Arrestation de Soumeylou Boubèye et de Bouaré Fily Sissoko : La CNDH hausse le ton

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La commission nationale des droits de l’homme (CNDH) dit oui à la lutte contre l’impunité, mais dans le respect des droits de l’homme. C’est, du moins, la quintessence d’un communiqué publié le 30 août dernier suite à la l’arrestation d’anciens ministres de la République (ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maiga et l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, Madame Bouaré Fily Sissoko).

Ces deux personnalités ont été interpellées et écrouées par la justice dans l’affaire dite « avion présidentiel et achat des équipements militaires », dans laquelle, elles sont soupçonnées de surfacturation atteignant des dizaines de milliards de francs CFA. Cette affaire date depuis 2015 l’année où, le Mali en pleine guerre, était confronté à un problème d’équipements militaires sans précédent. C’est ainsi que des dizaines de milliards ont été débloqués pour l’achat d’équipements militaires. Selon  plusieurs rapports de contrôle, ce marché a été émaillé de surfacturations  et constitue un scandale financier sans précédent. Les Maliens ont toujours demandé que la lumière soit faite sur cette affaire. Sur un plateau de télévision, l’un des accusés dans cette affaire Soumeylou Boubèye Maiga avait laissé entendre que l’affaire a été classée sans suite. Cette information a été aussitôt démentie par le Procureur général près la Cour Suprême du Mali. Un démenti qui a été immédiatement suivi par l’arrestation de l’ancien Premier ministre et de son ministre de l’Economie et des Finances. L’arrestation de ces personnalités continue à défrayer la chronique.

Pour certains, il était temps que la justice prenne ses responsabilités dans cette affaire qui n’a que trop duré. D’autres dénoncent  la violation de la loi estimant que l’arrestation d’anciens ministres doit faire l’objet d’une procédure spéciale. Ces derniers oublient peut être qu’en dépit de l’existence d’une procédure spéciale,  de nombreux anciens ministres ont arrêtés avant les Soumeylou Boubèye. Jusqu’à son arrestation, Soumeylou Boubèye Maïga faisait partie de la classe des Maliens considérés, à tort ou à raison,  comme intouchables. Ce mythe, du moins celui de Soumeylou vient de s’effondrer.

Rappelons que plusieurs autres personnalités, notamment des généraux de l’armée sont cités dans cette affaire de l’achat des équipements militaires.

Sans s’opposer à la l’arrestation Soumeylou et Fily, la Commission Nationale des Droits de l’Homme exige le respect  de la loi et des droits de l’homme.

«La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) suit avec intérêt et vigilance l’évolution récente de certains dossiers judiciaires s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’impunité au Mali, et ayant conduit à des mesures de détention provisoire d’anciens Premier ministre, Ministre de l’Economie et des Finances. Sur le fondement de la Constitution du 25 février 1992,  des Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques, aux droits économiques sociaux et culturels, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, elle prône la poursuite de cette dynamique, mais dans le strict respect des droits fondamentaux, notamment la présomption d’innocence, le respect des droits de la défense et à la défense, le droit à un procès équitable rendu par une justice indépendante, impartiale, dans un délai raisonnable. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée » peut lire dans le communiqué de la CNDH publié le 30 août dernier.

Mercredi 1er septembre lors d’un point de presse, des membres du parti ASMA-CFP et des sympathisants de l’ancien Premier ministre ont attiré l’attention des Maliens et de la communauté internationale sur les mauvaises conditions de détention de leur mentor.

« Soumeylou Boubèye est un citoyen comme tout autre, donc un justiciable comme tout autre. Ainsi, il est appelé comme tout autre à répondre de ses faits et actes. Mais, s’il doit répondre, cela  doit se faire selon les règles prescrites par les lois de la République, librement adoptées par le peuple souverain du Mali », estiment les partisans de l’ancien premier ministre. Lors du point de presse, ils ont expliqué, ce qu’ils considèrent comme étant la bonne version de l’affaire d’achat des équipements militaires. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’arrestation de Soumeylou Boubèye divise la place politique et les magistrats.

SékouTraoré

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6 COMMENTAIRES

  1. S’il vous plaît, changer de ton contre la CNDH. Le journaliste a utilisé l’étiquète de la CNDH pour raconter des histoires. Le Président du CNDH a bien apprécié les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et qui vont dans le bon sens. Cependant, il exprimé son attachement au traitement impartial des dossiers et le respect des droits des prévenus. Là il est vraiment dans son rôle!

  2. Un ministre de La Défense qui vole l’argent destiné aux achats de la Nourriture, des munitions et des armements pour sont armée et en temps de guerre est un traire et mérite la prison au moins sinon être pendu. Beaucoup de jeune gens sont morts a cause de leur actions. Il mérite plus que prison.
    Que Dieu sauve le Mali!

  3. ah “mais…mais.. dans le respect des droits” sauf que les droits c’est primordialement d’éviter de manger ne serait ce que un seul centime des pauvres…… il n y aura pas plus grave violation des droits pour un être humain que des dépouiller les enfants de leur ration les laissant mourir de la famine et de maladie.

    Vous pouvez manier vos jargons juridiques comme vous voulez mais hélas…la réalité c’est autre chose…. chaque million volé au Mali actuel peut reellement traduire des morts au front, dans nos hopitaux et dans nos camp des réfugiés …

  4. Soyons d’accord que les SBM, Fily et consorts n’ont bouffé aucun franc du contribuable, soyons d’accord qu’ils étaient responsables chacun en ce qui le concerne, y compris IBK bien sûr. Question, si un gardien ne vole le bien qu’il est entrain de garder mais devant ses yeux, regarde d’autres personnes se partageant ces biens sans en empêcher, alors doit t’il être poursuivi pour faute. S’ils n’ont pas détourné du denier public alors ils ont fait acte d’irresponsables, ils méritent d’être poursuivi ne serait ce que pour ça

  5. Bouare va te faire fouttre proprement, arretons des aneries de ce genre, tu defends les voleurs du denier public qui est un crime contre l’humanite!

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