Ça se passe au grin : Colère et inquiétude

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Depuis la menace brandie par le M5-RFP d’entamer à partir d’aujourd’hui, la désobéissance et la non reconnaissance du Président lBK, comme Président de la République du Mali, une sorte de peur règne dans les esprits ces derniers jours au grin. La seule question sur les lèvres depuis le depuis de cette semaine est : comment va se dérouler cette désobéissance ?

Au grin, il y’a ceux qui sont contre le régime. Eux sont d’ailleurs majoritaires aujourd’hui. Nombreux parmi eux, sont généralement guidés par la passion. Ils ne veulent rien entendre si ce n’est la démission du président ou le chaos. Ceux qui sont pour le régime sont minoritaires et se hasardent à défendre le régime avec des arguments moins convaincants. Les neutres ne sont pas nombreux non plus. Ces derniers accusent les deux premières tendances de vouloir mettre le feu au pays pour des intérêts personnels.

Le nombre élevé des mécontents au grin fait que les critiques contre le régime tombent sans cesse comme des mangues au mois d’avril. Et leurs adversaires (les partisans du pouvoir) endurent toutes sortes d’insultes, de quolibets. Souvent, les débats tournent au vinaigre. Néanmoins, au grin, aucune personne ne souhaite davantage de dégradation de la situation actuelle du pays déjà inquiétante. Mais quelle solution pour éviter cela ?

C’est là, où se trouve la pomme de discorde, car pour certains le président doit avoir le courage de reconnaitre son incapacité à gérer le pays. Pour eux, s’il aime vraiment le Mali, il doit démissionner sans faire de bruit.

Contrairement aux quelques partisans du pourvoir, qui estiment que mieux vaut la paix, certaine que la victoire espérée. Ils croient que lutter pour mettre fin à un régime démocratique, c’est encourager des ruptures démocratiques.

Aux yeux de certains analystes, le problème c’est le fossé entre l’ampleur des défis à relever et l’étroitesse de notre politique, la facilité avec laquelle nous nous laissons détourner par le mesquin et le trivial, nos dérobades constantes devant les décisions difficiles, notre incapacité apparente à créer un consensus viable pour nous attaquer à un problème important.

Au grin, après tout, mêmes nos différences, judicieusement et intelligemment exploitées, créeront de la valeur ajoutée.

 

Ibrahima Ndiaye

 

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