Convoqué pour incitation au PUTSCH: Moussa Sinko assume

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Après plus de 7 heures d’horloge d’audition au camp 1 de la Gendarmerie de Bamako, l’ancien officier putschiste, le général démissionnaire Moussa Sinko COULIBALY, aujourd’hui président d’un petit parti politique dénommé la Ligue démocratique pour le changement au Mali est rentré à la maison libre de toute poursuite. Contrairement aux rumeurs qui ont circulé, le Général Moussa Sinko est sorti libre du camp 1 à 17h13 minutes, selon des sources.

Moussa Sinko Coulibaly avait été convoqué au camp 1 de la gendarmerie ce matin jeudi 10 octobre 2019 à 10 h par le procureur de la commune V pour être entendu sur la déclaration qu’il avait faite le 2 octobre dernier sur son compte Twitter.

Pourquoi Moussa Sinko COULIBALY a-t-il été convoqué ? Suite à la double attaque contre les FAMa à Boulkessi et à Mondoro, il avait écrit qu’il était « impérieux de mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du peuple ».

La déclaration de l’ex-officier putschiste a suscité plusieurs condamnations et de vives réprobations dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux.

Parmi les premiers à réagir et à condamner la déclaration du général déserteur en temps de guerre aujourd’hui reconverti en activiste politique : le second fils du Président IBK, Bouba KEITA qui a estimé que Moussa Sinko avait raté une occasion de taire.
Au sortir de l’audition, le général adoubé qui s’est rebellé contre le père IBK, s’est exprimé devant les médias et une foule de partisans venue l’acclamer. Nous vous livrons sa déclaration.

« Aujourd’hui, c’était une convocation, une audition. On a beaucoup échangé, j’ai donné mon point de vue et comme j’ai dit, mon point de vue est connu, j’ai tout le temps parlé sur les différentes radios, j’ai tout le temps parlé sur les différentes télévisions. Ce que nous faisons et ce que nous disons ne sont pas cachés. On me dit que quelqu’un a pensé que ce que j’ai mis sur les réseaux était une incitation à une révolution, était une incitation à une insurrection, était une incitation à un soulèvement, était une incitation à un coup d’État. Comme je disais, je doute, je doute vraiment, sincèrement, si la personne comprend français, et j’invite la personne, on ne m’a pas dit qui c’est, je n’ai pas besoin de savoir qui c’est, je ne cherche pas à savoir, mais j’invite la personne éventuellement à retourner à l’école. À aller apprendre à lire et à comprendre le français.

En tant que Politique en contact avec les populations tous les jours, les populations qui souffrent, nous nous devons de faire le devoir d’être le porte-voix de la population qui souffre, même si cette opinion n’est pas partagée par tout le monde. Même si cette opinion n’est pas acceptée par tout le monde. Il est de notre devoir de dire la vérité. Il est de notre devoir de nous tenir aux côtés du peuple et chercher des solutions pour le peuple. C’est de cela qu’on a discuté. C’est de cela qu’on a parlé. J’ai compris que derrière, il y a forcément des intentions cachées. J’ai compris que derrière, il y avait forcément une manœuvre politique pour nous empêcher de dire la vérité, pour nous empêcher de proposer des solutions au peuple du Mali. Nous rassurons la population malienne que nous sommes debout pour elle. Nous rassurons tout le monde que cet état de fait ne va rien changer à notre engagement politique. Nous rassurons la population malienne que nous allons continuer à nous battre pour elle. Nous rassurons tout le monde que notre combat n’est pas dirigé contre un régime. Que notre combat n’est pas pour déstabiliser quelqu’un.

Est-ce désormais une affaire classée ?

« Il appartient à ceux qui m’ont convoqué ici aujourd’hui de bien analyser ce que j’ai dit, de biens analyser ce qui a été consigné dans le PV d’audition et de donner suite appropriée à ce qui a été dit. Nous nous tenons prêts, nous nous tenons disponibles à la disposition de la justice malienne pour apporter des précisions, pour apporter des explications tous les jours. Nous savons que le combat que nous menons est un combat juste, est un combat noble. Rien ne va nous dévier sur ce chemin qui est le seul chemin qui va amener le pays et le peuple vers une sortie de crise définitive. Nous voulons la vraie démocratie pour ce pays, nous voulons la paix définitive pour ce pays, nous voulons le bonheur pour le peuple malien et rien ne va nous décourager sur ce chemin. Et avec l’aide de Dieu, les Maliens qui étaient encore sceptiques, les Maliens qui se posaient encore la question où se trouve la voie, où se trouve la solution. Je pense aujourd’hui que personne ne doute que seule la ligue démocratique pour le changement est la solution pour tous les Maliens ».

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