Déplacés : Une crise sans précédent

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Avant même l’occupation des 3/4 du pays, les habitants avaient déjà commencé à se déplacer. D’abord au centre, avant de se diriger vers le sud voir même le sud-est. 2012 c’est vue une crise humanitaire précédent. 

Pour mettre fin à ces déplacées internes, il faut que l’Etat restaure son autorité, en garantissant la sécurité et la stabilité au centre et au nord du Mali. Créer des centres de réfugiés, puis mettre en place un cadre de dialogue avec ces déplacés afin de faciliter leur intégration.  Il faudrait également initier des séances de formations professionnelles afin de leur apprendre les métiers qui leur tiennent à cœur (artisanat, élevage, couture, soudure) et d’autres. Puis les regrouper par secteur d’activités et mettre à leur disposition des fonds leur permettant de démarrer leur vie professionnelle. Trouver des logements décents, comme les Attbougou, un soutien pour les études, et une couverture médicale (Amo, Canam).

Micro-trottoir

Qu’est-ce que les autorités maliennes doivent faire pour améliorer les conditions de vie des déplacés internes ? Nous avons demandé l’avis des Bamakois. 

Adama Traoré : (Fonctionnaire)

La situation des déplacés est très sensible. Comme la plupart des écoles sont fermées et tenant compte de la période hivernale, l’Etat doit délocaliser tous les déplacés dans les groupes scolaires. Et aussi assurer le strict minimum vital alimentaire et de santé. Cela, probablement, renforcera la philanthropie. L’Etat doit tout mettre en œuvre pour leur retour et leur réinsertion socio-économique.

Issa Doucouré : (Comptable)

Tous les moyens sont employés par l’Etat pour subvenir au besoin de ces personnes. Mais seulement ces moyens n’arrivent jamais à destination. Et c’est tout le problème de ce pays.  L’Etat fait tout pour leur mettre dans le confort, et une stabilité possible. Le problème est que tous les travailleurs sont corrompus.

Mamourou Sidibé : (Conseiller)

L’Etat a lui seul ne peut fournir toutes les conditions nécessaires pour améliorer la situation des déplacés. Il faut une coordination entre l’Etat et les partenaires sociales. Il y a déjà une cellule qui a été créée pour cela, mais on ne voit pas ce qu’ils font. Il n’y a pas de suivi de leurs actions et cela est dangereux.

Oumar Dicko : (Enseignant)

A mon avis, la gestion de leur situation est bâclée par ceux qui en sont à la charge. Ils ne font que manger l’argent destiné à ces gens. Des scandales de détournement de dons de l’Etat ont déjà éclaté auparavant dans certains cas.

Ousmane Keita : (Architecte)

A mon avis, la solution viendrait tout d’abord d’une transparence dans la gestion des fonds alloués pour les déplacés. Et aussi créer des centres d’accueil dans les régions comme Ségou et Sikasso. Parce que les réfugiés quittent Mopti généralement pour Bamako et pour qui connaît la géographie de Bamako, il n’y a plus de place. Donc en accueillant ces gens plus en amont cela permettrait de faciliter leur retour rapide là où ils ont quitté, mais en ayant assuré la sécurité dans les zones où ils ont quitté.

Mamadou Diawara : (Banquier)

Je crois que la première chose que l’Etat doit faire c’est d’imposer son hégémonie sur l’ensemble du territoire. Cette hégémonie va avec la sécurité et la stabilité du pays. Sinon il y a plus de déplacés qui émergent vers le sud par ce qu’ils ne sont pas en sécurité. Raison pour laquelle ils préfèrent se déplacer avec tous les risques que de rester sur place et mourir cadeau.

 

Une enquête de

Sira Diarra

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