Coronavirus : chloroquine, colchicine, avigan… quels sont les traitements actuellement à l’étude ?

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Dans la lutte contre le Covid-19, de nombreux tests sont en cours pour trouver un traitement et certains sont encourageants, notamment ceux réalisés avec des médicaments utilisés habituellement contre les maladies chroniques.

Face au nouveau coronavirus qui suscite encore beaucoup d’interrogations, de nombreux tests sont réalisés aux quatre coins de la planète pour trouver un traitement immédiat pour les personnes infectées par le virus.

La chloroquine

L’un des plus avancés et des plus prometteurs est la chloroquine. Le très réputé professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, est persuadé que la chloroquine peut être utilisée comme traitement du nouveau coronavirus. Des médecins chinois ont utilisé ce médicament contre le paludisme comme traitement du Covid-19 au plus fort de l’épidémie dans le pays et disent avoir obtenu de bons résultats. Le professeur Raoult a réalisé un test clinique avec une association d’hydroxychloroquine et d’azithromycine qui se serait montré efficace sur 24 patients de l’IHU de Marseille. Néanmoins, la mise en place de ce traitement à grande échelle fait encore débat dans le milieu médical.

La colchicine

Au Canada, des chercheurs ont lancé une étude visant à tester les effets d’un anti-inflammatoire très puissant, la colchicine, sur les complications pulmonaires engendrées par la coronavirus. Jean-Claude Tardif, le directeur de l’étude, et son équipe pensent que la colchicine pourrait réduire l’inflammation causée par le virus. Comme il l’a confié à Radio Canada, le docteur Tardif veut recruter environ 6000 patients en huit semaines et espère avoir une réponse complète d’ici 3 mois.

L’avigan

Le ministère chinois de la Science et de la Technologie a annoncé mardi qu’une filiale du groupe japonais Fujifilm avait développé un traitement très efficace pour traiter le nouveau coronavirus. Il s’agit de l’Avigan, un traitement composé de favipiravir. Des essais cliniques ont été menés auprès de 200 patients dans des hôpitaux de Shenzen et Wuhan. Les résultats ont démontré que le favipiravir réduisait le temps de guérison des patients. Quatre jours en moyenne contre onze habituellement. La fièvre disparait après 2,5 jours en moyenne, contre 4,2 jours pour les patients qui n’ont pas suivi le traitement.

Le remdesivir

Pas efficace contre le virus Ebola pour lequel il a été développé, le remdisivir est un antiviral du laboratoire Gilead qui serait prometteur pour lutter contre le nouveau coronavirus, d’après des médecins. Testé depuis le début du mois de mars en Chine sur 1000 patients, les résultats devraient être connus au début du mois d’avril. Le remdisivir se modifie à l’intérieur du corps humain pour ressembler aux nucléotides, l’un des quatre constituant de l’ADN. Lorsque les virus se répliquent, ils le font “rapidement et un peu négligemment”, selon les dires du virologue Benjamin Neuman à l’AFP. “Le remdesivir pourrait être incorporé dans le virus lors d’une de ces réplications. L’antiviral ajouterait au virus des mutations non désirées qui pourraient le détruire”, a-t-il ajouté.

Dérive du plasma sanguin

Bien que non médicamenteux, le traitement de l’entreprise japonaise Takeda Pharmaceutical est très prometteur. Il dérive du plasma sanguin prélevé sur des patients qui ont guéri du Covid-19, puisqu’il contient des anticorps dirigés contre le germe. Les anticorps générés par ces patients sont par la suite récupérés pour les perfuser aux autres malades, pour qu’ils puissent combattre le virus.

97 médicaments potentiellement efficaces

Le professeur Daniel Cohen, PDG de la société biopharmaceutique pharnext et pionnier de la génétique a déclaré avoir mis au point une liste de 97 médicaments potentiellement efficaces contre le nouveau coronavirus. Dans un entretien accordé au Parisien, il explique qu’il n’est “pas forcément utile de développer de nouveaux médicaments car ceux qui existent peuvent traiter des maladies très différentes.” C’est ce qu’on appelle le repositionnement de médicament.

Plutôt que de chercher une nouvelle molécule, ce qui prendrait des années, ou un vaccin, ce qui prendrait au moins 18 mois, il vaut mieux s’intéresser aux médicaments déjà à disposition, “c’est primordial” dit-il. Parmi cette liste de 97 médicaments, quatre sont en cours d’essais cliniques comme la chloroquine et l’azithromycine. Des médicaments utilisés contre l’hypertension et le diabète font également parti de cette liste et vont être testés. Daniel Cohen tient à rappeler que ces médicaments ne sont pas forcément efficaces, mais il veut informer les chercheurs que leurs molécules peuvent être intéressantes.

D’autres pistes aux États-Unis

À partir du génome du Covid-19, des chercheurs américains ont cartographié des interactions différentes entre les protéines virales et humaines. Le résultat est encore en cours de validation pour publication, comme le souligne Sciences et avenir. Des protéines ciblés parmi 69 médicaments existants parmi lesquels l’halopéridol, utilisé pour traiter la schizophrénie, et la metformine, utilisée par les personnes atteintes de diabète de type 2.

Yahoo Actualités 25 mars 2020

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3 COMMENTAIRES

  1. IL NE PEUT EXISTER SUR TERRE UN CHAMP D’ EXPÉRIMENTATION PLUS LARGE DONC STATISTIQUEMENT PLUS FIABLE QUE LA CHINE.

    DONC LE PROTOCOLE DE TRAITEMENT CHINOIS AVEC LA CHLOROQUINE EST LE SEUL SCIENTIFIQUEMENT PROUVÉ ET VALIDÉ. TOUT LE RESTE N’ EST QUE ARNAQUE FINANCIERE ET GÉNOCIDE PRÉ-PROGRAMMÉS.

  2. Des gens retirent le drapeau de l’Union Européenne et certains officiels l’on brûlé avant de le remplacer par le drapeau rouge de la République Populaire de Chine.

    Plus rien ne sera plus comme avant en Italie et les services de renseignements US estiment que la situation politique dans la péninsule italienne est similaire à celle de l’après-guerre mondiale de 1945-1955 lorsque les communistes avaient failli devenir l’une des principales forces politiques en Italie et forcé les services spéciaux US à trafiquer les élections et à déstabiliser durablement le système politique italien.

    Ce n’est plus le cas aujourd’hui où les italiens, toutes tendances politiques et idéologiques confondues, refusent absolument tout lien avec l’Union Européenne et sont prêts à prendre les armes pour s’en libérer (les incidents armés en cours dans le sud de la péninsule italienne et dont un impliquant une base militaire de l’OTAN abritant des armes nucléaires préfigurent ce que sera l’Europe des années à venir).

    LES GLADIO US “STAY BEHIND” N’ Y POURRONT RIEN CETTE FOIS-CI…!

  3. par Dominique Delawarde.

    Sous le titre « Chloroquine – Reprenons les faits, rien que les faits », le texte ci-après traite du « médicament miracle ».

    J’en ai emprunté une très large part à d’autres auteurs et, après les vérifications d’usage, je me suis permis de le commenter.

    *
    – Le mari d’Agnès Buzyn, Monsieur Lévy, participe à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan d’où le virus pourrait être sorti ;

    – avant cela, le mari d’Agnès Buzyn s’est fâché avec Didier Raoult, en refusant les labels de l’INSERM au centre de recherche mondialement réputé (IHU) dirigé par le professeur Didier Raoult ;

    – le professeur Didier Raoult montre que le médicament classique de la Chloroquine soigne 90% des cas de coronavirus s’ils sont dépistés assez tôt, et si le médicament est dosé avec précaution.

    Il s’oppose au confinement généralisé des porteurs sains qu’il juge digne du Moyen-Age. Il prône un dépistage généralisé, et un traitement rapide avec la chloroquine, et avec confinement des seuls malades ;

    – la chloroquine coûte 10 centimes le comprimé ; il est sûr que les laboratoires qui financent l’INSERM cherchent des solutions bien plus coûteuses (pour faire de l’argent ? ….)

    – en octobre 2019, monsieur Lévy, président de l’INSERM et mari de la ministre, a révoqué le statut de « fondation » des IHU, pour reprendre le contrôle sur leur recherche ;

    – le Professeur Raoult qui dirige l’IHU de Marseille est visé directement par cette directive ;

    – le 13 janvier 2020, alors que l’épidémie se répand en Chine, Agnès Buzyn classe la Chloroquine (le fameux remède) dans les substances vénéneuses (disponible seulement sur ordonnance), alors que cela fait 50 ans qu’elle est en vente libre ;

    – il y a quelques semaine, après avoir qualifié de « vénéneux » en Janvier le seul remède d’urgence envisageable et disponible sur le marché, Agnès Buzyn a déclaré avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas (ou plus ?) de remède ; elle en aurait, dit-elle, pleuré…. Elle a, au passage, dénoncé la « mascarade » des élections.

    – le gouvernement de Macron fait un confinement généralisé de la population, il ne parle pas de la chloroquine ;

    – il affirme que les policiers ne doivent pas porter de masques (ils ont été volés pour la plupart, et il n’y en a même pas pour les soignants) ;

    – il refuse le dépistage de masse, pourtant pratiqué avec succès en Corée et en Allemagne ;

    – il refuse de fermer les frontières avec les pays contaminés ;

    – le journal le Monde et l’Agence d’État de la santé qualifient les recherches du professeur Raoult de Fake News, avant de se rétracter ; (notons au passage la fiabilité de ces deux organismes…)

    – le Professeur François Perrone révèle, il y a quelques jours, sur LCI que le stock de chloroquine de la pharmacie centrale française, a été pillé ;

    – ailleurs dans le monde, la semaine dernière, grâce à un tweet d’Elon Musk, en 48h, Donald Trump met la chloroquine à disposition de tous les américains ;

    – le Maroc achète les stocks de chloroquine de Sanofi à Casablanca ;

    – le Pakistan va accroître sa production de la chloroquine à destination de la Chine ;

    – la Suisse exclut, elle aussi, le confinement généralisé de la population, pratique un large dépistage et traitement rapide, et accuse la France de faire de la politique spectacle ;

    – la société TEVA en Israël annonce qu’elle va livrer gratuitement plus de 10 millions de doses de chloroquine aux USA ;

    – Estrosi, soigné lui-même à la chloroquine et sans réponse du gouvernement, a appelé directement Sanofi pour qu’il livre la chloroquine aux hôpitaux de Nice ;

    – un premier test clinique sur 24 patients, dont l’état est jugé compatible avec un traitement à la chloroquine, a été réalisé par le professeur Raoult. C’est un succès. Aucun effet indésirable n’est constaté compte tenu des dosages utilisés.

    – sous le lobbying intensif du Professeur Raoult, un test de la chloroquine, à grande échelle, a commencé finalement en France, sous la direction de l’INSERM (! ?), qui veut « refaire les expérimentations dans d’autres centres médicaux indépendants (?) » : ce qui prendra 6 semaines de plus… avec le nombre de victimes à attendre de ce nouveau délai.

    Commentaire DD : Pour moi, ces faits semblent montrer qu’il existe bien un conflit d’intérêts entre le couple Levy-Buzyn, mari et femme, soutenu par des complices au sein de l’appareil d’État, et le professeur Raoult. Il est surprenant qu’un médicament, la Chloroquine, considéré comme la solution d’urgence (à défaut d’autres solutions) dans le reste du monde (USA, Chine, Suisse, Israël entre autres) soit classé comme « vénéneux » par madame Buzyn, encore ministre français de la santé en janvier dernier, alors qu’il était en vente libre depuis 50 ans (???)

    L’action des lobbies pharmaceutiques (mais pas que …) et les pressions exercées sur la ministre française sont évidentes. Le problème est que le prix à payer pour ce combat d’arrière-garde mené par les lobbies pour « faire de l’argent », se compte en centaines de vies humaines françaises.

    On me rétorquera que l’INSERM (sponsorisé par les lobbies pharmaceutiques) et les membres du « conseil scientifique » (eux aussi « sponsorisés » par les labos comme le sont de nombreux médecins en France…), qui conseillent le président français (lui aussi largement sponsorisé lors de l’élection présidentielle de 2017) ont ordonné une étude indépendante (?) qui
    produira ses résultats dans 6 semaines…

    Personnellement, j’ai une confiance extrêmement limitée dans l’indépendance de l’INSERM, dirigé aujourd’hui par Gilles Bloch, coreligionnaire du couple Buzyn-Lévy, et mis en place par eux à la tête de l’institut.

    Il ne fait guère de doute que tout sera fait pour diaboliser la Chloroquine et le professeur Raoult.

    La Chloroquine sera bien présentée comme un « poison » par un groupe d’experts français » judicieusement choisis… (et sponsorisés).

    Pour tenter de crédibiliser son discours, l’INSERM tentera d’y associer les autorités de santé européennes dont chacun sait, qu’elles sont aujourd’hui, elles aussi, « tenues » par les mêmes lobbies… Le pauvre « pot de terre » Raoult a du souci à se faire contre le pot de fer « INSERMUE ».

    Wait and See : le bras de fer va être amusant car le pot de terre Raoult ne manque pas, lui, de cervelle, de compétences et de ressources. Il ne se laissera pas faire …

    Dominique Delawarde

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