And-Mali et Justice Transitionnelle : Les victimes dans le processus

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Le lundi 11 avril 2022, l’AND-Mali a organisé un forum régional à Koulikoro sur la participation des victimes dans le processus de la justice transitionnelle au Mali. Cette activité qui s’est tenue au Centre de Formation pratique forestier Jean Djigui Keïta de Tabakoro, a réuni des victimes de différents sites de déplacés notamment Dialakorobougou, Tentenbougou, Baguineda, Mountoukoula, etc.

Cette activité de l’Association noyau dur pour la promotion de la justice transitionnelle au Mali (AND-Mali) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Amélioration de la participation citoyenne au processus de la justice transitionnelle au Mali ».

Ce projet, qui a été financé par Africa Trasitional Justice Legacy Fund (ATJLF), a pour objectif principal d’améliorer la participation des victimes au mécanisme de justice transitionnelle en cours au Mali.

Selon le président de l’AND-Mali, Drissa Niankilé, pour mener à bien ce projet et avoir une meilleure participation des victimes qui sont les premières concernées, il faudrait leur donner la parole afin qu’ils proposent les meilleurs moyens à adopter pour leur participation aux différents mécanismes. « Nous sommes conscient que si les victimes ne participent pas aux différents mécanismes, il n’y aura pas de justice transitionnelle. C’est pour cela que nous avons voulu les impliquer en organisant ce forum qui s’est déjà tenu à Mopti et à Ségou », affirme-t-il.

Il ajouté également qu’à l’issue de ces forums, il y aura un document de plaidoyer, pour que les différentes propositions des victimes soient mises en œuvre.

Selon la présidente du Conseil national des victimes (CNV), Fatoumata Touré, aujourd’hui les victimes veulent la justice dans un contexte où le pays s’attèle à panser les traumatismes physiques et psychologiques à travers un processus inclusif de réconciliation nationale et le retour des réfugiés. « Au regard de la complexité de la situation, les outils dont dispose actuellement la justice classique ne permettent pas de donner que des réponses non susceptibles d’appréhender la totalité du problème », estime-t-elle. C’est pourquoi devant l’insuffisance des réponses judiciaires classiques, précise-t-elle, il serait opportun d’explorer des nouvelles pistes qu’offrent la justice transitionnelle et en particulier la participation des victimes au processus.

 

Zeïnabou Fofana

 

 

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