COP-21 : Les hommes de médias mieux outillés

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Mali : La presse vilipendée sur les réseaux sociauxLe ministère de l’Environnement,  de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) a organisé le 16 novembre 2015 une conférence d’information  à l’intention des hommes de médias sur la prochaine conférence des parties, la Cop-21, de la Convention internationale des Nations unies sur les changements climatiques, prévue du 30 novembre  au 11 décembre 2015. Tous les aspects et contours de cette rencontre ont été exposés par d’éminents chercheurs du domaine des changements climatiques.

 

La cérémonie d’ouverture de la séance d’information était présidée par le ministre MEADD, Ousmane Koné. Elle a enregistré la présence massive des journalistes et animatrices de radio.

La Cop-21, qui se tiendra en France durant le mois de décembre va réunir le monde autour des problématiques sur le changement climatique et l’émission des gaz à effet de serre. Notre pays sera représenté à cette rencontre internationale de Paris.

Le ministre Koné a fait savoir que le Mali étant un puits de carbone, il va contribuer au maximum de ses possibilités à l’ambition collective de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’un plaidoyer qui sera basé sur deux concepts : l’atténuation et l’adaptation.

La vision du Mali est une économie verte et résiliente aux changements. Il tire sa quintessence, dira-t-il, des 5 grands programmes qui ont été présentés par le président de la République au Sommet mondial sur le climat en septembre 2014 à New York.  Il s’agit des programmes qui portent sur la foresterie, l’agriculture intelligente, les énergies nouvelles, les ressources en eau et les ressources pastorales.

Le MEADD a souligné le rôle capital de la presse en ce temps de mobilisation générale dans la transmission de l’information pour booster la mobilisation générale des populations en faveur de la protection de l’environnement, d’où la rencontre avec les médias, qui a enregistré plusieurs exposés qui ont éclairé la lanterne des journalistes.

L’historique de la Convention a été évoqué. Selon les orateurs la Cop-21 intervient après celle de l’échec de Copenhague sur le même thème il y a 6 ans. Ils ont fondé tout l’espoir sur celle de Paris pour faire adopter les grandes lignes de la Convention. Il s’agit de la réduction de l’émission de gaz à effet de serre par les pays développés.

L’Afrique n’émet que 4,5 % de ce gaz, la part du Mali est seulement de 0,06 %, ce qui fait de notre pays un puits de réserve de gaz à effet de serre. Si rien n’est fait d’ici 2100, le monde produira 100 gigatonnes  de CO2 par an dont les conséquences vont être le réchauffement climatique, la hausse de la température et du niveau des cours d’eau (caractérisée par des inondations et l’acidification des eaux).

Les experts invitent les décideurs à tout faire pour stabiliser la hausse de la température mondial à 2°C, car si rien est fait d’ici 2100, elle va grimper à plus 4°C. Au Mali, les températures ont grimpées de 0,7°C, ce qui a bouleversé l’ordre des saisons et provoqué la réduction de la pluviométrie de 6 à 4 mois.

Dans la contribution que notre pays va présenter à Paris, on note  la création d’un fonds vert, déjà fonctionnel à hauteur de 5 milliards de F CFA. Il s’agit pour notre pays de mettre en œuvre à travers ce fonds des projets d’adaptation pour une économie verte à côté des projets concernant l’atténuation.

Ousmane Daou

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