative de la zone du Nord, habitée non seulement par des Touaregs, mais également par des Peulhs, des Songhays ou encore des Arabes. Cet état de fait délégitime l’idée même d’une autonomie touarègue.

Qui sont les responsables de l’absence de règlement du conflit ?

Le premier responsable c’est la situation socio-économique observable dans tout le Sahel : le terreau du terrorisme n’a pas été éradiqué. Ce terreau c’est cette jeunesse sans emploi, la vulnérabilité écologique de cet espace, (…)lire la suite sur Atlantico

SOURCEatlantico.fr
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4 COMMENTAIRES

  1. La rebellion peut bien finir au Mali quand le Mali va trouver un president visionneur qui va deplacer la capitale Malienne vers le centre du Mali proche de tous les Maliens/Maliennes. Le pouvoir etant a Bamako est tres loin des Maliens/Maliennes du Nord du Pays ne peut que creer des frustrations dans le pays. Une autre chose est que le Mali doit creer des industries dans le Nord et commencer une politique de peuplement du Nord. Les millions de CFA que le Mali depense pour nettoyer Bamako peut servir grande chose dans la construction d’une nouvelle capitale Malienne qui va prendre le nom de Maliba. Les entreprises qui sont entrain de construire des logements a Bamako maintenant en a finir peuvent contribuer a construire une nouvelle capitale pour le Mali. Ensuite chaque region du Mali peut avoir la responsabilite de construire un quartier dans cette nouvelle capitale qui va prendre son nom et va unir d’avantage les Maliens/Maliennes. En effet, la presente capitale du Mali qui est une capitale creee par les oppresseurs francais repondait seulement aux aspirations des francais d’acheminer les ressources naturelles du Mali vers Dakar et ensuite la France. Bamako ne repond pas aux realites du Mali d’aujoud’hui et ni de demain. Les habitants du Nord du Mali ont tout un tas de problemes pour se rendre dans la capitale Malienne ou tout est centralise. Si cela doit rester le cas, la capitale Malienne doit se rapprocher des Maliens/Maliennes. C’est pour quoi des presidents visionneurs Africains comme Nyerere, Abasha, Boigny et autre ont vu que les capitales Africaines creees par les oppresseurs europeens ne repondaient pas a leur aspirations sociales, politique, economique etc. La solution du probleme Malien est dans la main des Maliens/Maliennes et ils ont la solutions mais cela ne va pas marcher sans faire des sacrifices.

  2. Philippe Hugon qui se fait passer pour un expert des questions Maliennes se contredit.Est-il un economiste prechant un developpement sans industrialisation ou un “political scientist”.Parce que,dit-il,cette region est peuplee de diverses groups ethniques:touaregs,senoufos,bambaras,
    Peulhs,Songhais,Arabes,Bosos,Dogons,Malinkes,
    Soninkes,et bien d’autres,elle doit jouir d’une autonomie relastive.C’est faux en matiere de science politique.C’est un Mali solidaire et coherent qui peut garantir la paix et la concorde parmi cette diversite ethnique et culturelle.La decentalisation vise au Nord du Mali ,comme dans les autres regions du Mali,a donner la priorite au rattrapage econimique de cette region par rapport aux autres regions.Les autres regions ne seront pas negligees car c’est les revenus de ces regions relatvement plus avancees qui vont financer les projets de rattrapage du Nord.Vous avez echoue a convaincre la majorite du Nord a se joindre a l’idee d’une autonomie politique,Vous parlez maintenant d’une autonomie relative.Je constate que votre esprit logique ne concerne que la France.Je vous dirais la verite crue:La MINUSMA telle quelle,ne sert pas a grand chose au Mali.La France a sauve le Mali de l’occupation jihadiste.Mais la France a impose sa propre occupation du Mali.Pour quelle raison ? c’est la meme raison que vous avanciez en declarant que l’Afrique n’avait pas besoin d’industrialisation,donc pas besoin de valorisation de ses ressources naturelles.Les Nations Unies doivent retirer la MINUSMA du Mali et assister l’Union Africaine a monter une Force d’Intervention.La Berkhane doit etre dissolue et remplacer par une Force multinationale axee sur la liquidation des hordes terroristes de
    l’Afrique en collaboration avec les forces Africaines.Une force neutre,
    militaire jusqu’aux os ,voila ce dont on a besoin.

  3. Mon cher Yacouba, il faudra juste que l’Etat malien amorce le développement de ces régions. De l’indépendance à nos jours, tous les financements destinés au nord ont été détournés par les gouvernements successifs

  4. Je reste certain que cette zone ne finira jamais sa rébellion, nous iront d’une rébellion à une autre dans un système de vis sans fin. Cette zone incontrôlable de la part du pouvoir central de Bamako, est une zone livrée à de multiples malversations qui rapportent gros à certains groupes touareg, cette situation est difficilement maîtrisable par un pouvoir qui dispose de peu de ressources pour mieux contrôler un espace si vaste. Aussi, il existent de multiples divergences entre les groupes dits nobles et leur vaisseaux, surtout avec cette ère de la démocratie où les groupes dits vaisseaux connaissent leur droit et ne se laisseront pas dominer par les nobles comme par le passé. Qu’Allah le tout puissant protège et aide le Mali.

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