CNJ-Mali : Un prolongement de l’AEEM ?

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Le Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) vient de retenir son 6e congrès ordinaire la semaine dernière à Koutiala. À l’issue de ce congrès, Amadou Diallo est élu le nouveau président du CNJ-Mali et au même moment, un certain Ousmane Diarra dit Gousno s’est dit aussi nouveau président de la même structure. Alors ce bicéphalisme interpelle l’ensemble du peuple malien et notamment la jeunesse malienne.

Il est pour mémoire d’homme que lors de ce 6e congrès du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) à Koutiala, 190 sur 197 délégués étaient présents. Ils étaient 11 candidats déclarés. Par suite d’un consensus, 7 candidats ont porté leur choix sur Amadou Diallo qui a eu 135 voix sur 190 voix possibles. M. Diallo a été déclaré officiellement élu devant le représentant du ministre de la Jeunesse et des sports. Face à ce résultat, le candidat Ousmane Diarra dit Gousno a quitté la salle du conseil du cercle et du coup, il se proclamait le nouveau président du CNJ.

Lors d’une conférence de presse tenue le samedi 30 Novembre dernier, il a affirmé qu’il est le président légitime. Un autre bicéphalisme se pointe ! A cet effet, les autorités compétentes sont interpellées à mettre fin à cette situation avant que le pire ne se produise dans les jours à venir.

Par ailleurs, il est à constater que le Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) est devenu un refuge pour les jeunes maliens majoritairement responsables de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

D’aucuns pensent que cela est dû à la fainéantise et au manque d’aide pour ces jeunes qui font le raccourci pour avoir un poste aux départements gouvernementaux. La pratique est parfois générale dans tout le niveau, mais le pire c’est qu’au niveau de ceux qui ont la chance de fréquenter l’école et intègrent les comité l’AEEM, si l’objectif visé de cette association est de défendre les intérêts moraux et matériels des élèves et étudiants, aujourd’hui elle s’est transformée en un refuge d’élèves et d’étudiants majoritairement incapables et incompétents. Ils se montrent leaders à travers la violence et la force physique. C’est pour cette raison que le CNJ-Mali est non seulement devenu une structure politisée, mais elle est aussi une structure qui ne profite que ses membres et non à la jeunesse malienne. Eu égard à cette situation, certains estiment que le CNJ-Mali est le prolongement naturel de l’AEEM. Car, après le cursus universitaire, sans rechercher à avoir un travail, par la compétence et le savoir-faire, ces jeunes diplômés sans emploi se réorientent vers le CNJ pour passer le temps.

  1. L. KONE

M.O. COULIBALY

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