Tentative de remise en cause de la plate forme pro-ATT : L'ADJ réclame un congrès extraordinaire de l'ADEMA

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Deux documents, signés par le président de l’ADJ, le Pr. Abdoulaye Traoré dit Diop, circulent au sein des structures de l’ADEMA. Le premier est intitulé "Message de l’ADJ aux adémistes". Dans ce texte, il invite les militants ADEMA à se réveiller et à dire non à l’alignement derrière ATT, choix opéré par le Comité exécutif. Il suggère aux militants, responsables de comités, sous-sections et sections du parti de demander un congrès extraordinaire. Dans le second, "Pourquoi un congrès de clarification s’impose au niveau du parti ADEMA", le Pr. Diop fait parler les dispositions statutaires du parti de l’abeille. Aussi, estime-t-il, les principes, orientations et décisions du parti sont bafoués et violés par le directoire.

Dans les milieux ADEMA, une déclaration non datée et signée du président de l’ADJ, Abdoulaye Traoré dit Diop, circule. Elle est intitulée : " message de l’ADJ aux Ademistes ". On y relève que : " l’ADEMA est un acteur politique majeur de ce pays pour avoir commencé sa lutte clandestine depuis les années de braise au sein du PMT( Parti Malien du Travail) et du FNDP( Front National Démocratique et Populaire) et pour avoir fait un grand bond en avant à notre pays au sortir de la dictature militaire. Le Comité Exécutif de l’ADEMA vient de mettre en doute la capacité d’un tel parti à conquérir et à exercer le pouvoir ! Et surtout, vient de prouver à la face du monde son manque d’ambition pour le Mali ". Et le Pr. Diop de poursuivre : " il a dénié aux cadres ADEMA tout droit à l’ambition en les décrétant tous non présidentiables ! Le comble pour un parti qui compte au moins 10 bons présidentiables, tous capables d’endosser le projet de société qu’ils ont élaboré ensemble et qu’ils connaissent sur le bout des doigts. Contrairement au candidat indépendant adoubé par le Comité Exécutif ". L’ancien député de Markala et non moins ex-médecin du président Alpha Oumar Konaré soutiient que c’est en violation flagrante des textes du parti que les décisions ont été prises par une poignée de " responsables " pour engager l’avenir de l’ADEMA et au delà l’avenir du Mali.

Aux militants, responsables des sections, sous – sections et comités ADEMA, le Pr. Diop leur demande de " refuser ce diktat. Si vous voulez contribuer à sauver la démocratie au Mali aujourd’hui, si vous voulez continuer à exister comme un grand parti demain ! Vos textes sont clairs : les critères de choix de vos candidats ont été édictés par votre dernier congrès. En aucune manière, une conférence nationale ne peut remettre ses dispositions en cause. Seul un autre congrès le peut ! ".

Pour conclure, le président de l’ADJ a invité les Ademistes à demander un congrès extraordinaire pour " l’avenir du Mali et l’avenir de votre parti. L’ADJ se tient résolument à vos côtés dans ce combat pour la démocratie ".

Ce message de l’ADJ aux Adémistes est accompagné d’un autre document, intitulé : " pourquoi un congrès de clarification s’impose au niveau du parti ADEMA ". Celui-ci met en avant les dispositions statutaires notamment les articles 24, 25, 28, 51 et 52 pour mettre à nu le soutien de l’ADEMA à ATT.

Le dernier article cité précise que : tout candidat à une investiture du parti doit être détenteur d’une carte de membre et être recensé dans le registre des militants de son comité ; être à jour de ses cotisations ( les élus doivent être à jour de leurs cotisations d’adhérents et d’élus) ; participer régulièrement aux activités du parti ; appliquer la ligne politique et le programme du parti ; signer une délégation de prélèvement automatique d’une partie de ses indemnités d’élu ou de cadre administratif au compte du parti.

Le Pr. Diop s’est donc interrogé en ces termes : "Le candidat proposé par le CE ADEMA répond – t-il à un seul de ces critères ? Avant de répondre que "les procédures et les conditions de désignation du candidat de l’ADEMA aux différentes élections, notamment à l’élection du président de la République sont claires et sans ambiguïtés. De la dernière Conférence nationale à la signature de la plate forme ADP, aucune de ces procédures n’a été respectée. Aucune des conditions n’a été et ne peut être remplie par le candidat désigné dans la plate forme ADP. Il faut donc que les militants de l’ADEMA PASJ se réveillent, que l’opinion nationale prenne conscience que ce qui a été signé dans la plate forme ADP ne peut l’avoir été au nom de l’ADEMA, tant les principes, les orientations, les décisions de sa plus haute instance, le congrès, sont bafoués et violés ".

Chahana TAKIOU

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